Diacres au cœur du monde populaires : Mettre les périphéries au centre

Les diacres sont au service… C’est le sens même de la racine grecque « diakonos », serviteur. Ces chrétiens ordonné par un évêque pour servir leurs frères et l’Eglise sont aujourd’hui 2700 sur le territoire français. Soit autant de manière de servir. Certains d’entre eux sont issus du milieu ouvrier et des quartiers populaires ou engagés au cœur de celui-ci.

La revue des Cahiers de l’Atelier leur consacre un numéro auquel la Mission Ouvrière a grandement collaboré. En particulier celle du diocèse de Lille puisse que 3 articles sont signés par des nordistes du diocèse de Lille : Maxime Leroy, prêtre de l’agglomération lilloise ; Michel Delattre, diacre à Armentières et Stéphane Haar, délégué diocésain de la Mission Ouvrière.

Dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires, les diacres vivent ce service de nombreuses manières. Dans le monde du travail, le monde associatif, auprès des personnes privées d’emploi ou incarcérées, avec les migrants ou les croyants d’autres religions… Et ils ne le vivent pas seuls mais en couple, en famille, en Église, en Mission Ouvrière.

Découvrez ces témoignages en commandant votre exemplaire des « Cahiers de l’atelier N°554 – Les diacres au cœur du monde populaire » ! Un outil indispensable pour approfondir votre regard sur l’Eglise en monde populaire et un beau cadeau à offrir pour inviter au cheminement vocationnel !

Téléchargez le bon de commande : CdA554_Diacres en MO_Commande

Publicités

Valentine, jociste de Dunkerque, chemine vers la vie religieuse

Dans son numéro de juin 2017, Assez Zoné, le magazine de la JOC, consacre son Focus à Valentine, jociste dunkerquoise de 21 ans qui chemine vers la vie religieuse.

Un portrait à lire et à partager :

Valentine

Pour rester connecter à l’actu des jeunes du milieu ouvrier, abonnez vous à Assez Zoné pour seulement 15€ par an !
Envoyez simplement vos nom, prénom et adresse sur papier libre à ACO – Service publication JOC – 7, rue Paul Lelong 75002 Paris avec un chèque de 15€ à l’ordre de Jeun’avenir Publications

Grande joie ! Damien sera ordonné prêtre dimanche 25 juin

orddbindaultDamien Bindault est un jeune séminariste originaire de Roubaix. Séminariste… Plus pour très longtemps car après des années de cheminement et d’études, il sera ordonné prêtre le dimanche 25 juin 2017 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille !

En insertion sur la paroisse de Grande Synthe, Damien accompagne la JOC du littoral dunkerquois dont il est l’aumônier fédéral. Il participe aussi activement à l’équipe locale de Mission Ouvrière et intervient en prison. La phrase de l’évangile de Matthieu par laquelle il nous invite à son ordination est à l’image de son engagement avec la Mission Ouvrière.

Citation Damien Bindault

L’ordination de Damien est une grande joie pour tous les acteurs de la Mission Ouvrière. Dans cette étape importante et dans toute sa vie de prêtre nous voulons être à ses cotés pour porter et faire vivre la Bonne Nouvelle de Jésus Christ en milieu ouvrier et dans les quartiers populaires.

vidéo damien
Vidéo : Damien vous invite à son ordination

Soyons nombreux le dimanche 25 juin 2017 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille pour partager cette joie avec lui.

Après 35 ans au service de l’Église, Cécile Rouzé prend sa retraite

fullsizerender-2Cécile Rouzé est missionnée par le diocèse de Lille depuis de nombreuses années pour soutenir la Mission Ouvrière dans le doyenné cœur de Flandre. Les acteurs de l’ACE, de la JOC, de l’ACO et des groupes en quartiers populaires d’Hazebrouck et de Merville ont eu la chance de travailler avec elle pour que chacun trouve sa place dans la grande famille des chrétiens. Nous lui avons récemment consacré un beau portrait.

Après 35 année au service de l’Église et des chrétiens, d’abord à l’aumônerie de l’enseignement public puis avec la Mission Ouvrière, Cécile va enfin pouvoir prendre sa retraite. Pour fêter cette nouvelle étape dans sa vie, plus d’une cinquantaine d’acteurs de la Mission Ouvrière, de chrétiens du doyenné et de membres de sa famille se sont réunit au 16 boulevard de l’abbé Lemire à Hazebrouck ce 10 juin 2017 autour d’elle.

Jean Marc Bailleul, le Déléguée de l’Évêque pour les Mouvements et Association de Fidèles (DEMAF) prend la parole pour lancer la fête en rappelant à tous le parcours de Cécile : « C’est difficile de ne pas se rappeler de l’histoire de Cécile. Je suis aller fouiller dans son dossier à l’archevêché et j’y ai trouvé beaucoup de vie et de rencontres. Les premiers documents datent de son entrée en formation à l’école des catéchistes professionnelles qui est depuis devenu le CIPAC. Après deux ans de formations en parallèle de ton emploi de vendeuse le conseil épiscopal donne son accord et tu deviens salariée de l’Escale pour l’aumônerie de l’enseignement public à Hazebrouck.Pendant une vingtaine d’année tu as eu une responsabilité importante dans l’AEP et dans l’Eglise locale. Puis grâce à Pascal Delanoy qui se posait beaucoup la question des quartiers populaires, tu as été nommée pour la Mission Ouvrière avec le choix d’aller au cœur de la vie des quartiers populaires ».

