Clotilde Gadot : créatrice de lien social avec la Mission Ouvrière de la Pévèle

fullsizerender-9« J’ai ma méthode de travail mais c’est vrai que je suis un peu bordélique… » concède bien volontiers Clotilde Gadot avant de préciser « quand on organise trop, on ne laisse pas la place au grain de sable de l’Esprit Saint, et c’est ce qu’il y a de plus beau ». Missionnée pour la Mission Ouvrière sur le doyenné de la Pévèle, Clotilde tient à ce territoire et aux gens qui y vivent.

Convaincue que ce sont les rencontres que nous faisons qui nous construisent, Clotilde créer des lieux de partages partout où elle va. A Ostricourt c’est la « maison des quatre saisons ». « C’est un projet menée en Action Catholique Ouvrière. Un lieu où les femmes du quartier se retrouvent pour partager les joies, les peines, la vie. Un lieu pour rire et pleurer ».
A Thumeries c’est « les amiteux du kiosque », une association qu’elle a initiée pour accueillir les personnes qui attendent parfois des heures leur distribution de colis devant la croix rouge locale. « J’ai simplement ouvert la porte de la maison paroissiale et c’est eux qui m’ont accueillit ». Des rencontres régulières pour que la solitude laisse place à la convivialité. Une initiative à laquelle Mgr Ulrich, archevêque de Lille a pu goûter à l’occasion d’une visite en quartier populaire.
C’est aussi la dynamique « Créons des ponts, passons les ! » qui réunit régulièrement des personnes avides de partager leur vie et leur foi dans la spiritualité de la Mission Ouvrière. « On a fait 6 rencontres l’an dernier avec une vraie richesse des échanges ».

Épaulée par le père Michel Dubled, Clotilde poursuit son engagement au service du milieu ouvrier. Un milieu qui lui donne de comprendre le sens profond du mot fraternité. « La fraternité, c’est être frère, être égaux. C’est évident pour moi qui ait grandit dans une famille de travailleurs polonais à Ostricourt, la seule cité minière du diocèse. Mais c’est pas si facile à comprendre dans d’autres milieux ».

Et ça tombe bien puisse que le doyenné et la Mission Ouvrière prévoient d’organiser bientôt une fête de la fraternité.

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« Faire Peuple » le crédo de Xavier Pottiez au service de la Mission Ouvrière lilloise

fullsizerender-8Quand il parle d’emploi, de formation continue ou d’échec scolaire, une lumière s’allume dans le regard de Xavier Pottiez. Une lueur qui révèle la passion du militant pour ces causes qui lui tiennent à cœur. « Il y a peu j’entendais un média affirmer qu’un chômeur sur cinq ne recherche pas d’emploi. Une statistique brute pour attiser le rejet, sans analyse, sans compréhension du sujet ! » se désole-t-il.

Le sujet lui, il le connaît. Il l’a vu, il l’a étudié, il l’a vécu. Xavier Pottiez est une figure de la Mission Ouvrière lilloise, aujourd’hui missionné par l’évêque pour suivre la Mission Ouvrière et l’Action Catholique Ouvrière de la métropole. Il débute sa vie militante à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Un engagement qui le conduira à des responsabilités locales, puis nationales. Il y trouve une formation humaine, des amis et une épouse qui deviendra la mère de ses 4 enfants.

Après des études techniques, il décide de consacrer sa vie professionnelle à la formation des personnes en difficultés. Formateur au Centre Régional de Formation en milieu Ouvrier durant treize ans, il enchaînera ensuite des missions pour diverses associations dont l’AFPA. En parallèle de cette vie de travailleur précaire il continua à se former, passant diplômes sur diplômes jusqu’à l’ingénierie de formation. « Je suis un fruit de la formation continue car je suis sorti de formation initiale sans rien. Je me suis formé en travaillant ».

