L’équipe Mission Ouvrière Quartiers Populaires de Merville prépare l’avenir

Dans les Évangiles, Jésus n’envoie jamais un disciple en mission seul. Il les envoie toujours par deux, en équipe. Une intuition que les membres de l’équipe Mission Ouvrière quartiers populaires de Merville ont bien compris. Ce 24 mars 2017, Marie Thérèse, Blandine, Christine, Jean Marie, Cécile et le père Joël se sont réunit pour faire le point sur les dernières initiatives menées à Merville et pour préparer celles à venir. Mais au delà de l’organisation ce qui revient le plus dans les échanges ce sont des prénoms.

« Tu es des nouvelles de untel ? »
« Oui, elle a eu des difficultés avec son fils »
« Et lui ? Ça fait longtemps qu’on ne l’a pas vu ? »
« C’est vrai, j’irai demain pour l’inviter à la prochaine rencontre et prendre des nouvelles »
« Et ce jeune là, je le vous souvent dans la cité, je crois que ça va pas fort »
« Pourquoi tu ne l’invite pas au rassemblement de la JOC ? »

Pendant de longues minutes, les participants échangent des nouvelles sur les personnes de quartiers populaires de Merville. Cécile Rouzé, missionnée par le diocèse, fait son possible pour que tous les points de l’ordre du jour soient étudiés mais elle ne peut empêcher les participants de donner la priorité à la vie locales. « On a la chance d’avoir des personnes qui ont une vraie attention aux autres. C’est parfois difficile à tenir mais c’est une vraie richesse ! » confirme Cécile.

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En reprenant le compte rendu de la dernière rencontre, on se félicite de la construction de la crèche de l’église par les personnes des quartiers qui se sont bien impliquées. Jean Marie est heureux de dire « la crèche, c’est l’affaire de tous » ! Et les sujets s’enchaînent : le travail avec le CCFD Terre Solidaire, la proposition d’un temps d’accueil après le chapelet pour les personnes qui ont besoin d’écoute et de partage, le temps citoyenneté d’Hazebrouck réalisé avec les outils de l’ACO, la formation du 4 février sur la mission en quartiers populaires et bien sur le rassemblement national de la JOC.

Deux projets d’avenir occupent particulièrement les esprits des militants mervillois :

La sortie du 5 juillet 2017 à Dunkerque : un bus entier des personnes des quartiers populaires du doyenné partiront ensemble vers le littoral. Au programme : temps de visite et de prière à la chapelle Notre Dame des Dunes, détente à la plage et visite du voilier géant le duchesse Anne avec programme spécial pour les enfants !

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La journée mondiale du refus de la misère qui aura lieu à l’automne prochain mais qui se prépare dès maintenant.

Un beau programme en perspective !

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KTO, Le Mouv’, Croix du Nord… : la JOC du diocèse de Lille fait les gros titre !

Le rassemblement national du 15 avril 2017 approche à grands pas et les journalistes commencent à s’intéresser aux actions menées par les jocistes du diocèse de Lille. Une visibilité qui permet de faire connaître la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et ses initiatives à de nouveaux jeunes. Mais aussi une belle reconnaissance pour les jeunes responsables du mouvement et leurs accompagnateurs qui se démènent toute l’année au service des jeunes du milieu ouvrier et des quartiers populaires.

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Une petite revue de presse s’impose :

A la télé :
Un reportage sur la JOC qui sera diffusé Jeudi 30 mars 2017 à 21h35 sur la chaîne KTO. On y verra notamment la JOC de Lille à l’œuvre dans les locaux de la Mission locale.

A la radio :
La JOC de Lille a répondu aux questions des journalistes radio nationale du Mouv’ dans le cadre de l’émission Mouv’ nation, diffusée la semaine dernière et qui traitait de la proposition du candidat à l’election présidentielle Benoît Hamon : le revenu universel.

Dans les journaux :

« Partages » le journal des paroisses lilloises fait une belle place au rassemblement national de la JOC dans son numéro a paraître ce mois.

« Eglise de Lille » la revue du diocèse de Lille consacre une page entière à l’événement.

Enfin l’hebdomadaire Croix du Nord consacre un superbe article aux jocistes lillois et à leur action sur l’emploi digne dans l’édition de la semaine dernière.

