Gatanaëlle Debacq : nouvelle coordinatrice de la Mission Ouvrière des Flandres et du Littoral dunkerquois

Depuis le 2 mai 2018, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille compte une nouvelle membre dans son équipe de choc ! Il s’agit de Gatanaëlle Debacq qui débute une mission à temps plein de coordinatrice des Mission Ouvrière du littoral dunkerquois et du doyenné Cœur de Flandres. Une mission sur deux territoires où elle pourra relever de nouveaux défis entourée par des équipes enthousiastes.

Gatanaëlle

Un cheminement vers une vie de mission

Agée de 23 ans, Gatanaëlle Debacq a déjà un pied dans les deux sources de la Mission Ouvrière : l’Église et le monde ouvrier.

Née dans une famille du milieu ouvrier originaire du Nord, Gatanaëlle a grandi au Havre (76) avant de rejoindre la capitale des Flandres pour y mener des études de biologie puis une licence professionnelle dans le domaine médico-social. Des études qu’elle a financé en donnant des cours dans un quartier populaire de Lille. Un vécu qui a forgé son regard sur ce milieu : « Les personnes du milieu ouvrier ce sont des gens qui se battent pour leur enfants, pour leur avenir. C’est des combattants ».

Active depuis de nombreuses années dans son diocèse d’origine, notamment dans le scoutisme, Gatanaëlle, a fait le choix de travailler auprès de personnes en situation de fragilité. Elle a accomplie plusieurs mission de coordination de bénévole dans le monde associatif dans divers cadres (stage, service civique, emploi) et auprès de différents publics en fragilité (enfants, ados, personnes âgées, sans abri…).

A son arrivée à Lille elle rencontre les sœurs des Oblates de l’Assomption et débute un cheminement vers la vie de religieuse. Avant de vivre pleinement cette vocation à laquelle elle aspire, Gatanaëlle a répondue à l’appel de la Mission Ouvrière pour vivre une mission d’annonce de la Bonne Nouvelle au cœur des quartiers populaires du diocèse de Lille.

Découvrir la Mission Ouvrière et vivre une Église en sortie

Une rencontre inattendue puisse que Gatanaëlle n’est pas issue des mouvements de la Mission Ouvrière (ACE, JOC, ACO…) qu’elle va découvrir sur le terrain. Mais elle en partage la spiritualité et surtout l’ardeur apostolique : « En cherchant ce que fait l’ACE et la JOC j’ai vu de la diversité culturelle, sociologique et religieuse. C’est quelque chose dans lesquelles je me sens bien. Il faut aimer le public et aimer mettre les mains dans le cambouis ».

Une volonté qui laisse présager de belles choses pour l’avenir des Mission Ouvrière Cœur de Flandres et du Littoral Dunkerquois dont elle devient la coordinatrice. Une mission de coordinatrice qui a été entièrement redéfinie par les responsables locaux et diocésains de la Mission Ouvrière pour coller aux priorités et aux réalités du terrain. Plus d’un an de travail en lien avec le diocèse pour construire un cadre de mission clair et ambitieux.

Ainsi sur les deux territoires, Gatanaëlle assurera la communion entre les différents acteurs de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires et les aidera à vivre le dynamisme d’une « Église en sortie » cher à la Mission Ouvrière et au pape François.

Une mission, deux territoires, de nombreux défis à relever !

Sur le littoral dunkerquois, elle portera particulièrement le soucis du développement de l’Action Catholique des Enfants. Elle pourra compter sur le soutien de l’équipe de coordination locale composée de Gérard De Riemaecker, Damien Bundault, Nadine Vanderstichel, Cécile Mesmacre et Jacques Bourgouin.

Dans le doyenné Cœur de Flandres, elle s’impliquera dans le développement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Elle pourra compter sur l’expérience et le soutien de Nathalie Ruyssen missionnée pour l’ACE et les quartiers populaires ainsi que sur les acteurs locaux des mouvements et des groupes.

Tous les acteurs de la Mission Ouvrière souhaite la bienvenue à Gatanaëlle et seront présents pour l’aider a vivre au mieux cette belle mission au service du peuple de Dieu !

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Virginie, jeune femme engagée en ACE, témoigne de sa joie d’agir en Mission Ouvrière à Roubaix

Virginie, une jeune femme investie depuis peu dans l’Action Catholique des Enfants (ACE) sur la paroisse Sainte Elisabeth de Roubaix. Elle a participé à l’animation d’une des fêtes de Noël en Mission Ouvrière de Roubaix. Ce moment de communion et de joie l’a tant marquée qu’elle a écrit un témoignage pour faire part de sa joie d’accompagner l’ACE et de participer à cette équipe de la Mission Ouvrière de Roubaix.