La fête se poursuit avec la diffusion d’un diaporama sur les différentes missions de Cécile et qui se finissait par « Je suis en retraite et maintenant… »

IMG_6777
Le 16 a fait salle comble pour fêter Cécile Rouzé

C’est alors à Raymond le complice des premières années de mission de Cécile de prendre le micro : « Au siècle dernier dans les années 80, Cécile passe de l’ACE et du cathé à l’aumônerie. En 1982, elle anime la retraite de profession de foi avec Fanny, sa fille, âgée de 3 mois dans les bras. Elle a 26 ans et propose d’organiser un camp d’été pour les jeunes. Elle va coordonner beaucoup d’activités avec eux. Il y a eu la période avec l’escale ! La période avec Nicole ! En 88 elle assume seul tout le 1er cycle et les lycées pro. Pas facile mais elle assure. Elle ira jusqu’à organiser 3 retraites simultanées à Merville. Puis elle quitte l’aumônerie vers la Mission Ouvrière. L’équipe actuelle des marcheurs sont pas mal des jeunes qui ont vécu l’aumônerie avec Cécile. Que d’anecdotes ! En arrivant à l’aumônerie elle cherchait la tétine de Fanny partout. Elle a une simplicité de vie, une écoute vraie et sincère, sa capacité à chercher le Christ dans tout les événements de la vie et toutes les rencontres humaines ».

Puis Nicole dit à son tour quelques mots : « Merci pour ce petit bout de chemin fait ensemble. Tu m’a permis de prendre ma place et des responsabilités en aumônerie. Ça m’a permit de me construire comme adulte et de construire ma foi ».

Monique de l’ACO prend la suite : « Je me souviens de l’arrivée de Cécile. Elle a redonné vie à la maison de la Mission Ouvrière. En 2013, quand j’ai proposé de faire des rencontre d’acteurs de l’ACO agissant auprès des Migrants, elle a tout de suite été partante et nous avons élargi le cercle de nos rencontres ».

Puis Jean Pierre annonce une nouvelle fracassante qui tient toute la salle en émoi : « Cécile et moi avons eu un enfant ensemble… Cet enfant c’est la feuille d’information de la Mission Ouvrière. Elle existe encore et parait tous les mois. On en est au 174. Je garderai de toi aussi ton côté bordélique. Pour comprendre une facture de Cécile il faut un bac +5 et pourtant les comptes sont toujours bons ».

« On a en commun de courir tout le temps mais Cécile et toujours disponible » partage Annie « On s’est connu en perfectionnement de centre de vacances. On s’est revu par le CCFD qui compte beaucoup pour Cécile et pour qui elle a beaucoup fait sur le terrain à Hazebrouck et même Wormhout. Cécile a cette qualité de mettre le collectif en avant. Mais aussi une capacité a créer des réseaux en Mission Ouvrière et avec d’autres comme le CMR. Ensemble on a prit le relais sur le terrain pour interpeller les candidats aux législatives sur les 15 propositions pour une France solidaire. Un grand Merci ».

Mauricette ne pouvait pas être présente car elle était à Lourdes avec le pèlerinage diocésain mais elle a transmis un message plein d’émotions : « Merci. Tu as insisté pour que je rejoigne la formation Sifas. J’ai été au fond du gouffre et tu m’en a sortie avec ceux du groupe. Tu as toujours été présente. Profite bien de ta retraite. Sache que tu es et restera toujours dans mon cœur ».

Christine aussi apporte ses remerciement à Cécile : « Merci au nom de toute l’équipe de Merville. Tu as l’art et la manière de nous faire faire des choses auxquelles on ne s’attend pas. Comme de recevoir l’évêque dans notre quartier à Merville ! On arrive à faire de belles choses ensemble. Quand j’ai prit ma retraite j’ai eu besoin d’un agenda alors garde le tiens car à la retraite on est débordé ».

C’est enfin à Cécile de prendre la parole : « J’ai reçu beaucoup de beaux messages de personnes qui n’ont pas pu venir. Merci. Merci à vous tous d’avoir partager cette route avec moi. J’ai toujours aimé ce rôle d’animatrice laïque en pastorale qui fait avec les gens et respecte chacun d’entre eux. Ça m’a demandé beaucoup d’énergie. J’ai parfois eu la peur au ventre et je transmettais cette tension au autres des fois. Mais j’ai rencontré le Christ en chacun de vous. Merci encore de m’entourer. J’espère que ce pot vous permettra de vous rencontrer et de partager. Merci à vous. Vos témoignages, c’est beaucoup d’honneur. J’ai souvent l’impression d’être à côté mais je vois que je vous ai apporté des choses alors je suis heureuse ».