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Les jocistes lillois interviewés par la radio Mouv
Catégories JOC

Le rassemblement de la JOC dans « Eglise de Lille » la revue du diocèse de Lille

Le sixième numéro d’Eglise de Lille, la revue du diocèse, consacre une page entière au rassemblement nationale de la JOC qui aura lieu le 15 avril 2017 à Paris.

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Vous y retrouverez la présentation du rassemblement mais aussi de son sens par Adrien, président de la JOC de Roubaix Tourcoing Vallée de la Lys : « Nous voulons permettre aux participants de goûter à la joie de la Résurrection. De nombreux jeunes sont exclus du monde du travail. Ils sont comme morts socialement. La JOC permet de reprendre vie, de vivre une résurrection. Une résurrection personnelle en se découvrant digne d’être écouté et capable de faire des choix. Une résurrection collective en se découvrant membre d’un collectif agissant. Une résurrection spirituelle, en se découvrant aimé de Dieu, d’un amour qui remet debout ! »

C’est aussi l’occasion de mettre en avant la démarche de parrainage qui peut permettre a tous les acteurs du diocèse de participer à l’annonce de la Bonne Nouvelle auprès des jeunes du milieu ouvrier.

Téléchargez l’article : Joc-EDL6-2017

Parrainez un jeune pour le rassemblement national : bulletin-parrainage-rn-joc-rv-pp

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Le travail digne sous les bombes des jeunes de la JOC de Roubaix Tourcoing

Début 2017, La JOC de France révélait les résultats de son enquête sur le travail digne des jeunes du milieu ouvrier. Les responsables de la JOC de Roubaix Tourcoing ont voulu donner la parole eux jeunes du territoire sur les résultats de l’enquête pour mettre des mots et des situations concrètes sur des chiffres forts et parfois alarmants.

Se poser 3 heures autour d’une table pour blablater était hors de question pour les jocistes. Adrien Debue, président de la fédération JOC de Roubaix Tourcoing et son équipe ont fait le choix de proposer une expression au travers d’une démarche artistique. Ils ont donc confié l’animation de ce temps fort à Mathilde Vanrapenbusch, jeune militante de la JOC et artiste peintre dont le projet professionnel est tourné vers le soin par les arts. Le temps fort a eu lieu le dimanche 26 février 2017 à l’Espace Saint Pierre de Wattrelos.

Mathilde a fait le choix d’un temps où chaque jeune est invité a réagir a un résultat de l’enquête marqué sur une toile blanche en jetant sur celle ci des bombes de couleurs exprimant leur sentiment face à ce résultat. Rouge pour la colère, jaune pour la joie, noir pour la tristesse, bleu pour le questionnement, vert pour l’espoir et blanc pour l’indifférence. Pour chaque résultat de l’enquête, les jeunes font des choix et partage les raisons de ce choix en témoignant de sa vie et de celle de ses proches.

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Plusieurs résultats sont passés sous les bombes des jeunes :

– Pour près de 40% des jeunes, la situation de privés d’emploi rend la prise de décisions « stressante » et « frustrante »
– 54% des jeunes interrogés trouvent que la société porte un regard négatif sur les jeunes
privés d’emploi.
– Plus d’un jeune sur deux affirmait ne pas connaître ses droits, notamment liés au travail.
– 50% des jeunes estiment que des conditions favorables ne sont pas réunies pour pouvoir gérer ses
démarches administratives
– Près de 70% des jeunes interrogés estiment qu’« avoir un CDI » est la principale clé pour accéder à un emploi digne.
– Pour 3 jeunes sur 5, avoir un emploi digne c’est « avoir un salaire qui permet d’épargner et faire des projets »
– Pour plus d’1 jeune sur 2, avoir un emploi digne, c’est « être fier de faire son travail »
18% des jeunes en CDD, touchant moins de 900€/mois tout en travaillent plus de 35h / semaine
– Près de 2 jeunes sur 5 affirment que la famille intervient dans les prises de décisions les plus importantes (budget, orientation, choix professionnels, projets d’avenir…)

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Mathilde et les toiles des jocistes