Virginie et Mariana
Virginie et Marianne, responsables ACE à Roubaix

Des paroles à partager !

Témoignage de Virginie, responsable ACE à Roubaix

Bonjour à tous et toutes,

Je vais vous lire une lettre qui est importante pour chacun et chacune de nous. Une lettre qui va vous faire revivre la journée du dimanche 17 décembre 2017 à 14h30. Une belle après-midi de rire, de joie, pleine d’émotions, de moments de partage.

Une après-midi pour se retrouver avec les personnes qu’on aime, guider et animer, faire connaître aux parents ce que les enfants et les membre de l’ACE accomplissent.

Eh oui ! Nous étions tous réunis pour la fête de noël ! Marianne et moi, nous avons aidé les enfants à fabriquer une crèche. Nous avons communiqué et travaillé ensemble.

Eh oui ! les enfants ont réussi à réaliser la crèche, les personnages et le quartier. Nous avons répété les chants : le coeurdonnier, ouvrir les mains cueillir la lumière, la petite marseillaise.

Grâce à vous tous la fête de Noël a pu se célébrer le 17 décembre. Les parents, les amis et nous, étions impatients de vivre cette fête ensemble.

Avec le moment inoubliable des grains de folie ! Certaines personnes dans la foule disaient : « C’est quoi les grains de folie ? ». Marianne et moi nous avons fait le mot d’accueil en expliquant les grains de folie. Gérard nous a mis une vidéo du récit de la naissance de Jésus.

Cette journée est pour moi inoubliable : Un moment de joie ! L’émotion d’être entourée et guidée. Je vous remercie de m’avoir acceptée dans le groupe. L’enthousiasme apporte le courage nécessaire et la confiance en soi pour atteindre le but. Il vous pousse dans le sens de la vie, fermant la porte au doute et à la peur. Il libère en vous une énergie nouvelle remplie d’une valeur sûre : la joie.

Ce qui compte à Noël, ce n’est pas de décorer le sapin. C’est d’être tous réunis en partageant les valeurs de Noël. A la fin de cette après-midi, Philippe et Marie-France ont partagé du chocolat chaud et de la coquille : la tradition de noël après toute cette journée.

Je vais vous parler du samedi 20 janvier 2018

Ce qui s’est passé ce jour là au club ACE : Marianne et moi nous avons parlé aux enfants d’un concours. Un concours national sur le thème de l’amitié qui sera envoyé à Paris. Les enfant avaient la possibilité de faire un dessin, d’écrire une lettre ou un poème sur une feuille A4 sur le thème : « C’est quoi l’amitié pour vous ? ».

Les enfants ont écouté les consignes et ils ont commencé à dessiner, à faire leur poème, à écrire une phrase d’amitié. Chacun s’est exprimé à sa façon.

Encore une après-midi pleine de joie, de rire et de partage. Grâce à vous tous, les enfants s’épanouissent et grandissent. Ils ont la chance de s’exprimer, de communiquer .

Pour vous remercier de m‘avoir accueillie dans votre groupe et de m’avoir aidée à reprendre confiance en moi, je vais vous dire quelques mots :

L’amitié
c’est une main qui te soutient, dans la douleur et le désarroi
c’est une oreille qui écoute, tantôt la peine,tantôt la joie
L’amitié
c’est un regard qui voit jusqu’au plus profond de ton âme sans jamais se faire juge,
c’est un cœur qui s’ouvre et jamais ne se ferme.

Voici tout ce que je voulais partager avec vous.
Grâce à vous j’avance ! Mes craintes et mes peurs s’envolent.
Continuons ensemble ! Merci.

Virginie

 

 

La JOC vue par… Alain Bruneel, ancien jociste et député du Nord

Une grande journée d’étude sur la fondation de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a eu lieu le 18 novembre 2017 à l’Université de Lille 2 dans les locaux de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales. Plus de 200 personnes étaient présente pour découvrir comment et pourquoi la JOC est née à Lille en 1926 et comment cette fondation a changer en profondeur l’Église catholique et le mouvement ouvrier français.

Chaque semaine, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous fera découvrir le regard d’un intervenant ou d’un témoin de cette grande journée d’étude. Aujourd’hui, nous vous partageons les grandes lignes de l’intervention d’Alain Bruneel, ancien jociste et député communiste de la 16ème circonscription du Nord.

AB

Alain Bruneel débute son témoignage par un petit bilan : « Je suis de Tourcoing. J’ai été ouvrier en usine et maintenant je suis à l’assemblée nationale ! Quel fierté pour un ouvrier ».

