Nominations 2018 : Du nouveau pour l’Eglise en milieu ouvrier et quartiers populaires !

En Eglise, avec le printemps vient le temps des nominations ! Si certains nomment cette période de l’année le « mercato de l’Eglise », on est loin des histoires de gros sous du monde du football puisse qu’il s’agit des nominations des prêtres au service des paroisses, doyennés et mouvements. Puisse que le monde bouge, l’Eglise aussi et elle fait bouger ses acteurs de terrain pour qu’ils puissent relever de nouveaux défis au service de nouvelles communautés locales.

Et pour la rentrée de septembre 2018, il y a du neuf pour l’Eglise en milieu ouvrier et quartiers populaires ! Impossible de faire le tour de tous les changements car le milieu ouvrier est présent de manière significative dans 12 des 14 doyennés et 42 paroisses du diocèse. Petit tour d’horizon non exhaustif :

Le Père Christophe WAMBRE, tout en restant prêtre accompagnateur de la pastorale des migrants, est nommé curé des paroisses Bienheureux Charles-de-Foucauld et Saint-Martin à Roubaix, des paroisses aux réalités populaires très majoritaire et à la grande diversité culturelle.

Le Père Maurin VANMEENEN, prêtre accompagnateur de la Mission Ouvrière de l’Agglomération Lilloise, tout en restant curé de la paroisse Saint-Barthélémy de Lesquin et de la paroisse de Ronchin est nommé doyen du doyenné Mélantois-Carembault.

Le Père Bruno COURTOIS, ancien responsable national de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, est nommé curé de la paroisse Saint-Eloi à Seclin-Attiches et de la paroisse Saint-Jehan en Mélantois à Houplin-Ancoisne et Noyelles-lès-Seclin.

Le Père Pascal DAME, tout en restant responsable du service diocésain pour les relations interreligieuses, est nommé curé de la paroisse de Mons-en-Baroeul avec une très forte réalité en quartier populaire.

Coté mouvements ça bouge aussi :

Le Père Lionel VANDENBRIELE, tout en demeurant prêtre ouvrier, est nommé prêtre accompagnateur de la mission ouvrière diocésaine.

Le Père Arnaud DAUCHEZ est nommé aumônier diocésain de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

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Lionel Vandenbriele et Arnaud Dauchez

Retrouvez toutes les nominations sur le site du diocèse 

 

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Colloque national « L’humain au cœur du travail » : les travailleurs du diocèse de Lille seront présents

Depuis 60 ans, la Mission ouvrière rejoint les hommes et les femmes de notre société dans leur vie de travail et d’engagement. Par ses milliers d’acteurs locaux, elle est attentive aux joies et aux souffrances vécues dans les lieux de travail.

Une grande enquête pour mieux comprendre

Début 2016, la Mission Ouvrière a souhaité compléter cet intense travail de relecture au plus proche du terrain par une enquête qui a permis de recueillir 608 réponses et de percevoir ce que le travail pouvait engendrer de bien-être ou de mal-être dans la vie personnelle et sociale des personnes.

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Jeune travailleur au rassemblement national de la JOC en 2017

Cette enquête a permit de mettre en lumière les enjeux importants qui se vivent dans le monde du travail pour les personnes du milieu ouvrier. Loin d’être un simple gagne pain, le travail est vu comme un lieu de reconnaissance, de sociabilité, d’engagement… Mais il est aussi vécu comme un lieu de souffrances car ces attentes se heurtent parfois violemment à une réalité professionnelle de plus en plus violente : management agressif, précarité, non-reconnaissance, pénibilité, salaires bas, mise en concurrence, harcèlement… Autant de problèmes qui détruisent la personne et le travail lui-même.

Quelques chiffres clés de l’enquête

  • 91% des personnes interrogées affirment rencontrer des difficultés au travail
  • 60% des personnes interrogées affirment vivre des moments de fraternité entre collègues
  • Seuls 40% des salariés signalent de bonnes relations avec leur hierarchie
  • 1 personne interrogées sur 3 n’a pas de représentants du personnel dans son entreprise
  • L’équilibre de vie et la reconnaissance professionnelle sont les premières attentes des personnes interrogées.

Téléchargez la plaquette avec l’intégralité des résultats de l’enquête !

Un colloque national au siège de l’Eglise de France

Par la Mission Ouvrière, l’Eglise de France, veut aller plus loin que les chiffres. On ne peut bien parler du travail sans donner la parole à ceux qui le vivent, y trouvent bonheur ou souffrance comme à ceux qui le recherchent et l’attendent comme indispensable à leur existence.

C’est pourquoi la Mission ouvrière organise une journée de Colloque « L’humain au cœur du travail » le samedi 17 mars 2018 de 9h30 à 16h30 à la Maison de la Conférence des Evêques de France (Amphi Cardinal Billé) – 58, avenue de Breteuil 75007 PARIS

Ce colloque aura pour objectifs :

  • de recueillir et ressaisir différentes recherches et travaux sur le vécu au travail,
  • d’écouter ce que fait « vivre » le travail à ceux qui l’exercent dans des situations diverses
  • de chercher des repères dans la tradition chrétienne pour élaborer une parole fondée et crédible

Découvrez le programme du colloque : Programme du colloque.

Les travailleurs du diocèse de Lille représentés

Stéphane Haar, délégué diocésain à la Mission Ouvrière du diocèse de Lille sera présent à cette grande journée de partage et de réflexion. Il portera la parole des travailleurs et travailleuses du diocèse de Lille qui ont été très nombreux à partager leurs situations de travail dans les différents événements récents de la Mission Ouvrière.