Un parcours qui ne s’est pas construit sans heurts ni sans échecs. Des épreuves qui ont renforcées ses convictions et son expertise sur les questions d’emploi. « Au chômage le plus dur c’est de surmonter l’échec. Je m’intéresse aux techniques qui le permettent comme la métacognition et les entretiens d’explicitations ». Des méthodes de relecture qui font le lien avec son expérience de la révision de vie en JOC et en ACO

Ancien président national de l’Action Catholique Ouvrière, Xavier poursuit son combat militant par ses responsabilités à la Mission Ouvrière de Lille et comme responsable local et régional du Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP).

En cette année militante qui débute, il partage ses ambitions pour la Mission Ouvrière : « J’ai envie de développer encore plus les mouvements. Mais je tiens surtout à  »faire peuple ». Partout où la société divise le milieu ouvrier, la Mission Ouvrière doit lui permettre de se retrouver, de se réunir, de  »faire peuple » »

Flandre : une journée ensoleillée pour fêter la fraternité

« Sans la prière, je ne pourrais pas vivre » s’exclame une dame dans l’atelier « Prier les uns pour les autres ». Un des nombreux ateliers proposés en ouverture de la fête « Osons la fraternité » qui s’est tenue samedi 24 septembre 2016 en plein centre ville de Bailleul.

Ils étaient une centaine venus des quarte coins des Flandres pour participer à cette journée de festivités organisée par le Secours Catholique et la Mission Ouvrière. Les ateliers d’expression, les activités spirituelles et les partages d’initiatives ont rythmé tout le début d’après midi permettant de partager les coups durs de la vie et les coups de cœur de l’engagement et de la foi. Témoignages personnels et initiatives collectives se mêlent pour former une vision commune : la fraternité.

Une fraternité qui s’est ensuite exprimée par le spectacle conçu et joué par des personnes du secours catholique, de la mission ouvrière et des paroisses. La salle Marguerite Yourcenar est pleine pour admirer les acteurs et metteur en scène d’un jour qui ont su faire chanter et danser l’assistance autour du tableau des 7 œuvres de la miséricorde de Brueghel qui a inspiré le spectacle.

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La journée s’est poursuivie par une messe a laquelle chacun à apporté sa pierre et qui rendit grâce à Dieu pour cette journée ensoleillée, pour ces rencontres, pour la force qu’il nous donne de vivre et d’agir en frères.

Une grande auberge espagnole et une soirée festive sur le thème du carnaval vinrent clore cette journée qui aura raisonnée dans les cœurs de beaucoup comme un rappel des béatitudes.

Cette fête a ouvert la saison puisse que le 8 octobre ce sera au tour de la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois de fêter la fraternité.

Pascal Verbèke : l’éducation populaire chevillée au coeur

fullsizerender-3Assis au fond d’une pizzeria du quartier populaire de Wazemmes à Lille, Pascal Verbèke prend quelques minutes pour se restaurer entre un temps de préparation en Mission Ouvrière et la permanence de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne qu’il vient d’accompagner. Sourire aux lèvres, il parle de sa mission d’accompagnateur fédéral de la JOC de Lille « Ça progresse partout. On a des équipes qui tournent bien, pas mal de jeunes rejoints et des adultes qui se mettent à accompagner. C’était pas le cas il y a quelques années ».

A l’image de la pizza posée devant lui, le parcours de Pascal n’est pas faite que d’un ingrédient, il est le fruit de quelques péripéties. « j’ai débuté la JOC plutôt tardivement, c’était en 1997 ». Alors lycéen à Hazebrouck, le jeune militant s’engage et prend des responsabilités tout en poursuivant des études supérieures. Il ira jusqu’à une maîtrise en philosophie durant laquelle il approfondira la pensée du penseur du personnalisme chrétien Emmanuel Mounier.9782708239197fs

En 2005, la JOC nationale l’appelle a diriger une recherche inédite sur les jeunes et l’emploi qui aboutira à la rédaction d’un livre « Dernières tentatives de dialogue avant émeutes » encore disponible dans toutes les bonnes librairie. Une expérience qui lui ouvre les portes du monde de l’édition puisse qu’il deviendra peu de temps après rédacteur en chef des Cahiers de l’atelier.