Puis il revient aux sources : « Ma rencontre avec la JOC était naturelle. Un terreau ouvrier, des luttes syndicales, des chrétiens engagés… ». « Ce qui est extraordinaire en JOC c’est qu’on vous fait confiance. Vous comptez ! Jamais j’aurai cru prendre des responsabilités et la JOC m’en a confié. Elle m’a donné confiance en moi. Et quand tu as confiance en toi, tu fais confiance aux autres ».

Pour conclure « Je crois toujours en la capacité des gens à prendre leur vie en main et à la transformer. Et je le dois à la JOC ! Et croyez moi, à l’assemblée nationale, dans le groupe communiste et partout ailleurs, tout le monde sait d’où je viens, qui m’a formé ».

La semaine prochaine, découvrez les grandes lignes de l’intervention de Laurent Potenza, ancien jociste (années 90) et accompagnateur de la JOC à Lille.

Retrouvez l’intégralité des interventions et des témoignages de la journée d’étude du 18 novembre 2017 dans les actes de la journée d’étude à paraître très bientôt.

La JOC vue par… Stefan Gigacz, chercheur à l’University of Divinity de Melbourne (Australie)

Une grande journée d’étude sur la fondation de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a eu lieu le 18 novembre 2017 à l’Université de Lille 2 dans les locaux de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales. Plus de 200 personnes étaient présente pour découvrir comment et pourquoi la JOC est née à Lille en 1926 et comment cette fondation a changer en profondeur l’Église catholique et le mouvement ouvrier français.

Chaque semaine, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous fera découvrir le regard d’un intervenant ou d’un témoin de cette grande journée d’étude. Aujourd’hui, nous vous partageons les grandes lignes de l’intervention de Stefan Gigacz, chercheur à l’University of Divinity de Melbourne en Australie.

SG

Stefan Gigacz a été le premier a identifier la création très précoce de la JOC de Lille en fouillant dans les archives du mouvement. Il débute son intervention en rappelant que les inspirateurs de Joseph Cardijn sont avant tout des français : Lammenais, Alphonse Gratry ou Marc Sangnier et le Sillon.

Il partage son regard sur deux grandes figures du mouvements : Pierre Tiberghien et Palémon Glorieux, deux éminents théologiens de la Catho de Lille convertis par la JOC à la cause des jeunes ouvriers.

Stefan Gigacz conclut en rappelant l’influence majeur qu’a eu la JOC et ses penseurs lors du Concile Vatican II : « Quand vous lisez la constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Église dans le monde de ce temps, on dirait un texte de la JOC écrit par Palémon Glorieux et Achille Liénard ».

La semaine prochaine, découvrez les grandes lignes de l’intervention d’Alain Bruneel, ancien jociste et député de la 16ème circonscription du Nord.

Retrouvez l’intégralité des interventions et des témoignages de la journée d’étude du 18 novembre 2017 dans les actes de la journée d’étude à paraître très bientôt.

« Beaucoup de chemins mènent aux Roms » l’expo-photo événement de Bernard Willem au comptoir de Cana

Bernard Willem est prêtre, ancien aumônier de JOC, militant engagé avec la pastorale des migrants à Roubaix. C’est aussi un passionné de photo qui depuis de nombreuses années immortalise sur la pellicule et le papier glacé des instants de vie au fil de ses rencontres.

Une passion qui a débuté très tôt comme il le confiait récemment aux journal local La Voix du Nord : « J’ai commencé de prendre des photos pendant mon service militaire en Allemagne. Avec la solde, au bout de six mois, j’ai acheté un appareil. Et depuis, j’ai toujours fait des photos. La photo est un outil pour briser les discriminations. Elle permet de garder un souvenir pour celui qui la prend mais elle aide ceux qui les regardent à découvrir les autres ».

Une ambition qu’il veut mettre au service d’une population qu’il rencontre régulièrement : les Roms. Des enfants, des femmes et des hommes victimes de nombreux préjugés et idées reçues. Des stéréotypes que Bernard casse par l’image lors d’une exposition événement du 13 février au 16 mars 2018 au Comptoir de Cana, le bar associatif solidaire du Vieux Lille (38, rue des bouchers).

Un temps de rencontre et de partage avec Bernard Willem aura lieu jeudi 22 février 2018 à 18h30 au comptoir de Cana pour parler de cet engagement auprès des Roms et de l’expo-photo. Soyez nombreux à venir admirer ces belles photos et à venir rencontrer Barnard dont le parcours ne vous laissera pas indifférent !

Bernard Willems expo

Bernard Willem exposera ces meilleures

La JOC vue par… Bernadette Alloy-Tiquet :  » La JOC m’a fait quitter une foi rituelle pour une foi réelle « 

Une grande journée d’étude sur la fondation de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a eu lieu le 18 novembre 2017 à l’Université de Lille 2 dans les locaux de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales. Plus de 200 personnes étaient présente pour découvrir comment et pourquoi la JOC est née à Lille en 1926 et comment cette fondation a changer en profondeur l’Église catholique et le mouvement ouvrier français.