IMG_6787
Cécile ouvre un de ses cadeaux entourée de Jean Marc et Nathalie

Les personnes présentent remettent alors leurs cadeaux à Cécile et partagent un pot de l’amitié.

La Mission Ouvrière du Diocèse de Lille remercie Cécile pour ces belles années passées au service de l’Église dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires. Pour nous, elle est plus qu’une animatrice laïque en pastorale missionnée, elle est une militante, une sœur de lutte.

Merci et bonne retraite à toi, Cécile !

Mariana : au service de l’ACE et des enfants des quartiers populaires de Roubaix

MarianaA l’ombre du clocher sans flèche de l’église Sainte Élisabeth de Roubaix vivent des gens simples originaires du Nord mais aussi du Portugal, d’Italie, de Pologne, de Belgique, du Maghréb, du Cap-Vert et de bien d’autres endroits. Toute une population qui a en commun d’être venu travailler dur pour offrir à leurs enfants un avenir meilleur. Dans ces quartiers populaires marquée par la pauvreté, le chômage et la tentation du repli sur soi des chrétiens sont acteurs du vivre ensemble et de la fraternité. Des chrétiens à l’image de leur quartier comme Mariana Pipo de Sousa, missionnée en Mission Ouvrière à Roubaix.

Née au Portugal dans les années 60, Mariana arrive en France avec ses parents, ses frères et sœurs à l’age de 10 ans. Ils atterrissent dans les baraquements près de Bondues. Une histoire semblable à celle de ces centaines de milliers de migrants portugais qui ont fuit la misère et la dictature pour trouver leur place dans la société française par le travail. Pour les hommes, le travail c’était l’usine, pour Mariana ce sera celui de femme de ménage. Après son mariage, Mariana et sa famille s’installent à Roubaix.

Mariana fréquente la paroisse Sainte Élisabeth et apporte peu à peu sa pierre à la vie paroissiale. « Je connaissais la dame qui s’occupait de l’église, de son entretien et de sa décoration. Peu à peu, elle m’a donner des missions à remplir ». Un engagement de croyante humble et discrète mais qui ne passe pas inaperçu pour le prêtre et les responsables de la paroisse. « Le père Gérard Vandevyver m’a proposé de faire de l’Action Catholique des Enfants. Il y avait des enfants de 7 à 10 ans qui venaient de faire leur baptême et qui voulaient continuer de se rencontrer. On leur a proposé l’ACE et d’autres enfants nous ont rejoint ».

Mariana anime régulièrement le club ACE du quartier et le caté. « Lucie, Rodrigo, Avelina, Anaëlle, Anaïs , Théo, Léa, Emilie, Mélina… Ils aiment bien participer à l’ACE. Ça leur change de l’école où on leur dit toujours ce qu’ils doivent faire et comment ils doivent le faire. Ici c’est eux qui choisissent et ce n’est pas toujours simple ». Car l’ACE c’est plus qu’en bonne ambiance et des jeux, c’est une école de vie. « Cette année ils ont échangés sur le thème de l’année  »Prendre le temps » et de belles expressions sont ressorties. Ils veulent en faire une petite pièce de théâtre ».

Une vie de club qu’elle arrive a porter avec le soutien indéfectible de Gérard et de Marie France qui ont cru en elle et lui ont proposé d’être missionnée à mi-temps pour la paroisse. Un sacré changement de vie à 50 ans passé que Mariana a eu le courage d’oser. Une mission qui cohabite avec son autre mi-temps de femme de ménage ce qui n’est pas toujours simple. « Quand j’arrive le matin pour suivre ma formation au CIPAC, le centre de formation des animateurs en pastorale du diocèse, j’ai déjà 3h de travail physique derrière moi. C’est difficile, mais ça vaut le coup ».

Pour la soutenir, Mariana peut compte sur l’équipe de secteur de l’ACE à laquelle est participe activement. Mais aussi sur son équipe d’Action Catholique Ouvrière où elle a découvert la révision de vie. « Dans le monde du travail manuel, personne ne vous demande comment ça va ou ne s’intéresse à vous. On est juste là pour faire le travail. Alors ça fait bizarre au début de parler de soi en confiance et d’être écouter par des gens que ça intéresse ».

