La MEL va expérimenter les territoires zéro chômeurs de longue durée

La ministre du Travail Myriam El Khomri vient d’officialisé la liste des territoires retenus pour l’expérimentation « territoires zéro chômeur de longue durée ». La candidature de la Métropole Européenne de Lille centrée sur les quartiers des Oliveaux à Loos (7 500 habitants et 360 demandeurs d’emploi de plus d’un an) et du Triangle de Menin à Tourcoing (7 500 habitants et 360 demandeurs d’emploi de plus d’un an) a été retenue. Dans le Nord, la Communauté urbaine de Dunkerque, Le Quesnoy et Valenciennes Métropole étaient également candidates.

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Ce projet est porté depuis plusieurs années par ATD Quart-Monde. Le Parlement a voté une loi d’expérimentation pour 5 ans en février. « Le projet sera expérimenté sur des territoires, à une échelle de moins de 10 000 habitants, explique Loïc Hamon d’ATD Quart-Monde. Il s’agit de créer une entreprise à but d’emploi qui embauche à temps plein et au SMIC des personnes volontaires, depuis plus d’un an au chômage, sur des activités qui n’existent pas, dans une volonté de non-concurrence avec le secteur marchand. ». Ces projets seront financés dans un premier temps par l’État à travers un fonds d’expérimentation. Ensuite, il s’agirait de réorienter les coûts de la privation d’emploi vers le financement d’une économie locale complémentaire.

Un projet porteur d’espoir dans nos quartiers populaires car le chômage de longue durée est un cercle vicieux avec lequel il est très difficile de rompre.

Retrouvez toutes les informations sur le site du journal la Croix du Nord qui a nourri cet article et sur celui de l’expérimentation

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Rapport du Secours Catholique : 9 millions de pauvres en France

caritasChaque année le Secours Catholique publie un rapport sur l’état de la pauvreté en France s’appuyant sur l’analyse de 85 179 fiches statistiques que remplissent les bénéficiaires au moment de leur inscription.

La pauvreté ne faiblit pas en France. En 2015, le Secours catholique a ainsi rencontré 608 500 ménages en situation de pauvreté, soit une augmentation de 2,7 % par rapport à l’année 2014. Un rapport qui montre aussi que les visages de la pauvreté changent : plus de femmes, plus de jeunes, plus de personnes diplômés. Mais aussi des personnes qui disent leur besoin d’être écoutés et entendus.

Retrouvez le rapport statistique complet sur le site du secours catholique

Retrouvez une analyse de ce rapport sur le site du journal Le Monde

Nos quartiers populaires : révélateurs d’une fracture sociale grandissante

Années après années et gouvernement après gouvernement, les plans de rénovation urbaine se succèdent dans les quartiers populaires de nos villes. Un chantier immense et continu visant à mettre fin à l’abandon des quartiers populaires. Dans le diocèse de Lille, près de 90 quartiers sont classés « quartier prioritaire ».

Des quartiers différents, un milieu social en commun

De la cité des bois à Ostricourt au quartier Degroote à Téteghem, de la Mouchonnière à Seclin à la Bourgogne à Tourcoing en passant par Moulins à Lille et les Bois blancs à Lomme… Ce sont des réalités très diverses avec parfois un habitat datant du début de la révolution industrielle comme le quartier de Fives à Lille et parfois de la période des trente glorieuses comme le Nouveau Mons à Mons en Baroeul. Certains sont en zone rurale comme à Merville et d’autre au cœur de la ville comme à Roubaix.

Mais nos quartiers souffrent tous des mêmes maux : manque de mixité social, délabrement de l’habitat, absence de services publics, stigmatisation et surtout du chômage et de la précarité. Derrière les différentes époques et les divers styles d’habitats, derrière les traditions locales et les populations d’origines disparates, il y a une constante : une même classe sociale, le milieu ouvrier.

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Des réalités de vie et une invisibilité commune

Car nos quartiers populaires ont en commun de concentrer un grand nombre de personnes du milieu ouvrier. Des personnes qui ont en commun d’avoir des moyens financiers limités. Elles sont nombreuses les familles de nos quartiers à avoir du mal a boucler les fin de mois, à devoir se serrer la ceinture en attendant la paie et en espérant que la voiture ou le frigo ne les lâche pas trop vite. Beaucoup d’entre nous sont des travailleurs pauvres. Notre milieu est aussi marqué par la difficulté de construire librement un projet de vie car nous sommes trop souvent obligés de vivre au jour le jour et d’assumer des choix de vie que les circonstances nous imposent. Enfin nous avons en commun d’être souvent relégués à des rôles d’exécutants. Dans le monde du travail, mais aussi souvent dans le monde associatif et le monde politique (il n’y a plus un seul ouvrier au Parlement de la République). Dans presque toutes les sphères sociales nous sommes devenus des invisibles.