Sur cette dernière question le partage est fort comme le témoigne Mathilde lors de la relecture du temps : « Ce qui m’a marqué c’est la nana qui a dit que ses parents s’occupent de tout dans son avenir et qu’elle n’a rien a dire. Un autre dit qu’il est heureux d’être épaulé par ses parents et un dernier affirme qu’il a du imposer son choix a ses parents après avoir perdu des années dans une mauvaise orientation. Sur le travail digne, c’est les conditions de travail qui doivent être digne car tous les métiers sont dignes. On doit approfondir ça ». Puis Mathilde prend du recul sur les différents partage « Je suis aussi marquée parce que les jeunes sont plus tristes et en colère alors que les anciens sont plus avec de la joie et de l’espérance. Les plus jeunes voient le verre a moité vide. Quand on est dans les situations ont a pas le recul, on est plus sur l’émotion. Les adultes doivent le comprendre ! »

Après avoir bombardé les toiles avec leurs bombes de peinture et partagé leurs réactions, les jeunes ont partagé un goûter et ont finalisé leurs toiles avec des pinceaux pour les transformer en œuvre d’arts qui viendront décorer le stand de la JOC lors de la journée « Vitrine d’Église » à Wattrelos le 1er avril 2017.

Une démarche qui s’inscrit dans la mobilisation pour le rassemblement national de la JOC qui aura lieu le 15 avril 2017 à Paris.

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Les membres de l’ACO du diocèse de Lille acteurs en solidarité avec les migrants

logo_acoRégulièrement, les membres de l’ACO engagés au coté des migrants se réunissent pour relire leur action dans les différentes associations qui viennent en aide aux migrants. Le Nord, terre de passage vers l’Angleterre, est durement marquée par la réalité dramatique des réfugiés qui fuient la guerre et la misère. De cette réalité naît des solidarités et des associations dans lesquelles de nombreux membres de l’ACO sont devenus acteurs et responsables.

Le 26 janvier 2017 à Meteren, une quinzaine de membre de l’ACO se sont réunit en présence de Dorothée Malik, déléguée diocésaine à la pastorale des migrants. Les participants ont partagé les réalités des Migrants, Réfugiés, Demandeurs d’asile, Sans-papiers, Roms, Mineurs notamment suite au démantèlement du camp de Calais et à l’évacuation de Steenvoorde. « Que deviennent-ils ? Que deviendront-ils après les mois d’hiver ? Aujourd’hui comment vivre un avenir ensemble ? » se demandent ces militants qui veulent agir pour que la solidarité prime sur les peurs. Ensemble, ils font le tour des initiatives locales :

A Marcq en Baroeul : des membres de l’ACO mettent sur pied une organisation pour prendre en charge des Réfugiés de Syrie (hébergement) en créant l’association « Marcq-en-Barœul terre d’accueil ». C’est le début de l’aventure et des contacts existent avec Coallia, Terre d’Errance, France Horizon.

Aline, salariée à la Vie Active et ayant travaillé à la maison des femmes accueillies sur Calais fait part de son expérience : « On démonte les lits des containers alors qu’il y a des gens dehors, ces femmes et enfants y étaient en sécurité. Les maraudes se remettent en place, les autorités nous reprochent de distribuer du thé chaud !! Il n’y a pas de plan grand froid sur Calais. Les instances politiques nient la présence des migrants, rien n’est mis en place officiellement. C’est un retour en arrière ». Puis elle évoque : la richesse des contacts qu’ elle a vécu avec ces dames : leurs espoirs, leurs détresses, les attentes, les galères .

Les Cercles du Silence continuent encore dans certains endroits. Ils restent un lieu privilégié pour rencontrer le public.

Les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) fonctionnent différemment. L’État a mis en place 450 CAO soit 12 000 places. Dans les Hauts de France il y a 29 CAO mais aucun en Corse et à Paris. Bernadette partage l’interpellation de la CIMADE auprès du gouvernement sur : « CAO, Calais, Stalingrad : Quelles promesses pour quel accueil ? » et notamment de la situation préoccupante des mineurs. Beaucoup ont quitté les CAO en l’absence d’actes concrets concernant la promesse de rejoindre leur famille au Royaume-Uni….

Face a ces situations l’engagement n’est pas un acte sans conséquences. Des bénévoles sont « traqués » car ils aident les migrants. On les rend responsables de la présence des Migrants. Dans de nombreux endroits les différentes associations sont dépassées. Cela pose des questions : Y –a-t-il de la coordination entre les différents associations et mouvements intervenants avec les Migrants, les Sans papiers, les Roms, les Demandeurs d’Asile ? Sur Lille il existe des comités de suivi, sur Calais des réunions de concertation. Il y a une grande nécessité de nouer des liens entre associations, mouvements et de communiquer.