Mariana participe aussi à l’équipe missionnaire de Roubaix. Une équipe d’agents pastoraux, prêtres, diacres et laïcs de la ville qui partagent leurs initiatives missionnaires et s’entraide à saisir toutes les opportunités pour annoncer la Bonne Nouvelle. Une opportunité comme la fête diocésaine des 80 ans de l’ACE qui aura lieu le 11 novembre 2017 et qui sera l’occasion pour Mariana et les enfants de l’ACE de vivre un nouveau temps fort et d’inviter de nouveaux copains.

poeme ACE Rbx
Chanson écrite par les enfants de Roubaix

Viviane Benoît, Mission Ouvrière du littoral dunkerquois : « la révision de vie, ça fait rêver »

« En réalité, aimer, cela nécessite des bagarres. Aimer, c’est créer des relations toujours plus intenses avec les gens. Les luttes ne suppriment pas l’Amour, bien au contraire. » écrivait René Carême en parlant de sa foi. Ce militant ouvrier et chrétien fut responsable de la JOC, syndicaliste et maire de Grande Synthe. Grande Synthe, la ville d’Usinor, la ville ouvrière. Mais aussi la ville de Viviane Benoît, militante de l’Action Catholique Ouvrière, missionnée pour la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois. Portrait.

fullsizerender

« Grande Synthe était un petit village qui a construit massivement pour accueillir les travailleurs de la sidérurgie. On a à la fois la chance du métissage et les inconvénients d’un ghetto. Certains lui font mauvaise presse mais c’est une ville où l’on vit bien. Il y a eu beaucoup de réhabilitation » confie Viviane, souriante, un café à la main. Cette ville, elle la connaît bien pour y avoir grandit et y vivre encore aujourd’hui mais aussi pour l’avoir en partie bâtie. Dessinatrice en bâtiment, elle a travaillée pendant 12 ans à l’aménagement du quartier Courghain. « Mais c’est presque tout le littoral qui est ouvrier » poursuit Viviane en citant les nombreuses usines et entreprises installées en bord de mer et les villes qui en dépendent : Saint Pol, Loon, Gravelines, Fort Mardryck . « L’industrie et le port restent le cœur de l’emploi du territoire » confirme elle en partageant la situation de son mari qui travaille dans une usine d’aluminium avant d’ajouter «  Mais on a perdu certaines usines comme BP et Total ».

Comme dans de nombreux territoires industrielles, le chômage et la précarité sont venus bouleverser la vie des habitants qui doivent se plier aux exigences de flexibilité et de compétitivité d’une économie qui a perdu tout bon sens. « Le chômage m’a marqué. Aujourd’hui ce sont les clients qui font le travail et qui paie pour ça. Il fait le plein à la place du pompiste. Il passe à la caisse à la place de la caissière… C’est des emplois en moins et ça va continuer. Tout ça c’est des personnes mises à la marge. C’est fou cette société où tu as beau chercher, tu as beau te former, tu ne trouves pas d’emploi ! ». Viviane connaît bien ces situations. Plusieurs fois licenciée économique dans le BTP, elle s’est formée et s’est reconvertie dans l’infographie puis l’animation sociale avant d’être appelée par le diocèse pour la Mission Ouvrière du littoral dunkerquois.

Une mission qui est le fruit d’un cheminement personnel et collectif fort. « Je ne suis pas issue d’une famille militante ou croyante. C’est un engagement que j’ai construit avec les copines. En fréquentant des militants, j’ai découvert l’engagement. Ça fait une douzaine d’année que je suis en Action Catholique Ouvrière (ACO). La révision de vie, ça me faisait rêver ! Raconter sa vie en confiance, ce n’est pas une expérience banale ». Un parcours également marqué par le cheminement spirituel de sa famille. Mariée, mère de deux grands enfants, Viviane les a baptisé et les a accompagné à l’éveil à la foi puis au catéchisme où elle s’est investie et où elle a lié de belles amitiés.

Avec l’équipe de Mission Ouvrière composée de Gérard, Damien, Nadine, Cécile et Jacques, Viviane s’attelle a relever de nouveaux défis :  » On est en train de refonder l’Action Catholique des Enfants (ACE). Plusieurs dizaines d’enfants viennent quand ont organise des garden party mais passer à une vie de club régulière c’est plus dur alors il faut persévérer. Ça me tient à cœur car quand l’ACE redémarre c’est tout le reste qui suit. C’est aussi le cas avec la JOC qui renaît sur le territoire et qui est très dynamique « .

Une équipe qui croit dans le lien entre les initiatives et dans l’investissement dans la vie locale à l’image de la fête de la fraternité qui a eu lieu en octobre 2016 à Cappelle la Grande, de la fête de Noël en Mission Ouvrière, des rencontres « Venez comme vous êtes » qui font suite à Diaconia ou des rencontres « chantier migrants ». Mais aussi une volonté de se former et de donner du sens en préparant un cycle de formation pour les chrétiens en quartier populaire (le SIFAS QP) et par un atelier lecture autour du livre « Notre bien commun ».

Dessinatrice et amoureuse des arts graphiques, Viviane a une attention particulière à la communication. « On a besoin d’être plus visible à l’extérieur. D’oser se montrer pour parler de la vie. C’est un vrai changement de culture pour la Mission Ouvrière ». Un autre chantier au service des personnes du milieu ouvrier.