Bernadette Alloy
Bernadette et son ancien aumônier JOC

Chaque semaine, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous fera découvrir le regard d’un intervenant ou d’un témoin de cette grande journée d’étude. Aujourd’hui, nous vous partageons les grandes lignes de l’intervention de Bernadette Alloy-Tiquet, ancienne jociste des années 65-75, et de Jean Marie Dumortier, son aumônier JOC de l’époque.

« A 14 ans, je me présente devant l’usine textile pour être embauchée. Ma famille en avait besoin. A l’intérieur, c’était la peur de l’inconnu, le bruit incessant, l’odeur et la dureté de la tache. J’en ai vomi ». L’abbé de son quartier des Orions à Tourcoing lui fait découvrir la JOC. « En tant que femme on avait des problèmes en plus que les autres travailleurs. L’enquête de la JOC m’a permit de comprendre cette réalité et de lutter. J’ai rencontré des syndicalistes, je me suis syndiquée et je suis devenue déléguée ». Elle conclue en empoignant de sa foi chrétienne : « La JOC m’a fait quitter une foi rituelle pour une foi réelle, une foi d’Amour. Une foi qu’on a envie de transmettre aux autres ».

La semaine prochaine, découvrez les grandes lignes de l’intervention de Christophe Bellon, historien à l’université catholique de Lille et à Sciences-Po.

Retrouvez l’intégralité des interventions et des témoignages de la journée d’étude du 18 novembre 2017 dans les actes de la journée d’étude à paraître très bientôt.

La JOC vue par… Thérèse Lacroix, ancienne jociste et militante des droits des locataires

Une grande journée d’étude sur la fondation de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a eu lieu le 18 novembre 2017 à l’Université de Lille 2 dans les locaux de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales. Plus de 200 personnes étaient présente pour découvrir comment et pourquoi la JOC est née à Lille en 1926 et comment cette fondation a changer en profondeur l’Église catholique et le mouvement ouvrier français.

Thérèse Lacroix

Chaque semaine, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous fera découvrir le regard d’un intervenant ou d’un témoin de cette grande journée d’étude. Aujourd’hui, nous vous partageons les grandes lignes de l’intervention de Thérèse Lacroix, ancienne jociste des années 60-70 et militante des droits des locataires, qui partage son parcours dans le mouvement.

Un parcours plein de découvertes : « Dans ma ville, j’avais remarqué que dans les maisons de riches il y avait des jeunes employées de maison venues du bassin minier. Elles étaient isolées et exploitées. Je suis allé discrètement les rencontrer et je leur ai parlé de la JOC. Elle ont découvert un nouveau regard sur la vie et sur elles-mêmes ». Un parcours fort en engagements : « Comme il y avait déjà de la JOC dans la conserverie où je travaillais, je suis aller me faire embaucher dans le textile pour y fonder la JOC ». Au point de devenir permanente nationale : « j’ai tout appris en faisant. Organiser les sessions, écrire les articles, mener des actions… ». Autant de savoir-faire qui lui seront bien utile dans son engagement au service des locataires et pour le logement social.

La semaine prochaine, découvrez les grandes lignes de l’intervention de Bernadette Alloy-Tiquet, ancienne jociste des années 65-75.

Retrouvez l’intégralité des interventions et des témoignages de la journée d’étude du 18 novembre 2017 dans les actes de la journée d’étude à paraître très bientôt.

Viviane, missionnée pour la Mission Ouvrière du littoral : « A nous d’aller chercher la part d’humanité et de fraternité en chacun de nos frères »

Viviane Benoît a été coordinatrice de la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois de janvier 2013 à fin 2017. A l’aube de sa retraite, les membres de son équipe ont souhaité lui poser une question pour qu’elle puisse partager ce qu’elle à vécue durant ces quelques années au service de l’annonce de la Bonne Nouvelle : A l’aube de ta retraite, qu’est-ce que tu aimerais mettre en lumière de ta mission ? Qu’est ce qui te tient à cœur ? Qu’est-ce que tu aimerais partager avec nous, avec ceux qui ne connaissent pas ta mission en tant que animatrice en mission ouvrière et aussi en quartier populaire ?