Par delà ces besoins de communications entre les associations, les bénévoles expriment de plus en plus leur besoin de partager et de relire leur engagement avec d’autres. Les membres de l’ACO, pour qui la révision de vie et à la relecture est indispensable ne peuvent pas restés insensibles a ces appels. Un groupe va donc préparer un temps fort ouvert à tous le 6 juin 2017 avec une volonté d’inviter largement.

Cette intuition est confirmée par un participant qui affirme « On se réunit car nous avons besoin de partager ce que l’on vit et de témoigner de ce que l’on voit ». Un autre ajoute « on doit réfléchir sur le type de société que l’on veut construire ».

Une démarche qui commence a faire parler d’elle avec un article dans l’hebdomadaire régionale Croix du Nord de fin janvier 2017

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Merci à Monique Fauvergue pour ses notes.

Elections : CCFD et ses partenaires veulent faire le pari de la solidarité

La Mission Ouvrière travaille en lien étroit avec les acteurs catholiques de la solidarité dans le diocèse de Lille. La JOC, l’ACO et l’ACE sont membre de la collégialité du CCFD Terre Solidaire et participent aux initiatives de terrain comme Bouge ta planète. Les acteurs de la Mission Ouvrière nouent également de nombreux partenariats avec le Secours Catholique pour porter la parole des plus démunis et agir auprès de migrants. Ces partenaires de la Mission Ouvrière se sont réuni avec d’autres pour interpeller les candidats élections présidentielles. Une démarche forte qui mérite d’être partagée et entendue.

ActionAid-Peuples Solidaires, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Secours Catholique-Caritas France font 15 propositions à l’adresse des candidat-e-s en vue des élections présidentielle et législatives de 2017. Que vous pouvez découvrir sur le site internet « Le pari de la solidarité » qui pose des constats forts :

Nous sommes plus de 7 milliards de femmes et d’hommes sur la planète, chaque jour plus interdépendants et confrontés aux mêmes défis et crises (politique, économique, sociale, écologique), qui se succèdent et s’alimentent entre eux. Face à cette situation, les politiques publiques – aux niveaux français, européen et international – ne sont pas aujourd’hui à la hauteur des enjeux. Les citoyen-ne-s en France et dans le monde, notamment les plus vulnérables, subissent de plein fouet ces crises et sont en attente de vraies réponses. Elles existent. Que ce soit par un juste partage des richesses, par la promotion de la justice climatique et de la souveraineté alimentaire, ou par la protection des droits humains, des choix politiques et stratégiques fondamentaux s’offrent à celles et ceux que nous élirons en 2017. C’est une question de courage, de volonté et de vision. Parce que les hommes et les femmes qui vont candidater à la présidence de la République et à l’Assemblée nationale doivent se donner l’ambition d’une France plus solidaire et d’un monde plus juste. Parce qu’il est encore temps de le faire.

Le CCFD a fait le choix de mettre ses les 15 propositions en perspectives au travers de quelques axes forts : la souveraineté alimentaire et la justice climatique, l’évasion fiscale, la régulation des entreprises multinationales et les migrations. Sur tous ces sujets, quelques points communs : mettre le plus petit au centre, combattre la dictature de l’argent et une soif de justice mais aussi l’urgence d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Découvrez les 15 propositions : dp_ccfd-terresolidaire_elections2017

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La fête de la Fraternité d’Ostricourt fait le plein et porte du fruit

Un beau soleil de printemps brille sur la seule ville minière du diocèse de Lille : Ostricourt. Une commune durement marquée par la fin de l’extraction minière mais dont la réalité ouvrière reste forte. C’est pour cette raison que le doyenné de la Pévèle a choisi d’organiser sa fête de la fraternité au cœur de la ville à la maison du temps libre. Une organisation qui a fait le choix de mettre les personnes en fragilité au cœur de la préparation de cette journée de fête. La Mission Ouvrière de la Pévèle et du Mélantois y a prit une part très active.

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La journée débuta par un accueil musical par la choral « estime de soi » de Seclin. Des voix auxquelles se mêlent progressivement les voix des 170 personnes présentes. Parmi eux, pas mal d’anciens heureux de se retrouver mais aussi des familles, des enfants, des jeunes, des chrétiens, des musulmans… Des personnes de tous horizons qui ont en commun de vouloir vivre la fraternité.