Equipe missionnaire de Tourcoing : quatre garçons dans le vent de la mission

Le récent synode provincial a impulsé un certain nombre d’innovations pastorales. Parmi elle les équipes missionnaires. Des équipes composées de prêtres, de diacres, et de laïcs en mission ecclésiale qui ont la volonté de travailler ensemble pour ouvrir un maximum de portes dans et hors de l’église afin d’y faire vivre une dynamique missionnaire. Une expérience qui commence à porter du fruit dans les quartiers périphérique de Tourcoing où la Mission Ouvrière est très implantée. Rencontre avec quatre garçons dans le vent de l’Esprit Saint : Jean Michel, Norbert, Baptiste et Damien.

Damien, prêtre coordinateur de l’équipe nous présente leur terrain de mission « Les quartiers périphériques de Tourcoing sont des quartiers populaires qui représentent les 2/3 de la population de la ville. Ça débute au sud par le quartier des Francs puis en suivant le boulevard industriel ça va jusqu’à Saint Gérard à Wattrelos ». 60.000 habitants, 3 paroisses, 9 clochers… Bref il y a de quoi faire ! « A cause du boulevard qui fait le tour de la ville, les habitants d’un quartier ne passent pas par les autres quartiers pour se rendre quelque part, il y a donc un esprit de quartier très fort. Avant d’être de Tourcoing, tu es d’un de ses quartiers » précise Baptiste, laïc en mission ecclésiale formé au MRJC. «Les francs, la croix rouge, les orieux, la bourgogne, la marlière… ce sont tous des quartiers populaires avec un grand métissage et une présence parfois forte de l’Islam. Le chômage est important, surtout chez les jeunes » conclut Jean Michel, prêtre habitant à la limite des quartiers des phalempins et belencontre.

equipe-missionnaire-t
Baptiste, Norbert et Jean Michel (il ne manque que Damien) avec Jean Luc et Stéphane de la Mission Ouvrière

Ça fait un grand champ à labourer pour quatre personnes ? « Le rôle de l’équipe missionnaire n’est pas de faire à la place des chrétiens. Notre rôle c’est de saisir les opportunités d’initiatives missionnaires et d’en créer de nouvelles » prévient Damien. Il s’agit donc d’aller à la rencontre des chrétiens mais aussi des associations, des institutions, des clubs de sport… Aller à la rencontre pour créer du lien et libérer des énergies. « Il y a plein de gens croyants qui veulent mettre en place des groupes, mener des initiatives… Ils attendent juste le coup de pouce qui va les mettre en marche » résume Baptiste. Par la rencontre, il veulent mettre un maximum de gens en marche et mettre dans les coup tous les acteurs de l’église dont les paroisses mais aussi l’ACE, la JOC et l’ACO, déjà bien présents sur le terrain. Et ça marche !

Avec les équipes d’animation paroissiales des trois paroisses, ils ont travaillé des projets pastoraux à partir des besoins de chaque lieux et des envies de chaque chrétiens. A la marlière, un projet de construction d’un enclos paroissial avec des jardins ouvrier est lancé. A la Bourgogne, un groupe de chrétiens en quartier populaire se retrouvent avec des militants de l’ACO. A Saint Gérard, les chrétiens prennent leur place dans le projet de cité artisanale. A la croix rouge, les liens avec les associations se tissent. Avec l’ACE, un projet de nouveau club émarge à la bourgogne et un camp d’été va être organisé…

Au centre de cette démarche tout azimuts il y a une volonté « permettre à chacun de mettre de l’ouverture du cœur dans ses rites, ses habitudes… Dans l’église chacun fait bien ce qu’il fait, il ne manque parfois qu’une petite ouverture du cœur pour être pleinement missionnaire » résume Jean Michel. C’est par exemple proposer à l’atelier couture du cercle St Jacques de faire une initiation aux enfants.

« L’ACE, la JOC et l’ACO ont toute leur place dans cette dynamique. Ils sont un don de l’Église, une part du vitrail ecclésial et nous voulons que cette part brille à son maximum, comme les autres » s’enthousiasme Jean Michel. Avec le rassemblement national de la JOC qui approche, ce ne sont pas les occasion de briller qui vont manquer à Tourcoing.

Pour créer ces liens, ces opportunités, l’équipe missionnaire a su créer de la confiance avec les acteurs du territoire mais elle a su aussi travailler ensemble. « Chacun de nous est différent mais faire ensemble nous donne le courage d’avancer et d’aller à la rencontre de tous » confirme Norbert, le prêtre franciscain de l’équipe. Chaque mardi, les 4 membres de l’équipe se retrouvent pour partager leurs rencontres de la semaine, leurs réussites et leurs difficultés et pour faire du lien, encore et toujours.