Et dans nos quartiers ? Des projets pour les quartiers populaires émergent mais combien sont construit par les habitants et combien sont conduit par les habitants ? Récemment, le ministre de la Ville Patrick Kanner a signé le protocole de préfiguration du Nouveau plan de renouvellement urbain de la MEL son président Damien Castelain (voir article de la Croix du Nord). Nous devons nous réjouir de voir les quartiers être rénovés. Mais il faudra être attentif pour que cette rénovation se fasse avec les gens et non contre eux comme c’est actuellement le cas dans le quartier du Pile à Roubaix.

Une Église qui fait confiance au milieu ouvrier

Par le biais de ces composantes, la Mission Ouvrière est présente dans la quasi-totalité des quartiers populaires du diocèse. Elle est une oreille attentive aux joies et aux peines des personnes qui y vivent et y travaillent. Par l’ACE, la JOC, l’ACO, les PO la Mission Ouvrière offre aux habitants de nos quartiers une école de la vie et de l’engagement et au lieu pour donner du sens et se mettre debout. L’originalité de la Mission Ouvrière est avant tout d’être un lieu d’Église des gens du milieu ouvrier et par les gens du milieu ouvrier.

Il n’est pas anodin que le plus important réseau associatif en quartiers populaires du Nord soit un réseau d’Église. Car comme le dit le pape François dans l’encyclique Evangelii Gaudium « Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu, au point que lui même « s’est fait pauvre » (2 Co 8, 9). […] Le Sauveur est né dans une mangeoire, parmi les animaux, comme cela arrivait pour les enfants des plus pauvres ; il a été présenté au temple avec deux colombes, l’offrande de ceux qui ne pouvaient pas se permettre de payer un agneau (cf. Lc 2, 24 ; Lv 5, 7) ; il a grandi dans une maison de simples travailleurs et a travaillé de ses mains pour gagner son pain. Quand il commença à annoncer le Royaume, des foules de déshérités le suivaient, et ainsi il manifesta ce que lui-même avait dit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres » (Lc 4, 18) ».

Les quartiers populaires : un révélateur d’une fracture sociale grandissante

L’Église est capable de faire ce que beaucoup ne savent plus faire : faire confiance aux personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires. C’est le sens même de la pastorale par milieu social que mène l’Église avec la Mission Ouvrière mais aussi avec le Carrefour de l’Église en Rural. Ce qui permet à l’Église d’être universel c’est qu’elle ne vit pas dans l’illusion naïve d’une société unifié sans fracture sociale. Elle s’adresse à tous mais en vérité et en confiance. Car la société française est profondément divisée entre une élite incluse dans la mondialisation économique qui profite de ses fruits et une majorité mise de coté à qui on répète sans cesse qu’elle n’est pas assez compétitive, pas assez flexible, pas assez compétente. Il suffit de vivre un peu dans nos quartiers populaires pour prendre conscience de cette fracture profonde et de la frustration ressentie par ceux dont les cris de colère et de désespoir restent sans réponses.

Face à cette situation, l’Église catholique prend le parti des plus faibles et ose dénoncer une société qui marche sur la tête : « Alors que les gains d’un petit nombre s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité se situent d’une façon toujours plus éloignée du bien-être de cette heureuse minorité. Ce déséquilibre procède d’idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et la spéculation financière. Par conséquent, ils nient le droit de contrôle des États chargés de veiller à la préservation du bien commun. Une nouvelle tyrannie invisible s’instaure, parfois virtuelle, qui impose ses lois et ses règles, de façon unilatérale et implacable » (Pape François, Evangelii Gaudium, 2013).

Un autre projet de société

Cette tyrannie ne tombera pas par de belles politiques publiques concoctées par des énarques, elle tombera par les mains des personnes de nos quartiers et de notre milieu social. A chaque fois que nous faisons vivre une initiative, un projet un moment qui sort de cette logique de l’argent-roi, nous montrons qu’un autre projet de société est possible. C’est par cette force d’amour que nous travaillons à « un projet constructeur de ponts qui vient du peuple et qui s’oppose au projet constructeur de murs qui vient de l’argent » (Pape François, discours aux mouvements populaires, 5 novembre 2016).