Après cet accueil tonitruant, les participants se répartissent en différents forums : vie associative, vie de famille, chrétiens-musulmans, international et aussi un forum sur le travail digne des jeunes organisé par les jocistes de Lille et qui a proposé aux participants un jeu pour découvrir les résultats de l’enquête de la JOC et le prochain rassemblement national du 15 avril 2017. Ces différents lieux ont permit a chacun de s’exprimer sur ce qu’ils vivent au quotidien et sur leurs manières de vivre la fraternité. Au cœur de cette démarche : un témoignage libre, sans jugement et sans préjugés. Un pari de la bienveillance qui tient a cœur aux chrétiens de la Pévèle.

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Après une nouvelle session de chant, les convives ont partagé un bon repas. Un moment de convivialité que beaucoup ont choisi de partager sur l’espace gazonné et sous le soleil. L’après midi débute avec des ateliers d’expression artistique : composition florale, peinture, chant… Chacun trouve sa place et sa manière de s’exprimer. Chacun trouve un lieu ou découvrir et partager des savoir faire et des passions. Les partages de vie sont forts. La fraternité se vit dans les actes et pas uniquement dans les mots.

Mais les mots ont de l’importance ! Et s’il existe des mots forts sur le fraternité, ils sont bien dans le Bible. La Parole de Dieu fut donc au cœur de la journée par son intuition mais aussi par la belle célébration eucharistique partagée par les participants et qui vient clore la journée.

Une journée qui n’est pas une fin mais un commencement. La Mission Ouvrière de la Pévèle et du Mélantois veut en faire un tremplin pour permettre a de nombreuses personnes de trouver leur place dans la société et dans l’Église. Lors de cette journée, 5 jeunes se sont inscrit au rassemblement national de la JOC et beaucoup de liens se sont créés et seront porteurs de nombreux fruits.

Le printemps de foi et d’engagement de la Mission Ouvrière d’Armentières

La Mission Ouvrière d’Armentières bouge fort ces derniers temps. Après la fête de Noël qui a réunit une soixantaine de personne et un Ciné-débat de la JOC qui a offert de beaux échanges aux participants, la Mission Ouvrière d’Armentières prépare un printemps d’engagement, de foi et de découverte pour les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires.

Partage sur les élections le 1er avrilTemps election ACO Armentières 1er avril 2017

Les élections qui approchent sèment le trouble chez beaucoup de personnes. La division des forces progressistes, les affaires judiciaires, la montée de idées rétrogrades et xénophobes le tout encouragé par des médias avides de sensationnalisme ne donne pas envie de s’impliquer. Pourtant la place du chrétien est bien là, au cœur de la mêlée des idées et des engagements. Pour en parler et y voir un peu plus claire, la Mission Ouvrière organise avec les outils de l’ACO un temps de partage sur la politique le 1er avril de 14h30 à 16h30 à l’Espace 12 Apôtres d’Armentières
Téléchargez l’invitation : Invit MO 01 04 17

Sortie à Lille du 8 avril 

Cette période où les passions politiques sont exacerbée doit aussi être un moment pour prendre du recul et approfondir sa foi chrétienne. La Mission Ouvrière d’Armentières organise une journée de sortie à Lille pour découvrir la Cité de l’Évangile où sont proposés des parcours de découverte autour des textes sacrés. Une journée conviviale et fraternelle qui se conclura par la visite de la belle cathédrale Notre Dame de la Treille.
Téléchargez l’invitation : Invit MO lille 08 04 17

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Bref, tout pour vivre un printemps fort en engagement et en foi !

12 mars : Les chrétiens de la Pévèle vous invite à fêter la fraternité

Après les doyennés de Coeur de Flandres, des Rives de la Deule et du Littoral Dunkerquois, c’est au tour du doyenné de la Pévèle d’organiser sa fête de la fraternité. Une fête pour briser les barrières et permettre à tous les acteurs de Fraternité de se rencontrer et de se découvrir.

La fête de la fraternité de la Pévèle aura lieu le dimanche 12 mars 2017 de 9h30 à 16h30 à la Maison du Temps Libre d’Ostricourt (rue de l’abbé Desmettre). Tout le monde est invité !