Jérôme Montois : un militant à la croisée des chemins

Jérôme Montois est un diacre, un militant, un syndicaliste, un chrétien, un père, un époux, un acteur de la Mission Ouvrière de Roubaix… Jérôme Montois est beaucoup de choses. Portrait d’un militant en quartier populaire qui aime agir à la croisée des chemins.

jmontois1

Issu d’une famille d’artisan boulanger, Jérôme a grandit dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille. Un quartier où il croisa des ouvriers, un prêtre de la Mission Ouvrière mais aussi des dealers et des proxénètes. Une réalité ouvrière et parfois violente où Dieu ne tenait pas une grande place. Jusqu’au jour où… « A 18 ans, j’ai fait une rencontre avec un jeune qui m’a témoigné de sa foi de manière très direct. Il m’a invité dans une chapelle avec d’autres jeunes. Un peu plus tard dans l’intimité, j’ai vécu une rencontre. La rencontre de Dieu ».

Interrogé par cette expérience, Jérôme se rapproche de l’Église et rejoint un groupe de jeunes croyants vivant en communauté. « A cette époque, j’étais radical, limite « born again ». Je te mettais jésus a toutes les sauces » confie-t-il avec un peu de recul « c’était une communauté avec des personnes de tous horizons et j’y ai rencontré des gens bien et surtout ma femme Caroline ».

Après ses études de droit et son service militaire, Jérôme trouve un poste d’employé dans une clinique privé. « Le délégué syndical de la boite m’a vite repéré et m’a proposé d’être membre du comité d’entreprise (CE). Quand il est parti je suis vite devenu secrétaire général du CE puis délégué syndical du syndicat CFDT puis du syndicat SUD ». Il fait face à une direction très dure et doit batailler ferme pour défendre les salariés.

Par le biais de son syndicat, Jérôme s’investit dans le mouvement altermondialiste. Présent en 2001 à Gènes lors de la mobilisation anti-G8 durant laquelle le jeune militant Carlo Giuliani fut tué par la police, il en garde un souvenir fort « Sur le front de mer, c’était la guerre. Les carabiniers ont reçu l’ordre de charger. C’était une vraie chasse à l’homme. Ils ont procédé à des tirs tendus de grenades. J’en ai reçu une dans le dos… Ce jour là j’ai goutté à la froideur des états. J’ai vraiment cru mourir ». Mais il fut aussi marqué par la solidarité de ces luttes « A Gènes, l’Église était proche du mouvement social. J’y ai vu de belles marques de soutien. L’année suivante j’ai été au premier Forum Social Européen. Il y avait tout : des religieux jusqu’aux gauchistes. Beaucoup de fraternité et envie de refaire le monde. Une belle fête avec tout ses excès ».

Comme souvent, son engagement n’est pas sans conséquences personnelles difficiles : « Au boulot, J’étais complètement placardisé à cause de mon activité syndicale, la bête noir dans l’entreprise. Alors j’ai voulu prendre un autre chemin pour pouvoir évoluer ». Par le biais de la formation continue, il réussi un Master en économie sociale et solidaire au Conservatoire national des arts et métiers. Un parcours de formation initié par Henri Desroches, un des meneurs du mouvement chrétien progressiste des années 50-60 qui utilise la méthode de l’autobiographie raisonnée (une sorte de révision de vie). Il fait son mémoire sur la place de l’Église dans le monde associatif.

Il est embauché par une association du quartier de Moulin à Lille comme animateur laïc en pastoral et responsable de projet avant de rejoindre la paroisse de l’Epeule à Roubaix, la ville où il réside. « Je travaille beaucoup l’inter-religieux car beaucoup de jeunes ici ne sont pas chrétiens. Je rencontre des musulmans investis dans la cité, ceux qui ont un projet politique. C’est pas toujours facile. Je rencontre beaucoup des militants du PCF, UPC de Roubaix, je suis administrateur de l’association du quartier… J’essaie surtout de saisir les opportunités de rencontres, de partenariats comme récemment avec une association de portugais ».

C’est alors qu’il est interpellé à réfléchir à devenir diacre. Un réflexion qui aboutira à son ordination diaconale en 2011. Un ministère marqué par la démarche nationale de l’Église de France Diaconia. « On m’a demander de servir lors de la célébration de la grande rencontre Diaconia de Lourdes en 2013. C’est moi qui devait proclamer l’Évangile. Dans la sacristie j’étais entouré d’éveques et une bonne sœur n’arrêtait pas de me dire « mais vous n’êtes pas évêques, vous n’êtes pas évêques… ». Les copains m’ont ensuite dit qu’ils étaient fier car je les ai représenté ». A la suite de cet événement, Jérôme est missionné pour suivre la dynamique « Osons la fraternité » et le collectif diocésain Frat’éveil qui permet le partage des initiatives de fraternités dans le diocèse.

Le visage de ce père de quatre enfants se pare d’un large sourire quand il témoigne du parcours de vie de ses enfants et de sa femme. La fierté de voir ses enfants se construire et choisir leur voie se lit dans son regard. Un regard qu’il porte sur notre monde et sur son quartier en particulier « Dans le quartier de l’Epeule, tu as encore une relative mixité qui tant a disparaître. Il y a des bobos mais surtout un fort chômage, de la précarité, du communautarisme et tout le monde en souffre. C’est la guerre des pauvres entre eux. D’un coté le racisme et de l’autre des asso maghrébine qui ne se mélangent pas aux autres. Il faut prendre le temps de tisser des liens forts de faire avec les gens ».

