René Deconinck, 23 ans, jociste du diocèse de Lille, résistant, mort pour la France

La seconde guerre mondiale a durement marqué la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). Le pèlerinage mondial de 1939 qui devait lancer l’internalisation du mouvement de jeunes fondé en 1927 a du être annulé. Interdit par Vichy en 1941, le mouvement a continué sa vie de manière clandestine, protégé par les autorités ecclésiales. De nombreux jocistes, dont le Bienheureux Marcel Callo sont mort assassinés par l’occupant.

Dans le diocèse de Lille, cette période a aussi été marqué par l’émergence d’un groupe de résistants principalement composé de jocistes : les Jeunes Chrétiens Combattants. La stèle commémorative de la mort de l’un d’entre eux, René Deconinck, vient d’être restauré. Un article de Géraldine Beys et Marie-France Maréchal dans le journal « La Voix du Nord » du 30 août 2017 nous partage cette histoire dont vous pouvez lire l’article complet sur le site de la Voix du Nord.

La stèle du résistant René Deconinck, abattu il y a 73 ans, a été restaurée

Impossible de la manquer. En sortant de Dourlers direction Avesnes, l’automobiliste quitte la RN2 et prend le chemin de Semousies. Un peu plus loin sur sa droite, la stèle est là avec, derrière elle, un champ. Au loin on aperçoit l’église de Dourlers. C’est à cet endroit qu’il y a 73 ans s’est joué un drame. Une exécution, celle de René Deconinck. Un jeune homme avide de liberté, de cette liberté qui l’avait vu très tôt refuser le service du travail obligatoire imposé par l’occupant et s’engager dans la Résistance. Parce qu’il est réfractaire au STO et membre du groupe des Jeunes Chrétiens Combattants, René Deconinck se voit conseillé de quitter sa région dunkerquoise en février 1944. Il part rejoindre sa mère à Anor. Mais avant, il a servi sous les ordres du président fédéral de la JOC, Michel Hochart, commandant des FFI. C’est alors qu’il remplit une mission donnée par ce dernier que le jeune homme est arrêté. Le 31 août 1944, René Deconinck est fusillé après, sur injonction de l’ennemi, avoir creusé sa propre fosse. Il a 23 ans.

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Un chemin au nom du héros ?
Quand l’annonce de sa mort fut connue, la tristesse fut immense. Parmi ses camarades de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) dont il était le vice-président fédéral. Parmi ses amis résistants. Parmi sa famille et tous ceux qui chérissaient le lieutenant des Forces Françaises de l’Intérieur. Les funérailles de René Deconinck auront lieu plus tard, le lundi 21 juillet 1947 à l’église Saint-Martin de Dunkerque. Beaucoup de monde y assistera. Parmi les présents, Robert Prigent, ministre de la santé publique…

C’est l’Amicale des Patriotes Résistants de l’OCM de Dourlers qui assurera à la famille du lieutenant valeureux qu’une stèle sera édifiée à Dourlers. Celle justement du chemin de Semousies, construite en 1947 mais qui forcément, 70 ans plus tard, avait subi les outrages du temps. Ne voulant pas la voir se dégrader plus encore, trois membres de l’Association pour la rénovation du Patrimoine de Dourlers ont entrepris de la restaurer. Ils lui ont consacré un an, à leur rythme. Le résultat est là. La stèle est désormais bien visible. Reste la question au fil des ans de son entretien et de celui de ses abords. La commune ou l’UNC, association d’anciens combattants, pourraient, pourquoi pas prendre le relais ? Quant au héros René Deconinck, pourquoi ne pas rebaptiser le chemin de Semousies, chemin Deconinck ?

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