Sniper et Babylon Circus à l’affiche du rassemblement national de la JOC

La Jeunesse Ouvrière Chrétienne a révélée la programmation musicale de son prochain rassemblement national qui réunira 15.000 jeunes de milieux populaires le 15 avril 2017 au Paris Event Center de la Porte de la Villette à Paris.

Ce sont les groupes Sniper et Babylon Circus qui feront danser les jocistes et leur copains. Une programmation équilibrée qui propose deux groupes aux styles bien différents mais dont chacun est une référence en son domaine. Deux groupes dotés d’une grosse expérience de la scène, connus pour leur capacité à enflammer le public.

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Sniper est une groupe de rap français engagé qui porte la vie des quartiers populaires et des personnes qui y vivent dans beaucoup de leurs chansons. Un style musical fort et engagé dont la violence de certains de leur texte a pu faire polémique à une époque. Une rage à l’image de la violence sociale et des discriminations vécues par de nombreux jeunes de nos villes et cités. Sniper est une groupe phare de la scène Hip-hop française avec plus d’un million d’albums vendus dont l’album Trait pour trait, double disque de platine.

Babylon Circus est un groupe de gipsy rock musicalement proche de la Mano Negra et des Négresses Vertes. Formé en 1995, ce groupe de 9 musiciens a donné plus de 1 500 concerts dans 35 pays différents. Ils mélangent pop, ska, rock et chanson française dans un style taillé pour la scène et pour le show.

Les rassemblements nationaux de la JOC ont toujours été des moments musicaux forts portant sur scène des artistes populaires et engagés comme Bernard Lavilliers, Axelle Red, le Ministère des Affaires Populaires, les Fatals Picards ou les Psy4 de la Rime… Une tradition qui a la vie dure au regard de l’affiche du prochain rassemblement national.

N’oubliez pas de réserver vos billets pour cette journée exceptionnelle sur la billetterie en ligne (tarifs avantageux jusqu’au 15 janvier). Des départs en bus sont prévus dans tout le diocèse. Bref un beau cadeau à faire pour noël.

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Catégories JOC

Souveraineté alimentaire et transition écologique en débat avec le CCFD le 26 novembre à Lille

ccfd-debat-nov16Le CCFD-Terre Solidaire organise une conférence-débat le samedi 26 novembre 2016 sur le thème “Quels liens entre souveraineté alimentaire et transition écologique ?”

Organisée dans le cadre de sa journée annuelle de formation diocésaine, cette conférence-débat est ouverte à tous, membres de l’ACE, de la JOC, de l’ACO mais aussi toutes personnes intéressées.

Les composantes de la Mission Ouvrière membres de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire vous invite à y participer et a donner votre avis.

Dans des quartiers populaires touchés par le chômage de masse et oubliés de la République, la question de la transition écologique peut paraître secondaire. Mais ce n’est pas le cas ! Les personnes du milieu ouvrier ne se désintéressent pas du sort de leur environnement car ils sont souvent les premières victimes d’un système économique qui écrase les Hommes et la nature à la recherche du seul profit. Au delà du simple amour de la nature, c’est bien la même idéologie de l’argent roi qui exploite notre classe sociale et notre planète. Une raison de plus de comprendre ses mécanismes et découvrir des alternatives avec le CCFD-Terre Solidaire.

Téléchargez l’invitation avec toutes les infos : invitation-conference-debat-26-nov-2016

A Dunkerque, Hazebrouck et Lille, la JOC donne la parole aux jeunes grâce aux ciné-débats

L’équipe JOC de Dunkerque a organisé son ciné-débat le 19 novembre dernier à Grande Synthe. Les jeunes se sont réunit débattre autour du film « La couleur des sentiments » réalisé par Tate Taylor, d’après le roman homonyme de Kathryn Stockett. Un film fort sur la ségrégation entre les noirs et les blancs dans l’Amérique des années 60.