De retour dans le nord, il est alors appeler par l’évêque de Lille à se mettre au service de la Mission Ouvrière puis de la JOC en tant qu’accompagnateur fédéral et depuis cette année comme accompagnateur régional.

Une mission qu’il a le talent de savoir partager avec d’autres puisse qu’il ose mettre d’autres adultes dans le coup pour leur donner le goût de l’accompagnement. Pascal est également très impliqué dans la vie de la maison de la Mission Ouvrière située au 57 rue des meuniers à Lille. Une maison ouverte vers l’extérieur avec ces nombreuses permanences, repas, rencontres et depuis peu des ciné-débats JOC réguliers. Une initiative a laquelle Pascal est attachée : « les ciné-débats c’est sympa mais surtout ça transmet des valeurs ».

Des valeurs et un esprit critique qu’il fait également vivre au sein du collectif « Lille de nos rêves », par son engagement dans le syndicat CGT des animateurs en pastorale et aussi au sein de sa famille car Pascal est un jeune papa. Bref, Pascal a définitivement l’éducation populaire chevillée au cœur.

La Mission Ouvrière du littoral dunkerquois : une rentrée sur tous les fronts

Quand débute la réunion de la coordination de la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois, les six participants savent très bien que les deux heures de rencontre programmées ne suffiront pas à faire le tour de l’ordre du jour. L’avenir leur donnera raison. Il y a a tant de nouveautés à partager en ce début d’année. « Mon Dieu que les agendas se remplissent vite ! » s’exclame Jacques Bourgouin, prêtre de Cappelle la Grande, qui accueille la rencontre chez lui, à l’église St François d’Assise.

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Autour de la table, une belle équipe qui respire la joie de servir le Christ au cœur du milieu ouvrier et des quartiers populaires :

Viviane Benoît de Grande Synthe est animatrice en pastorale au service de la Mission Ouvrière locale à mi-temps depuis 2013. Mère de 2 grands enfants, militante l’Action Catholique Ouvrière, au syndicat et bénévole sur sa paroisse.

Damien Bindault est un jeune séminariste en insertion a Grande Synthe et en Mission Ouvrière depuis 3 ans. Cet ancien juriste originaire de Roubaix est le nouvel accompagnateur fédéral de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne de Dunkerque. Il prépare son ordination diaconiale qui aura lieu le 15 octobre.

Gerard De Riemaecker est l’accompagnateur de la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois. Doyen du doyenné de Dunkerque ouest, il trouve le temps d’agir avec la pastorale des migrants et pour les relations avec les musulmans.

Retraitée du travail social, Nadine Vanderstichel de Gravelines est au comité de secteur et au comité départemental de l’ACO mais aussi impliqué dans une association de prévention des addictions et dans les équipes de préparation au baptême

Cécile Mesmacre est une petite sœur de l’Assomption qui vit et travaille au cœur du monde à Grande Synthe. Elle est est impliquée en ACO, dans l’aide aux migrants (SALAM) et au MRAP.

Ancien travailleur de la santé et responsable de club Action Catholique des Enfants, Jacques Bourgouin est curé de Cappelle la Grande depuis 8 ans. Aujourd’hui il est très impliqué en ACO, au Groupe de Recherche et d’Etude en Pastorale Ouvrière (GREPO) ainsi qu’au service des personnes sourdes et malentendantes.

Et ils ont beaucoup à relire et à préparer :

Viviane partage la réussite de la dernière rencontre d’ACE qui a réunit une trentaines d’enfants et va aboutir la création de nouveaux clubs le 21 octobre prochain. Damien témoigne de la belle assemblée de démarrage vécue par les jocistes et de leur volonté de vivre la campagne nationale d’action « Dignes et travailleurs, notre défi pour demain » et de mobiliser pour le rassemblement national du 15 avril 2017. Nadine prend la parole et résume les décisions du dernier comité départemental de l’ACO. L’assemblée de rentrée de l’ACO du dunkerquois fut une belle réussite autour d’une pédagogie originale GPS où chacun chemine à son rythme. Jacques informe alors l’assistance de l’actualité du GREPO diocésain qui prépare une plaquette et réfléchit sur la préparation au mariage dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires.