Au programme : des ateliers, des forums participatifs, des temps d’expression créative, une célébration et surtout de belles rencontres.

Initiée par les acteurs locaux de l’Église et notamment des membres de l’ACO, cette fête a été co-construite étape par étape avec une grande diversité d’acteurs du territoire : paroissiens, membres d’associations, personnes en fragilité ou en précarité, migrants… « C’est une grande joie de voir des gens de milieux populaires prendre les choses en main » confirme Christophe Wambre, curé de la paroisse des Béatitudes en Pévèle et doyen de la Pévèle. « Je suis bluffé de cette réussite. Les gens invite leurs réseaux, leurs proches et c’est une chance. Il y a des personnes qui se mettent en quatre pour que ça fonctionne ».

Parmi ces personnes il y a Clotilde Gadot, membre de l’ACO et missionnée pour la Mission Ouvrière sur le doyenné de la Pévèle : « On s’est mis en groupes pour préparer les différents axes : animation, logistique, affiche, forums… Nous avons voulu une démarche participative pour vivre la fraternité dès maintenant. Le doyenné est très divers, il faut se bouger pour conserver cette mixité sociale qui est une richesse. Par exemple, lors d’une réunion, des jeunes migrants de Templeuve ont appris que je suis issu de l’immigration polonaise. Ça a libéré leur parole et on a crée un lien ». Cette volonté d’ouverture a même attiré les acteurs du doyenné d’à coté qui seront nombreux à être présent le 12 mars. Une attention a chacun qui promet de faire de cette fête un moment fort.

Téléchargez l’invitation et le programme : Affiche 12 mars 2017 Programme 12 mars 2017

Emploi, santé, expérience… Regards de jeunes sur le travail digne avec la JOC de Dunkerque

En recherche d’emploi, suivi par la mission locale, en formation professionnelle, en service civique ou en réorientation, les jeunes réunit par la JOC de Dunkerque connaissent bien les difficultés d’accès à un emploi digne. Des difficultés que la dernière enquête nationale de la JOC met en évidence. C’est pour porter leur regard sur les résultats de cette enquête et pour témoigner de leur vie que Justine, Sylvain, Marie, Valentine, Grégoire et Angélique se sont retrouvé à Grande Synthe ce 11 février 2017.

Dans la salle qui accueille la rencontre, les jocistes ont affiché les chiffres clés de l’enquête. Chaque participant est alors inviter à choisir celui qui le marque le plus sous forme d’un jeu.

Sylvain, 22 ans de Fort Mardyck prend la parole « il y a du positif, 74% des jeunes trouvent que la société permet un accès satisfaisant aux soins médicaux. Avec la sécurité sociale, les mutuelles, la CMU, on a ce qu’il faut pour être bien soigné en France. Le chiffre qui me choque c’est le 1% de jeunes qui pense que pour avoir une vie digne il ne faut pas travailler. Ça prouve que les jeunes veulent bouger, qu’on ne reste pas là à rien faire, on bouge pour avoir de l’autonomie ».

« Le chiffre qui me correspond le plus c’est les 25% de jeunes qui sont prêts à se battre pour accéder à l’emploi digne. Il faut se battre auprès de Pôle Emploi pour avoir une formation pour qu’il nous la finance » poursuit Justine, 26 ans d’Herzeele avant d’ajouter « Le chiffre qui me choque, c’est la santé car j’ai fait pas mal de missions d’intérim et notre mutuelle obligatoire a des quotas. Quand je suis malade, si j’atteins le quota, je ne suis plus affiliée chez eux. J’ai du prendre une deuxième mutuelle car certains médicaments ne sont pas remboursés ».

Pour Valentine, 21 ans en service civique c’est la situation des jeunes privés d’emploi qui pose problème : « Il y a 30% des jeunes privés d’emploi qui disent que leur situation est stressantes et frustrantes. On essaie de toujours vouloir bien faire, comme on voit qu’on n’y arrive pas, c’est là que ça devient stressant et frustrant. Je sors de service civique alors Pole Emploi m’a radié et je ne suis éligible à rien ». Les jeunes présents l’interpellent sur son avenir. Valentine se dit prête a prendre ce qu’il y a même si elle doit repartir en formation en témoignant de sa frustration lié au service civique : « Il s’arrête le 28 février. Comme c’est dans une petite école, il n’y a pas beaucoup de budget, ils ne peuvent pas se permettre de me prendre en contrat. Pas cool, surtout quand on a beaucoup travaillé, qu’on a beaucoup donné pour l’école, on a fait plein de choses, après, il n’y a rien derrière ».