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Viviane Benoit fin 2016

Une mission qui débute avec Diaconia 2013

Lorsque j’ai été appelée pour la Mission Ouvrière, tout de suite on m’a demandé de réserver mon week-end de Pentecôte 2013 pour faire partie d’une « Fraternité » (un groupe de personnes) qui allait à Lourdes pour le grand rassemblement appelé « Diaconia, servons la fraternité ». Lourdes, je n’y étais jamais allée. Son côté « commercial » et traditionnel de pèlerinage ne m’attirait pas particulièrement. C’est pourtant de là que j’ai perçu ce que pouvait être « le rôle d’une permanente pour la Mission Ouvrière et les Quartiers Populaires » et commencer à entrevoir vers quelles personnes j’étais particulièrement envoyée, des personnes dont l’Église semblait loin.

Les différents temps forts que j’ai vécus avec d’autres et qui m’ont enraciné dans ma Mission

Diaconia Lourdes 2013

Le message fort de Diaconia qui reste gravé en moi c’est «Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager » ; ce mot « pauvre » ne me convient pas vraiment, on dira plutôt une personne en fragilité, en précarité ; il n’y a pas de terme suffisamment large pour évoquer une personne en manque de considération. Une fragilité personnelle, une déchirure familiale, une difficulté à trouver une place au travail ou dans la vie de quartier, problèmes de santé invalidants, de maladie, d’addiction, la liste est longue des raisons pour lesquelles, des personnes peuvent se retrouver isolées, ou pire, à la rue, en prison… Ces situations montrent les difficultés, pour vivre aujourd’hui, dans cette société injuste, qu’on soit jeune ou moins jeune.

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Diaconia nous a demandé de changer notre regard : « Si les catholiques mettaient autant d’énergie à combattre toutes les formes d’exclusion dans l’Eglise et dans la société qu’ils en ont mis à dénoncer le mariage pour tous, il n’y aurait plus un seul pauvre à l’entrée de nos églises» Mgr Gérard Daucourt évêque de Nanterre en 2013. Le Pape François, tout juste élu, à l’issue du rassemblement Diaconia nous a adressé un message, voici la fin de ce message : « L’Église, à la suite du Christ, rejoint et accompagne tous ceux qui sont écrasés par les épreuves de la vie. »

« Le combat pour la justice : en premier pour les Chrétiens, c’est d’abord rendre à chacun ce qui lui appartient afin que la charité puisse trouver pleinement sa place, parce que la charité c’est donner à l’autre ce qui lui appartient ; c’est le premier combat auquel nous sommes appelés »
François Soulage (Président du Secours Catholique de 2008 à 2014)

De retour de Lourdes, sur le dunkerquois

Diaconia a permis une prise de parole par ces personnes, et de retour de Lourdes, notre «Fraternité» composée alors de Christian, de Gillette, d’Arnaud, de moi-même et avec le soutien de Gérard notre Doyen, se devait de mettre en place un lieu où cette parole serait écoutée, partagée.

Et nous avons imaginé des rencontres « sans prise de tête » que nous avons appelées «Venez comme vous êtes»; ce sont des soirées débat suivies d’une auberge espagnole, sur des sujets très divers qu’on aborde avec humour et bonne humeur, avec pour trame de fond : « Nos manières de vivre, de penser, d’agir, nous invitent-t-elles à la fraternité ? ». Aux quatre premiers rendez-vous ce sont des personnes en relation avec des gens vivant la précarité qui sont venues; nous avons ainsi remarqué qu’un lieu de partage était nécessaire aussi pour ces personnes. La cinquième rencontre a permis une prise de contact avec cinq personnes vivant la précarité.

Depuis, plus de la moitié des personnes qui viennent à nos rencontres sont des personnes en difficulté (14 rencontres depuis avril 2014, de 12 à 18 personnes présentes à chaque fois). Ces échanges sont très riches et permettent de tisser des liens entre les participants, nos rencontres se font dans différents lieux du doyenné. On se connait mieux, on invite d’autres et on rit beaucoup. Des personnes qui viennent à ces rencontres font partie aujourd’hui de la formation « Vivre en Chrétiens ».

La rencontre nationale de l’Action Catholique Ouvrière à Angers en 2014

Il y a eu aussi la Rencontre Nationale de l’ACO à Angers en 2014. Le slogan de la rencontre : Engagés pour la justice et la dignité, osons l’Espérance ! La priorité qui a été votée : « Les personnes, les travailleurs en situations de précarité, de fragilité, sont au cœur du projet missionnaire de l’ACO ». Ce qui m’a marqué : le témoignage d’Aïda Tunisienne, en sous-traitance pour des marques de vêtements haut de gamme, qui travaille dans conditions sanitaires et d’hygiène inexistantes, 48h/semaine (week-end et parfois même le dimanche) et pour un salaire mensuel de 10 € à 100 € pour les plus qualifiées.