Et il reste juste le temps de se réjouir de la bonne préparation de la grande fête de la fraternité « Troquons, mon frère » qui aura lieu le 8 octobre 2016 à Cappelle la Grande.

Le temps file à toute allure avec la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois !

Relation chrétiens-musulmans : la Mission Ouvrière dunkerquoise agit pour une plus grande compréhension

logo-mo-dkLes fondamentalistes religieux et nationalistes travaillent main dans la main pour dresser les chrétiens contre les musulmans et vice-versa. Politiciens malveillants et médias en quête de sensationnalisme soufflent sur les braises de la peur et du rejet. Pourtant la grande majorité des chrétiens et des musulmans partagent le même amour de Dieu et la même volonté de vivre ensemble dans la paix.

Depuis de nombreuses années, la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois organise des rencontres pour mettre de la compréhension et du respect à la place de l’ignorance. La Mission Ouvrière du littoral dunkerquois organise le lundi 26 septembre 2016 une rencontre autour du livre de Tareq Oubou « Ce que vous ne savez pas sur l’islam ». Cette rencontre se déroulera de 18h15 à 20h00 à Saint Martin à Dunkerque.

Une belle initiative qui donne du sens à la prière écrite par St François d’Assises il y a plus de 800 ans :
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Contact : Père Gérard De Riemaecker – gerardderiemaecker@gmail.com – 03.28.21.61.83

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Amoris Laetitia : accompagner les familles plutôt que les juger

Pour les catholiques, parler de la famille n’est plus aussi facile et naturel que par le passé. Les évolutions de formes familiales, les retranchements idéologiques de certains groupes traditionalistes et les caricatures des positions de l’Église faites par les médias ont considérablement alourdi le débat ces dernières années.

Dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires aussi la famille a prit une place paradoxale. Pour beaucoup, notamment les plus jeunes, la famille est devenue un sanctuaire face au monde extérieur. Un refuge sacré qu’on a du mal a quitter et dont on accepte difficilement qu’il ait de défaut. Les relectures de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et les enquêtes menées auprès des jeunes montrent que pour eux construire une famille est le premier facteur de réussite dans la vie. Pourtant, il n’y a jamais eu autant de famille en crise et déchirées dans nos villes et nos quartiers. D’où un sentiment d’une ambition forte du milieu ouvrier pour la vie familiale mais sans les moyens pour la réussir tant les précarités financières, sociales et humaines vont grandissantes.

Au cœur de cette cohue, le pape François a initié une démarche de synode qui a abouti à l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia ». Ce texte complet et complexe était attendu. Certains l’on trouvé trop timide. D’autres y on vu un dénaturement de la doctrine… Mais bien peu on prit le temps de la lire et la comprendre. C’est pourquoi la pastorale des familles du diocèse de Lille a invité ses mouvements membres ainsi que les autres services pastoraux du diocèse à découvrir et à échanger autour de cette exhortation. La Mission Ouvrière était présente pour enrichir sa relecture de ce nouvel apport.

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La pastorale des famille de Lille présente « Amoris Laetitia » aux acteurs pastoraux  

« Amoris Laetitia » ne change rien à la doctrine de l’Église sur la famille mais elle change beaucoup dans la manière de l’aborder. Le Pape affirme que le mariage et la famille sont avant tout des dons de Dieu basé sur l’Amour. Ce ne sont pas des constructions juridiques, des contrats avec des obligations, des fautes et des coupables… C’est là la grande différence entre le mariage chrétien et le mariage civil. Le rôle de l’Église n’est donc pas de condamner telle ou telle famille qui ne rentre pas dans les clous de la doctrine en lui faisant les gros yeux. L’Église doit être là pour écouter, accompagner et aider les familles qui souffrent car toutes ont une place dans l’Église.