C’est alors que Pole Emploi fait l’unanimité… contre lui. Pour Angelique « il vaut mieux ne pas compter sur eux ». Grégoire 22 ans de Bourbourg en remet une couche « tant que tu es en service civique, ils ne veulent pas te voir, je suis septique ». Puis il embraye sur le chiffre de l’enquête qui le marque le plus « 84% des jeunes considèrent que leur activité actuelle n’est pas un emploi digne ! J’ai compris beaucoup de choses depuis la fin de mes études. Mes profs me disaient « tu es diplomé, tu trouveras » et je me rends compte de ce que c’est un boulot indigne. Quand on est étudiants on ne se pose pas toutes ces questions. Je suis imprimeur, j’ai eu mon BTS en juin, j’ai eu un CDI coupé en 2 et à la fin de la période d’essai, ils m’ont viré. Puis un CDD à Arras et enfin à Lille en Service Civique, le temps de me retrouver les pieds sur terre. Je suis d’accord avec le chiffre disant qu’un emploi digne c’est avant tout un Contrat à Durée Indéterminé. »

Marie 22 ans en formation d’enseignante prend le relais « Ce qui m’a choqué c’est le graphique des salaires. Si on travaille plus de 35h ce n’est pas normal de toucher moins de 900€ par mois. Comme vacataire, je touchais plus 900€. Je suis encore chez mes parents, cet argent c’est des économies que je peux faire. Mais il y en a qui doivent payer des factures, un appat, les impôts, à 900€ par mois, tu ne peux pas ».

Angélique apporte son regard sur ces situations : « quand tu as entre 13 et 17 ans et que tu es en alternance, c’est souvent de l’argent de poche car tes parents te soutiennent. Mais ceux qui ne bossent pas, c’est pas cool pour eux, rien qu’à Dunkerque, ceux qui ont moins de 30 ans, il doit y en avoir pas mal qui n’ont pas de logement ».

Alors le débat se poursuit sur les conditions d’emploi dans le dunkerquois et en particulier la difficulté a se faire de l’experience quand les entreprises ne veulent que des gens experiementés et le bas niveau des salaires. Alors Justine témoigne «  Fin janvier, j’ai eu un entretien d’embauche pour une mission d’intérim de 18 mois, j’ai dû annuler les tests de l’autre côté. Je viens à peine de sortir de mon stage avec le diplôme. 18 mois, ça me permettait d’avoir de l’expérience. La personne qui me prend en entretien, elle n’avait pas mon CV et ne pose pas de questions. On nous répond toujours la même chose, pas d’expérience, pas d’expérience… »

Marie analyse la situation avec une grande justesse « j’ai l’impression que c’est une société schizophrène d’un coté le chômage augmente et de l’autre on nous refuse le travail car on a pas assez d’expérience ».

Un échange entre jeunes qui entre en résonance avec l’homélie du pape François du 31 décembre 2016 sur le chômage des jeunes : « Nous avons créé une culture qui, d’une part, idolâtre la jeunesse cherchant à la rendre éternelle ; mais, paradoxalement, nous avons condamné nos jeunes à ne pas avoir d’espace de réelle insertion, parce que nous les avons lentement marginalisés de la vie publique, les obligeant à émigrer ou à mendier des occupations qui n’existent pas ou qui ne leur permettent pas de se projeter dans un lendemain. Nous avons privilégié la spéculation au lieu de travaux dignes et honnêtes qui leur permettent d’être des protagonistes actifs dans la vie de notre société. Nous attendons d’eux et exigeons qu’ils soient ferment d’avenir, mais nous les discriminons et les « condamnons » à frapper à des portes qui de plus demeurent fermées ».

Ouvrir les portes de l’emploi digne aux jeunes, c’est ce que la JOC propose de faire lors du grand rassemblement national du 15 avril 2017 !

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Jeunes, réservez vos places au près de la JOC de Dunkerque : Damien Bindault 06.63.76.02.42, joc.dunkerque@gmail.com
Adultes, parrainez des jeunes !