Une conviction : le «salaire vital » ou le « revenu de base ». Je pense qu’il faudra certainement travailler sur ce « concept». Notre société n’est pas en capacité de donner un emploi à tous, (et ce n’est ni sa priorité, ni sa volonté) ; même s’il y a d’énormes besoins : aide à la personne, la santé, l’éducation… ça ne débouche pas sur de l’emploi. On laisse donc sur le côté beaucoup de personnes et en particulier les personnes les plus fragiles et les moins formées. On parle de la « valeur travail »… le travail n’est pas une valeur: on a du travail ou on n’en n’a pas. Des « valeurs » seraient le courage, la volonté etc. Un revenu de base pourrait redonner de la dignité à beaucoup, en enlevant l’angoisse de « comment on va subsister ?» et permettrait à ceux qui le veulent de s’engager dans un travail pas toujours rémunérateur, mais qui leur donne une place et la conviction qu’ils sont utiles, qu’on a besoin d’eux.

Et pourtant… Prière (RN ACO)
Jésus, nous te voyons souvent confronté aux regards, aux cœurs fermés face aux personnes rejetées qu’on voulait t’empêcher d’approcher.
Aujourd’hui, ce sont souvent les personnes résidant dans les quartiers dits « sensibles », les familles qui, au quotidien, luttent pour y vivre.
Il est dit qu’elles n’ont aucune culture.
Et pourtant…
Il est dit qu’elles ne savent pas « gérer».
Et pourtant…
Il est dit qu’elles sont « assistées ».
Et pourtant…
Il est dit qu’elles manquent de « civisme».
Et pourtant…
Il est dit qu’il faudrait leur « redonner » leur dignité.
Et pourtant… Cette dignité ne les a jamais quittées. C’est un peu comme une source enfouie qui jaillit et qui devient ruisseau, fleuve, océan.
L’ACO emploie le mot « révélateur » de dignité. En toi, Jésus, je devine ce « révélateur» qui rend notre regard assez limpide pour voir dans les muets, les sourds, les aveugles de notre temps, les merveilles qu’ils réalisent chaque jour. Aide-nous à en témoigner.
Extrait de la prière de Mauricette parue dans Témoignage n°551

La rencontre nationale de la Mission Ouvrière à Lourdes en 2015

Le thème : « Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! » (Esaïe 54,2).

Les 5 orientations :
• Etre témoins et acteurs de la construction du Royaume
• Bien enracinés dans nos lieux de vie, partager la joie de croire
• Lire les Ecritures saintes
• Développer notre communion avec toute l’Eglise
• A vous, à nous d’agir pour élargir l’espace de notre tente.

Ce que j’en retiens principalement : « Avance en eaux profondes, va au large » (Luc5,4). Madeleine Delbrêl montrait que l’expérience de la petite Thérèse de Lisieux était un modèle pour l’évangélisation, puisque « aux missions en étendue allaient se joindre des missions en épaisseur, au fond des masses humaines, en profondeur, là où l’espoir de l’homme interroge le monde et oscille entre le mystère d’un Dieu qui le veut petit et dépouillé ou le mystère du monde qui le veut puissant et grand ».

« Ensemble, osons la fraternité » : une suite de Diaconia dans le Diocèse de Lille

A Lille en 2016 : une rassemblement de 700 personnes, une suite de Diaconia 2013 et des visites des évêques dans les quartiers populaires. Une journée pour échanger, prendre la parole, participer à des forums, à des ateliers créatifs, écouter la parole de Dieu, pour vivre la fraternité dans notre diocèse en présence de nos évêques…

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Il aura fallu une année de préparation aux responsables des fraternités de Diaconia, les responsables des Mouvements et un comité de pilotage composé de personnes en fragilité : un gros travail !
Cette journée du 6 juin m’a parue tellement sereine, un sentiment de paix et d’harmonie… Les rencontres continuent au niveau diocèse pour proposer des événements festifs et de la formation.

Ce qui est et a été vécu sur le dunkerquois

Plusieurs fêtes : « Fraternité plurielle », « Troquons, mon frère », « Goutons, mon frère »… Des rencontres gratuites, qui ont en commun d’être préparées avec les personnes intéressées : des gens des assos, des gens en précarité…

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Fête de la fraternité « Troquons mon frère » en 2016

Une formation appelée « Vivre en Chrétien(s), qu’est-ce que ça veut dire ? »
a débuté sur Dunkerque en juin 2017. Nous avons contacté les personnes rencontrées lors des différentes actions que nous avons faites pour bâtir ensemble un « programme » et les thèmes des cinq rencontres en grands groupes ont été décidés par les gens eux-mêmes. C’est une formation « sur mesure ». La parole est libre et toutes les questions posées sont de bonnes questions. Quatre petites équipes, guidées par des accompagnateurs, se réunissent entre ces cinq rencontres pour approfondir le thème de la fois suivante. Nous avons soigné l’accueil :
– la formation est ouverte à tous tout le long de l’année ;
– il est possible de venir avec des enfants, ils seront pris en charge ;
– un covoiturage est organisé pour ceux qui le demandent ;
– un lieu sur le dunkerquois pour les rencontres en grands groupes, accessible avec le bus gratuit.