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Au début des années 1960, dans une ville du sud des États Unis où la ségrégation raciale entre blancs et noirs est au plus fort, une jeune femme blanche, Skeeter décide de s’intéresser aux conditions de vie des bonnes noires chargées à la fois de la maison et de l’éducation des enfants. Pour cela, elle prend de gros risques pour aller à leur rencontre et les persuade de raconter leur histoire dans livre qui deviendra vite un best-seller. Skeeter devra rompre avec ses amies d’enfance enserrées dans leur vie de femme au foyer du sud des États-Unis…

Angélique, Julie, Justine, Marie, Sylvain et Lola, accompagné par Damien ont posé leur regard sur le film, ses personnages, les valeurs qu’il porte  :

« Ces femmes ont eu le courage de dénoncer ce qui ne va pas. Elles ont les valeurs du courage, du respect et de la joie » Sylvain
« Il y a du soutien entre ces femmes. On voit une famille sympa, qui refusent la menace » Angélique 
« Les choses ne sont pas figées. Par la solidarité, on peut faire tellement plus que tout seul. Quand une des femmes se fait arrêter, c’est un électrochoc qui mobilise les autres. Grâce à cette solidarité les choses avancent ». Marie
« C’est aussi une histoire de partage car elle ont partagé une histoire et aussi les bénéfices de la vente de leur livre » Sylvain

Ce sont ces mêmes valeurs que les jocistes et leur copains veulent mettre en œuvre dans la campagne nationale d’action « Dignes et Travailleurs » qu’ils mènent ensemble et qui aboutira au grand rassemblement national du 15 avril 2017.

D’autres ciné débat vont avoir lieu bientôt :
Ciné débat de la JOC d’Hazebrouck le 25 novembre à 19h00 Salle Gambetta à Hazebrouck :invitation-video-debat-travail-digne_hazebrouck_25-nov
Ciné débat de la JOC de Lille le 24 novembre à 18h30 à la maison de la Mission Ouvrière (57 rue des meuniers à Lille) : invitation-cine-debat-lille

La politique au cœur du dernier conseil diocésain de pastorale

La politique était au cœur du dernier Conseil Diocésain de Pastorale (CDP) qui s’est tenu le 18 novembre 2016 à l’accueil Marthe et Marie de Lomme. Un choix audacieux pour le conseil le plus important du diocèse qui réunit des représentants de tous les acteurs de l’annonce de la Bonne Nouvelle du diocèse : membres des paroisses, des services, des mouvements, dont bien sur de nombreux acteurs de la Mission Ouvrière… Audacieux car faire le lien entre foi chrétienne et engagement politique n’est pas une évidence pour toute l’Église.

Mgr Ulrich, archevêque de Lille, a ouvert le conseil en rappelant sa volonté d’un Conseil Diocésain de Pastorale large et nombreux pour être « Église qui veut vivre en synodalité ! Une Église qui veut partager ensemble toutes les réalités de la vie de l’Église ». Le nouveau bureau du CDP s’est présenté. Colette, Sophie, Philippe, Marie Christine, Benjamin, Arnaud, Bruno, Bruno Cazin le vicaire général et Alain le nouveau secrétaire du CDP ont ensuite présenté le dernier texte des évêques de France « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».

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Les 200 membres du CDP ont ensuite participé à des ateliers où ils ont été invités à réagir à des situations concrètes. Scolarité en quartier populaire, migrants, mariage pour tous… dans tous ces ateliers certains points communs sont ressortis : volonté de comprendre, d’analyser les causes des problématiques mais aussi l’envie d’agir directement sur le terrain au service des autres. Un choix encouragé par Mgr Ulrich qui a rappelé que la subsidiarité est un point cardinal de la doctrine sociale de l’Église : « la subsidiarité c’est ne pas tout attendre d’en haut mais d’oser faire par soi-même ».

Puis trois intervenants ont partagé avec l’assemblée leurs expériences d’initiatives qui renouvellent la vie sociale. Anne Lescieux de l’université populaire et citoyenne de Roubaix a partagé l’expérience des habitants du quartiers du Pile en lutte pour leur quartier. Maxime Leroy, ancien aumônier de la Mission Ouvrière, a témoigné de l’initiative « Lille de nos rêves » qui donne au plus humbles les moyens de faire entendre leur voix. Et Bernard Cunaud, directeur général de Kbane, une entreprise du BTP, a apporté son expérience d’un management au service du développement de la personne plus que du profit.