Dans le paragraphe 296 du texte le pape insiste « je voudrais rappeler ici quelque chose dont j’ai voulu faire clairement part à toute l’Église pour que nous ne nous trompions pas de chemin : « Deux logiques parcourent toute l’histoire de l’Église : exclure et réintégrer […]. La route de l’Église, depuis le Concile de Jérusalem, est toujours celle de Jésus : celle de la miséricorde et de l’intégration […]. La route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement ; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère […Car] la charité véritable est toujours imméritée, inconditionnelle et gratuite ! »

Le pape réaffirme la doctrine de l’Église sur le mariage mais il n’en fait pas un outil de condamnation mais au contraire un moyen d’accueil, de miséricorde et de pastorale : « Les Père synodaux ont affirmé que, même si l’Église comprend que toute rupture du lien matrimonial « va à l’encontre de la volonté de Dieu, [elle] est également consciente de la fragilité de nombreux de ses fils ». Illuminée par le regard de Jésus Christ, elle « se tourne avec amour vers ceux qui participent à sa vie de manière incomplète, tout en reconnaissant que la grâce de Dieu agit aussi dans leurs vies, leur donnant le courage d’accomplir le bien, pour prendre soin l’un de l’autre avec amour et être au service de la communauté dans laquelle ils vivent et travaillent ». (§291)

Le pape ne nous dit pas quoi faire ! Il fait confiance à l’intelligence des chrétiens pour comprendre les réalités complexes des familles d’aujourd’hui, les regarder avec amour et discerner au cas par cas y compris sur leur participation dans l’Église comme par exemple pour les divorcés remariés.

« Si l’on tient compte de l’innombrable diversité des situations concrètes, comme celles mentionnées auparavant, on peut comprendre qu’on ne devait pas attendre du Synode ou de cette Exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas. Il faut seulement un nouvel encouragement au discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers »

Nous sommes tous invités a porter ce regard bienveillant sur nos familles et sur les familles blessées qui nous entourent. Dans le milieu ouvrier, les parcours familiaux chaotique ne sont pas rares et traiter ceux qui vivent ces réalités comme des coupables n’apportera rien ni à eux, ni à l’Eglise. Accueillir, écouter, comprendre, agir et confier ces réalités à Dieu, comme le font les mouvements de la Mission Ouvrière, peut au contraire guérir des familles et faire grandir l’Eglise.

En ces temps de peur et de rejet de l’autre, il est important pour les chrétiens de refuser les replis identitaires qu’ils soient nationaux ou familiaux pour suivre l’exemple de la Sainte Famille. Une famille atypique dont le mari n’est pas le père de l’enfant, une famille que la loi de l’époque condamnait mais que Dieu a choisi et a bénit pour être le berceau du Sauveur. Bref une famille bien imparfaite pour qui regarde avec l’œil du juge mais une famille parfaite pour qui regarde avec l’œil de Dieu, avec un regard d’Amour.

Merci aux membres de la pastorale des familles de Lille pour cette belle découverte.

Pour aller plus loin lisez l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » sur le site du Saint Siège

Un midi à la permanence des lycéens pro de la JOC de Lille

Ils sont une grosse quinzaine de jeunes présents ce mercredi midi dans le jardin de la maison de la Mission Ouvrière au 57 rue des meuniers à Lille. « Parfois ils sont plus d’une trentaine » assure Pascal Verbeke, accompagnateur fédéral de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne de Lille « du coup c’est un peu bruyant mais c’est de la vie à accueillir ! »

Ces jeunes étudient à l’école professionnelle des industries lilloises (EPIL) située de l’autre coté de la rue. Les filles préparent le bac pro Agencement de l’Espace Architectural, les garçons des diplômes professionnels dans les installations sanitaires et la climatisation. Ensemble, ils profitent de la permanence créée pour eux par la JOC tous les mercredi midi pour déjeuner dans un cadre convivial mais aussi pour discuter de questions sérieuses sur leur avenir et leurs préoccupations quotidiennes.