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Choix des thèmes de travail lors de la formation en juin 2017

Deux ateliers de lecture ont été mise en place : livre de Tareq Oubrou « Ce que vous ne savez pas sur l’Islam » et celui de la Conférence des Evêques de France « Notre bien commun n°2 » ; nous lisons ensemble un livre et nous échangeons.

La célé de Noël en MO : nous la préparons avec une équipe différente chaque année. Cette année c’est avec des Jocistes : une première !

Et bien sûr il y a les Mouvements !

L’Action Catholique des Enfants : Deux clubs ont vu le jour. Et aussi des rencontres d’enfants pendant chaque vacances qu’on a appelé des « Garden Party », même s’il elles n’ont pas toujours lieu dans un jardin (celui de Gérard). Les enfants et les parents ont participé aux 80 ans de l’ACE à Tourcoing.

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L’Action Catholique Ouvrière : Richesse de cette vie de Mouvement : Retraites, rencontres diverses, plaquette avec des témoignages des équipes pour la préparation de la RN 2018… Je fais personnellement partie d’une équipe de base depuis dix ans.

La Jeunesse Ouvrière Chrétienne : 12 jeunes se répartissent en deux groupes pour des Révisions de Vie… Une renaissance !

Et aussi le GREPO : une équipe de prêtres et d’animatrices en pastorale se rencontrent régulièrement, soucieux des gens du monde populaire. Une plaquette avec des témoignages a été récemment éditée.

En quelques mots

Ensemble
Ces temps forts, ces fêtes, ces rencontres, cette formation ont été bâties avec les personnes vers qui nous sommes envoyés. Il faut du temps pour que ces personnes du monde populaire nous fassent confiance et se permettent de nous faire part de leurs besoins, leurs envies, leurs soucis. C’est un compagnonnage qui demande de la patience, de la bienveillance et de l’amour fraternel. Nous nous apprivoisons !

Déplacements
C’est par des échanges en confiance, que chacun peut avancer dans la compréhension et l’acceptation de l’autre différent. La parole n’est pas facile à prendre quand on ne se sent pas « à sa place » dans un groupe d’échange (comme par exemple des parents d’enfants de l’ACE). A nous, Animateurs en pastorale, d’être vigilants afin que tous puissent s’exprimer pour oser une parole différente, pour oser aller à l’encontre du « bien-pensant ». Personne n’a la vérité.
Les Révisions de vie, les relectures sont indispensables à nos missions. Sans elles on ne voit pas bien le chemin parcouru, ni le chemin à prendre pour demain.
Le déplacement physique : aller à une rencontre, à une formation, un camp ACE… permet aussi un déplacement dans la tête… les jambes portent le cœur et la tête… ailleurs… Les pèlerins d’Emmaüs !

Nourritures
Je voudrais aussi parler de la formation CIPAC qui m’a permis de me former pour la Mission sur des modules comme le Nouveau et l’Ancien Testament, la relecture pastorale, écoute et dialogue, animation de groupes… ainsi que des formations à la Catho, des récollections… Des découvertes qui sont des cadeaux pour la vie.
J’ai « appris », au cours des formations, des temps forts, des relectures… mais je me suis surtout nourrie des autres ! De l’énergie des autres : de l’équipe du dunkerquois : Nadine, Cécile, Gérard, Damien, Jacques, Stéphane ; mais aussi l’énergie des équipes des autres lieux où la mission Ouvrière est active : vous ici autour de la table (et de ceux qui ne sont pas là aujourd’hui) ; mais aussi d’autres, comme le Secours Catholique, la Pastorale des Migrants, la Catéchèse, les Aumôneries… mais aussi de toutes ces personnes rencontrées qui me renvoient leur besoin d’Espérance et offrent leurs talents de toutes sortes.

Je vous remercie.

Vous m’avez tous donné un grand élan vital qui a conforté ma foi en Dieu et en l’Homme quand il est fraternel. Et pour qu’il soit fraternel ou qu’il devienne fraternel, à nous d’aller chercher sa part d’humanité et de fraternité et de la travailler avec lui et avec Lui pour qu’elle soit révélée. Je crois que c’est ça le cœur de nos Missions tant qu’Animateurs en pastorale et en tant que Chrétiens, en tant qu’Église. Une mission qui ne finit jamais…

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28,20)

Viviane BENOIT
1er décembre 2017

La Mission Ouvrière du littoral dunkerquois… C’est une équipe ! Composée de Nadine (ACO), Cécile (Religieuse et engagée auprès de Salam pour les migrants), Jacques (GREPO et Curé de Cappelle), Damien (Aumônier de la JOC, Aumônier de la Maison d’arrêt de Dunkerque et prêtre), Gérard (Curé de deux paroisses et Doyen, chargé, entre autres, de la Mission Ouvrière sur le dunkerquois), Stéphane (DDMO) et moi (ACE et permanente pour la MO et QP).