La Mission Ouvrière aussi a apporté par écrit son témoignage d’initiatives vécues en son sein et en dehors : contribution-mo-au-cdp-18-11-2016

Des expériences qui montrent que les possibilités sont nombreuses pour revitaliser une vie politique au bout du rouleau tout en admettant que ce sont plus des combats que de simples initiatives tant ils demande d’ l’investissement personnel, de la ténacité et de la solidité car les coups reçus sont nombreux. Cela fait échos aux discours du pape François s’adressant à la 3ème rencontre mondiale des mouvements populaires : « Vous imitez Jésus parce vous essayez de guérir, même un peu et de manière temporaire, cette atrophie du système économique dominant qu’est le chômage. Je ne suis pas surpris que vous soyez ignoré ou persécuté, ni stupéfié que les puissants ne se soucient pas ce que vous dites ».

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Le conseil s’est clôt par un échange entre les participants durant lequel Stéphane Haar, le délégué diocésain à la Mission Ouvrière s’est exprimé pour dire que « ce qui tue l’engagement politique c’est bien sur les mensonges et trahisons des politiciens, mais c’est surtout nos propres tiédeurs ! Écoutons le pape François parler de la tyrannie de l’argent-roi, dire qu’il y a deux projets de société en lutte, celui du peuple et celui du pouvoir de l’argent. Ce sont des mots forts, sans tiédeurs et sans compromissions. C’est un courage que nous devons avoir ».

Le GREPO vote sa nouvelle charte pour relever les nouveaux défis de la pastorale en monde ouvrier

logo_grepoLe Groupe de Recherche et d’Étude en Pastorale Ouvrière (GREPO) a tenu son assemblée générale du 6 au 8 novembre 2016 à Orsay (91). 35 militants de toute la France étaient présent dont deux du diocèse de Lille, Geneviève Plichon et Jacques Bourgouin, venus représenter les trois équipes locales.

Cette assemblée générale fut historique car elle a votée une nouvelle la charte fondamentale du GREPO qui n’avait pas été changée depuis près de quarante ans. Or, depuis 40 ans, le monde ouvrier et sa pastorale ont évolué, le GREPO aussi d’ailleurs. Originellement composé de prêtres acteurs de la J.O.C., de l’A.C.E., de l’A.C.O. dans la pastorale des paroisses en quartiers populaires, le GREPO s’est ouvert aux laïcs en mission ecclésiale, aux religieux et religieuses ainsi qu’au diacres permanents.

Dans cette nouvelle charte, le GREPO reste fidèle à sa mission en se définissant comme un groupe « de recherche, de partage et de propositions » qui « recueille, confronte, analyse des expériences pastorales, se donne des moyens d’approfondissement et propose des orientations et des pratiques pastorales cohérentes ». Le GREPO réaffirme qu’il « inscrit sa recherche dans un effort missionnaire plus large mis en œuvre par l’ensemble de la Mission Ouvrière » et dit sa « mission d’interpeller l’ensemble de l’Église sur sa prise en compte des paroles et des actions des hommes et des femmes des milieux populaires ».

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Une rencontre du GREPO

Le GREPO se tourne résolument vers l’avenir et vers les défis que les acteurs de l’Eglise en monde ouvrier sont appelés a relevé dans une société toujours plus inégalitaire et où le fossé entre les classes sociales se creusent chaque jours un peu plus. Ce beau temps d’échanges s’est conclu par l’élection du nouveau comité de liaison national et par le lancement d’un chantier visant a renouveler la communication notamment au travers d’un nouveau logo (à venir).

Dans le diocèse de Lille, les équipes du GREPO travaillent actuellement sur la rédaction d’une plaquette réunissant plus d’une vingtaine de faits de vie qui paraîtra bientôt. Elles travaillent également sur des outils pour la célébration du mariage pour des couples issus du milieu ouvrier et des quartiers populaires.

La nouvelle Charte du GREPO : charte-du-grepo-revue-a-lag-2016

Sur le site du GREPO vous trouverez un très bon diaporama de présentation

La JOC et la Mission Locale de Lille : partenaires pour des jeunes « dignes et travailleurs »

Les jeunes croient dans le travail et n’ont pas peur de suer à grosses gouttes mais à force de chômage, de jobs précaires, d’orientation contrainte et de conditions de travail déplorables notre système économique a réussi a prouver que malheureusement le travail ne paie plus.

Face a cette situation la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a lancée la campagne nationale d’action « Dignes et Travailleurs » qui veut donner la paroles aux jeunes privés d’un emploi digne. La JOC, première association des jeunes du milieu ouvrier et des quartiers populaires en France, a construit une grande enquête nationale en partenariat avec l’Union Nationale des Mission Locale et avec l’Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes.