La semaine dernière un groupe de jeunes filles s’interrogeaient sur la formation par le compagnonnage. Ni une, ni deux, la JOC a invité un intervenant formé par les compagnons du tour de France pour témoigner de son expérience et répondre aux questions des jeunes qui s’interrogent sur cette voie de formation. Après une heure d’échange et de partage, les jeunes filles sont repartis avec des réponses, d’autres questions mais surtout avec la conviction qu’il existe en face de leur école un lieu où elles sont écoutée et respectée.

Une belle manière pour la JOC de Lille de faire vivre son projet mais aussi de mettre en œuvre cette phrase tirée de l’encyclique « La joie de l’Évangile » du Pape François : « Nous avons besoin de nous exercer à l’art de l’écoute, qui est plus que le fait d’entendre ».

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Une nouvelle équipe au service de la Mission Ouvrière du diocèse de Lille

La Mission Ouvrière fait peau neuve ! Un nouveau délégué diocésain, de nouveaux moyens de communication et surtout une nouvelle équipe d’animation. Cette équipe réunit autour de la mission confiée par l’archevêque de Lille au délégué diocésain est riche des expériences diverses de ses 4 membres :

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Michèle Béarez est une jeune retraitée dynamique qui partage sont temps entre ses différents engagements militants et en particulier au syndicat des retraités. Elle fut secrétaire générale de l’Action Catholique Ouvrière jusqu’en 2009 et habite dans la capitale des Flandres : Lille !

Bernard Schricke est impliqué en Mission Ouvrière depuis de nombreuses années en particulier à Hazebrouck où il réside. Bernard est salarié du Secours Catholique dont il fut responsable national.

Jean Marc Bailleul est le délégué diocésain aux mouvements et associations de fidèles. Il suit avec joie et assiduité les évolutions de la Mission Ouvrière dont il est lui même issu.

Stéphane Haar est le délégué diocésain à la Mission Ouvrière depuis septembre 2016. Cet ouvrier charpentier de 31 ans réside à Haubourdin. Il fut président national de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne de 2009 à 2012.

Ensemble, ils veilleront au dynamisme de la Mission Ouvrière et encouragerons par tous les moyens le développement des initiatives de la Mission Ouvrière et de ses composantes.

Bon courage à eux !

Collectif Frat’éveil : la Mission Ouvrière présente pour faire vivre la fraternité

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En 2013, le rassemblement national Diaconia lança une grande dynamique dans l’Église de France avec l’ambition de remettre au cœur des missions de l’Église le service aux frères et en particulier aux plus fragiles. Dans le diocèse de Lille, le collectif Frat’éveil s’est créé pour continuer à faire vivre cette ambition.

Composé d’acteurs membres d’organisations de solidarité ainsi que de personnes en situation de fragilité, ce collectif fut a l’œuvre dans l’organisation du rassemblement diocésain « Ensemble, osons la fraternité » le 6 juin 2015. Actrice de solidarité et de luttes sociales depuis 1927, la Mission Ouvrière y a naturellement trouvé sa place dès la fondation du collectif.

Le collectif Frat’éveil s’est réunit lundi 19 septembre 2016 à la maison de l’apostolat des laïcs de Lille avec pour ambition de mieux définir ses objectifs en créant une charte Frat’éveil et d’initier un cycle de formation-action dans le diocèse. 16 personnes était présentes dont plusieurs membres de la Mission Ouvrière (Stéphane, Dédé, Bibi…).

Le cycle de formation-action débutera en novembre et aura pour but de faire émerger des projets de solidarité et des leaders capables de les porter et de dynamiser les territoires. Cette formation-action a pour spécificité de s’adresser à des binômes composés d’un acteur du champ social et d’une personne en situation de fragilité.

Le collectif se réunira a nouveau en novembre et une assemblée élargie de Frat’éveil se tiendra le 5 décembre 2016