La JOC vue par… Paul Destailleur, grande figure du militantisme ouvrier de Roubaix

Une grande journée d’étude sur la fondation de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a eu lieu le 18 novembre 2017 à l’Université de Lille 2 dans les locaux de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales. Plus de 200 personnes étaient présente pour découvrir comment et pourquoi la JOC est née à Lille en 1926 et comment cette fondation a changer en profondeur l’Église catholique et le mouvement ouvrier français.

Chaque semaine, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous fera découvrir le regard d’un intervenant ou d’un témoin de cette grande journée d’étude. Aujourd’hui, nous vous partageons les grandes lignes de l’intervention de Paul Destailleur, militant et permanent de la JOC (1962-1966), syndicaliste au cœur de la crise du textile à Roubaix, ancien élu municipal et fondateur du Groupe d’action des demandeurs d’emploi.

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Paul Destailleur débout pour témoigner de son expérience jociste

Pour Paul, la rencontre avec la JOC c’est celle de la revole :  » La JOC m’a fait rencontrer des jeunes travailleurs du textile dont les conditions de travail m’ont révolté « . Il fait alors un choix de vie fort en engagements  » Dessinateur industriel, j’ai fait le choix d’être embauché comme simple mécano pour vivre avec les plus petits, comme le Christ « .

Il rajoute  » Je suis marqué par cette foi chrétienne qui se vit en actes comme Jésus en son temps. Avec la JOC on a agi dans ce sens. On s’est battu pour la création du premier Foyer de Jeunes Travailleurs de Roubaix qui existe encore. A l’usine, on a porté les  revendications pour le droit à la formation des jeunes. On a obtenu la possibilité de pouvoir aller aux cours du soir « .

La semaine prochaine, découvrez les grandes lignes de l’intervention de Pierre Outteryck, historien spécialisé dans le mouvement social du Nord.

Retrouvez l’intégralité des interventions et des témoignages de la journée d’étude du 18 novembre 2017 dans les actes de la journée d’étude à paraître très bientôt.

La JOC vue par… Louis Dooghe, ancien jociste, grande figure de l’éducation populaire

Une grande journée d’étude sur la fondation de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) a eu lieu le 18 novembre 2017 à l’Université de Lille 2 dans les locaux de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales. Plus de 200 personnes étaient présente pour découvrir comment et pourquoi la JOC est née à Lille en 1926 et comment cette fondation a changer en profondeur l’Église catholique et le mouvement ouvrier français.

Chaque semaine, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous fera découvrir le regard d’un intervenant ou d’un témoin de cette grande journée d’étude. Aujourd’hui, nous vous partageons les grandes lignes de l’intervention de Louis Dooghe, ancien jociste,  permanent de la JOC (1950-1952) ;  ouvrier menuisier, éducateur ; fondateur du foyer de culture populaire de Marcq-en-Barœul (Nord, 1956), ancien président de l’Union des clubs de prévention du Nord (1963) et de la Fédération des foyers de culture populaire (1965). Une grande figure du monde de l’éducation populaire qui témoigne de son parcours en JOC.

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Louis Dooghe lors de la journée d’étude sur la fondation de la JOC à Lille

Louis Dooghe commence par partager aux participants son enfance dans le monde ouvrier avant de témoigner de ses premiers combats en JOC et à l’usine : « A l’usine, il y avait du bizutage auprès des mousses [les apprentis]. En tant que jociste, je ne pouvais pas laisser passer ça ! J’ai menacé mes collègues avec un marteau pour que ça cesse. Je l’ai lancer au travers de l’atelier et ça a cessé ».

Il poursuit en expliquant les luttes menées avec les jocistes et surtout la confiance qu’il a reçu d’un mouvement qui a su croire en lui : « La JOC m’a permit de vaincre ma timidité, de comprendre que j’avais des capacités. J’ai fondé le premier club de prévention du Nord et j’ai participé à la rédaction des textes fondateurs du métier ! Moi ! Le petit ouvrier ! ».

La semaine prochaine, découvrez les grandes lignes du témoignage de Paul Destailleur, ancien jociste des années 60, militant syndical et politique à Roubaix.

Retrouvez l’intégralité des interventions et des témoignages de la journée d’étude du 18 novembre 2017 dans les actes de la journée d’étude à paraître très bientôt.