Des difficultés qui touchent aussi les services publics : « Il y a quelques années je me battais pour avoir des éducateur de rue. Maintenant ils ont été parqué dans des bureaux pour faire des projets avec des jeunes qui ne sont pas là parce qu’ils sont dehors. On est bouffé par la technocratie ».

fullsizerender
Jérôme, au 1er rang à gauche, lors d’une rencontre de coordination de Mission Ouvrière de Roubaix 

Vous le voyez, le parcours de Jérôme Montois n’est pas celui d’un pur produit de la Mission Ouvrière. Pourtant son compagnonnage avec la Mission Ouvrière est une évidence tant son engagement au service des quartiers populaires et sa confiance aux plus pauvres sont forts. « Je me reconnais dans la Mission Ouvrière, dans son public, sa pédagogie, le voir juger agir… La Mission Ouvrière a cette capacité a faire émerger la parole,. C’est un savoir faire unique dans un milieu social qui a beaucoup changé ! Il est toujours plus divisé, précaire et multiculturel. Le religieux revient en force et la militance évolue. Il faut faire alliance avec les autres tout en gardant son identité. Nous devons prendre des risques, sortir de notre tiédeur ».

Au final, Jérôme aime avant tout se retrouver à la croisée des chemins : « J’aime surtout être investi dans plein de petites initiatives différentes, sans forcement avoir une étiquette. On s’y retrouve parfois seul et c’est pas simple mais c’est important de multiplier les réseaux. Tu apprends le tas. Tu te prend des gamelles. C’est pas reposant mais c’est excitant. Je me sens bien ici et je suis heureux dans ma mission ».

 » Avoir la foi c’est oser déranger !  » : André Houttemane, militant et diacre en Mission Ouvrière

Fernand Bouxom un des fondateurs de la JOC de France devenu vice-président de l’assemblée nationale avait donné pour titre à ses mémoires « Des faubourg de Lille au palais Bourbon ». André Houttemane pourrait écrire « Des faubourg de Tourcoing à la direction d’un hôpital ». Ce diacre de 69 ans engagé en Mission Ouvrière dans le doyenné d’Haubourdin-Weppes a en effet un parcours qui mériterait au moins un livre.

Gamin des quartiers Orions et Pont Rompu de Tourcoing, il a vécu la réalité de la ouvrière des grandes cités manufacturière du nord de la France aux heures glorieuses de l’industrie textile. Une réalité d’une grande dureté. Celle de l’alcool qui emporta son père, de la tuberculose qui emporta sa mère, celle de grandir dans une famille pauvre de 5 enfants dont il est l’aîné.

andre50

Une vie d’engagement et de travail. « J’ai commencé à travailler chez un horticulteur à 14 ans, 54h par semaine au salaire minimum. J’ai toujours aimé jardiner mais je savais que je ne pourrais pas aller bien loin sans qualification ». C’est alors qu’il fait une rencontre qui va changer sa vie. « J’avais tout mes vaccins de bons chrétien (baptême, communion, confirmation) mais j’avais rompu avec l’Église. A 16 ans, je découvre un mouvement d’église la JOC. J’étais retissant mais on m’invite a une veillée internationale. Ça n’était pas dans une église et il y avait des filles. J’y découvre un autre visage d’église et j’ai démarré une équipe. Je deviens responsable de mon équipe. Responsable JOC, puis fédéral JOC et ACE ».

Cette vie militante est interrompue par son engagement chez les parachutistes. « J’ai eu un grave accident de parachute, j’ai du quitté l’armée mais en tant qu’accidenté militaire j’ai pu avoir accès aux concours de la fonction publique ». Alors commence un parcours étonnant : Entré en mai 68 comme simple coursier à l’hôpital de Tourcoing, André gravira tous les échelons pour devenir, 35 ans plus tard, le directeur de la plus grande maternité du nord de la France, l’hôpital Jeanne de Flandres.

« ça ne serait plus possible aujourd’hui ! Pour avoir un poste de directeur maintenant il faut être bardé de diplômes, moi je n’avais rien. J’ai passé les concours interne et je suis tombé sur des chefs qui m’ont fait confiance. Je suis devenu directeur des laboratoires du CHR en 81, puis directeurs des achats, puis directeur de Jeanne de Flandres » confit André à la retraite depuis 2002 après 44 ans de travail.

Au commencement de ce parcours, la JOC tient une place importante. « La JOC m’a jamais lâché. Après mon service, j’ai cheminé en Groupe de Formation Ouvrière pendant 2 ans. Ce sont les copains qui m’ont pousser a ne pas baisser les bras ». L’engagement militant d’André ne s’arrête pas avec la JOC. Syndiqué CFDT dès son entrée à l’hôpital il deviendra délégué syndical. Il restera syndiqué et siégera comme représentant du personnel de direction. En désaccord avec la ligne nationale de son syndicat il rejoindra la CGT avec qui il obtiendra le décret sur les carrières longues.