Dans le diocèse de Lille, les jocistes mènent actuellement des initiatives en pleine rue pour faire remplir l’enquête. Le 8 octobre dans les rues de Cappelle la Grande, fin octobre devant le lycée d’Estaires, le 5 novembre sur la grand’place de Roubaix… Mais ils agissent aussi en partenariat comme c’est le cas avec la Mission Locale de Lille.

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Contactée par les jocistes lillois, la Mission Locale de Lille leur a ouvert grand les portes et un partenariat fructueux s’est mis en place. Les jocistes sont présents tous les mardis lors des réunions d’information collective, passage obligé pour les jeunes s’inscrivant à la mission locale, afin d’y proposer l’enquête et présenter les initiatives de la JOC en matière d’emploi. La Mission Locale de Lille et la JOC donne ainsi la parole à ceux qui l’ont le moins et leur propose de devenir acteurs de leurs démarches de recherche d’emploi mais aussi acteurs de notre société.

Un partenariat appelé à se consolider et à durer tout au long de cette campagne. Les jocistes veulent poursuivre cette démarche de partenariat avec d’autres structures comme les Foyers de Jeunes Travailleurs membres de l’UNHAJ. En attendant, chacun est inviter à remplir et à faire remplir l’enquête nationale de la JOC.

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Les jocistes lillois du comité des jeunes privés d’emploi

Catégories JOC

La Mission Ouvrière de Lille développe ses initiatives et des partenariats

logo-moLes responsables des composantes de la Mission Ouvrière de l’agglomération lilloise se sont réuni pour leur première rencontre de coordination locale de l’année le lundi 14 novembre 2016 à la maison de la Mission Ouvrière de Lille.

Ils ont pu échanger sur l’actualité locale des composantes.

Pour l’ACO, Xavier Pottiez a fait une restitution de sa présence à la 3ème rencontre mondiale des mouvements populaires à Rome. « C’était important d’y être car l’initiative de cette rencontre vient d’Amérique latine et il est important de dire que les injustices sociales sont partout y compris en Europe ». La récollection de l’ACO est en cours de préparation. Elle aura lieu la 26 mars 2017. Deux relais politique ACO auront lieu le 13 janvier 2017 à 18h00 (table ronde autour d’un intervenant) et le 27 janvier 2017 à 18h00 (rencontre pour faire le lien avec l’histoire et la foi).

La JOC poursuit la campagne « Dignes et travailleurs » avec des interventions à la Mission Locale de Lille et le lancement le 11 novembre d’un comité des jeunes privés d’emploi digne (CJPE). Les jeunes invitent et de nouvelles têtes font leur apparition dans les différentes perm’ et équipe. La dynamique des ciné-débats se poursuit et deux éveil JOC sont en cours pour sensibiliser et former des adultes à l’accompagnement en JOC.

Après des années d’absence, l’ACE va peut être faire sont retour à Lille. Une initiative de fondation est en cours avec Magali, permanente locale de l’ACE.

Les participants ont ensuite fait le point sur différentes initiatives communes.

Lille de nos rêves

Ce beau partenariat se poursuit, toujours au service de l’expression des plus humbles. Le collectif a décidé que sa prochaine initiative porterait sur le numérique et internet. « De plus en plus de fausses informations, sans analyse circulent sur les réseaux. En parallèle les institutions (Pole emploi, CAF…) renvoie de plus en plus les gens vers les services en ligne. Nous voulons libérer la parole et développer l’esprit critique de chacun » affirme Pascal Verbèke, accompagnateur fédéral de la JOC et membre du collectif.

Jeunes migrants des Olieux

La MEL a perdu sont procès demandant l’expulsion des migrants du parc des Olieux car beaucoup d’entre eux sont des mineurs. La préfecture en a envoyé à Dunkerque et à Cassel. Il reste une quarantaine de personnes. La Mission Ouvrière s’est mobilisé pour offrir un repas chaud a chacun il y a quelques semaines. Un nouveau repas est prévu le 30 novembre. Des partenaires soutiennent l’initiative en offrant riz et légumes. On cherche a avoir de la viande à prix abordable. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

D’autres initiatives ont été partagées comme la présence de la Mission Ouvrière à Passerelle, un lieu œcuménique à Eura’lille pour rejoindre les travailleurs du centre commercial. L’actualité de l’association Fil à Fil, la sortie en janvier d’un livre sur les idées reçues sur les chômeurs éditées par les éditions de l’atelier en partenariat avec le MNCP, la JOC, ATD…

Les prochains mois ne manqueront ni d’action ni de rencontres…