C’est aussi à l’hôpital qu’il rencontrera Éliane, sa femme, qui y fera aussi une brillante carrière. De leur union naîtra Ludovic, leur fils unique, Gaspard et Alice leurs petits enfants. « On leur a transmis des valeurs. Ils sont très impliqué dans la vie associative. Ils ont de vrais convictions ».

André et sa femme ont aussi été très investis dans la vie politique de leur ville de Tourcoing. « On a milité au PSU puis au PS avec Jean Pierre Balduick. J’ai été conseiller municipal d’opposition. On en a bavé mais on a vécu l’arrivée de la gauche au pouvoir. Ma femme a été conseillère municipale dans la nouvelle majorité de gauche à Tourcoing ». Contraint de quitter Tourcoing par ses nouvelles fonctions professionnelles, les Houttemane s’installent à Lille. André entre au conseil de quartier de Wazemmes, avant de quitter un PS devenu trop droitier à son goût.

Dans tous ces engagements une fidélité demeure inébranlable : la fidélité au Christ et à la Mission Ouvrière. « Mon épouse a découvert la JOC avec moi. On a fait une équipe de jeune couple en JOC puis une équipe ACO qui se réunit toujours à Tourcoing. On se voit presque tous les mois ». Un cheminement de laic chrétien qui deviendra un cheminement vers le diaconat grâce à un diacre-aumônier et à un groupe de chrétiens au CHR. « On m’a appelé à devenir diacre. J’ai découvert ce que c’était. On en a réfléchit avec mon épouse et on s’est retrouvé embarqué la dedans ». Après quelques années de formations, André est ordonné diacre en 1999.

Retraité actif, André est missionné au service de la Mission Ouvrière du doyenné Haubourdin Weppes où il a emménagé à la retraite. Un binôme avec Geneviève Plichon et toute une équipe attentive à la vie ouvrière du doyenné.
Il est également aumônier de la prison de Loos et d’Annoeulin, accompagnateur d’une équipe de de femmes divorcées, séparées, remariées engagées en Église. Il reste enfin membre de l’UNC et de Vie Libre.

De ce parcours de service, André retient une phrase « avoir la foi c’est oser déranger ! ». Une invitation a suivre un peu plus chaque jour.

Cécile Rouzé : créatrice de liens humains avec la Misson Ouvrière des Flandres

« Le Seigneur nous précède dans bien des choses. A chaque fois qu’on prépare un temps en Mission Ouvrière, chacun autour de la table apporte sa petite pierre. Pour la journée mondiale du refus de la misère un a apporté la chanson Un homme debout, l’autre l’idée du sketch en chti… Le seigneur était là, dans ce beau travail d’équipe ». C’est ainsi que Cécile Rouzé, missionnée par l’évêque pour la Mission Ouvrière des Flandres, témoigne de sa mission dans les quartiers populaires de Merville.

fullsizerender-2Marié, mère d’une grande fille et bientôt deux fois grand-mère, Cécile inscrit sa mission dans un parcours de fidélité à l’Église. Titulaire d’un BEP vente et travaillant dans un magasin de chaussures, Cécile décida , il y a plus de 30 ans, de changer de cap pour se consacrer à la pastorale. Elle se forme au CIPAC et devient animatrice laïque en pastorale pour l’aumônerie de l’enseignement public d’Hazebrouck. Mission qui lui sera confiée durant près de 20 ans. Engagé en ACO depuis de nombreuses année, c’est tout naturellement que la mission évolue vers le soutien à la Mission Ouvrière et aux quartiers populaires. « Avec l’ACO d’Hazebrouck, on a toujours agit dans les quartiers populaires, c’est une mission qui s’est élargit et qui a pour but de créer du lien dans ces lieux de vie ».

Engagée sur les quartiers populaires d’Hazebrouck, Cécile y a passé le relais à Nathalie Brahimi pour se consacrer à l’ACO du doyenné et aux quartiers populaires de Merville. « Merville est une commune rurale avec une grosse réalité populaire. Il y a pas mal de pauvreté. C’est sinistré coté transports… C’est un gros village où les gens ont parfois peur de travailler les uns avec les autres. Alors il faut créer des occasions de vivre du commun, de partager, de se serrer les coudes ».

Des occasions que la Mission Ouvrière multiplie : sortie annuelle, fête de la fraternité, fête de noël, de l’épiphanie, de la chandeleur, réveillon de la solidarité, journée mondiale du refus de la misère… autant d’événements pour lesquelles les habitants de Merville et d’Hazebrouck sont impliqués en partenariat avec les municipalités, centre sociaux et associations locales.

Épaulée par Jean Marie, Michel, Christine, Marie Claire, Marie Thérèse, Nadège Blandine et bien d’autres, Cécile veut faire perdurer la présence de l’Eglise dans ces lieux de vie et de solidarité bien au delà de son départ en retraite prévue le 1er mars prochain.