Plus de 1000 grains de folie dont un grand nombre du le monde du travail ont été recueillis à l’occasion de l’événement des 60 ans de la Mission Ouvrière à Lille. De nombreux jeunes ont répondu à l’enquête de la JOC « dignes et travailleurs ». Des dizaines, de partages, ciné-débats, relais spécialisé, atelier de recherche d’emploi… ont eu lieu.

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Prise de parole lors de l’événement symbolique « Grain de folie » à Lille en septembre 2017

Autant de paroles et de réalités de vie qui sont venues nourrir la relecture de la Mission Ouvrière. Elle pourra donc porter une parole forte lors de ce colloque, celle des travailleurs du milieu ouvrier du diocèse.

Vous pourrez suivre ce colloque en direct sur nos compte Facebook  et Twitter 

CDMO : les dernières nouvelles des acteurs de l’annonce en quartiers populaires dans le diocèse de Lille

Présidé par Mgr Ulrich, archevêque de Lille, le Conseil Diocésain de la Mission Ouvrière (CDMO) réunit, trois fois, par an les principaux acteurs de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires du diocèse de Lille. Le 31 janvier 2018, le premier CDMO de l’année s’est réunit à Lille.

Rencontre des acteurs de l’annonce en milieu ouvrier

Les représentants de la Mission Ouvrière diocésaine, de l’Action Catholique Ouvrière (ACO), de l’Action Catholique des Enfants (ACE), de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) du Groupe de Recherche et d’Étude en Pastorale Ouvrière (GREPO), des prêtres-ouvriers et de la Pastorale des Migrants se sont retrouvés pour relire la vie des personnes et l’action de l’Église dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires.

Bernard et Michèle, membres du bureau diocésain de la Mission Ouvrière ont accueilli les participants en donnant le contexte de ce CDMO : « Les derniers mois ont été riches pour l’Église en milieu ouvrier : fête diocésaine de l’ACE, temps fort militant de la JOC à Merville, préparation de la rencontre nationale de l’ACO, la journée mondiale du migrant et du réfugié et bien sur les fêtes de Noël en Mission Ouvrière. Ces initiatives sont un fruit de l’Évangile ! ».

Une prière les mains dans la boue avec les participants à l’USD

La 1ère université nationale de la solidarité et de la diaconie (USD) a réunie 500 acteurs d’Église de toute la France du dimanche 29 octobre au jeudi 2 novembre 2017 à Lourdes. Bibi et Christophe, deux membres de l’ACO lilloise, y ont participé et ont été invité par le CDMO à lui partager leur relecture de cette belle initiative.

Pour les mettre directement dans l’ambiance, Bibi et Christophe ont proposé aux membres du CDMO de partager un geste qui s’est vécu lors de l’USD : le lavement des mains. Après avoir lu la prière de la journée mondiale du migrant et du réfugié, chacun a partagé une situation marquante en lien avec cette prière : soutien aux personnes migrantes ou malades, protection de la nature… Puis chacun a plongé ses mains dans un bac de boue, avant de se faire les faire laver. Un temps de prière fort !

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USD : Quatre points d’attention à vivre sur le terrain

Après le geste, la parole ! A l’aide d’un film, Bibi et Christophe ont partagés ce qui s’est vécu durant l’université nationale de la solidarité et de la diaconie : rencontres, célébrations, partages mais aussi préparation avec le Copil quart monde dont Bibi a été partie prenante. Ils ont ensuite donné 4 points d’attention pour mettre du neuf dans les rencontres des mouvements, dans les paroisses, etc. :

  • Veiller à l’accueil : pour que les gens se sentent accueillies, en servant un café par exemple…
  • Utiliser des signes, des gestes symboliques : ça parle plus que les textes et fait émerger la parole.
  • Poursuivre les partages en petits groupes : c’est la force une force de la Mission Ouvrière.
  • Oser surprendre : créer des moments de surprise aide les gens à oser parler.
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Bibi et Christophe lors de la fête de la fraternité de Tourcoing (octobre 2017)

Les membres du CDMO ont partagé plusieurs initiatives dans ce sens : l’événement « Grains de folie », les formation SIFAS en quartier populaire ou le travail autour de l’art sacré à l’EPSM de St André.

Des enfants du milieu ouvrier à la fête diocésaine de l’ACE

La fête diocésaine des 80 ans de l’ACE a réunie 400 personnes le 11 novembre 2017 à Tourcoing. La présence de nombreuses personnes, enfants et parents, des quartiers populaires a montré la pertinence de l’ACE dans le milieu ouvrier. Magali D’Halluin, permanente du mouvement a partagé aux membres du CDMO la réalité de vie et le rapport des ses enfants à l’ACE : « L’ACE permet à des familles d’être accueillies. C’est un lieu où une première annonce peut se faire à travers le jeu. Chaque enfant est accueilli comme il est dans un cadre agréable où il peut vivre l’insouciance. Il y a peu une responsable ACE m’a exprimé combien cette responsabilité l’a fait grandir, lui a donné confiance en elle et l’a rapprochée de l’Église ainsi que son mari ».

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Stand « Grains de folie » de la Mission Ouvrière lors de la fête de l’ACE

JOC : les jeunes passent à l’action !

Charli et Guillaume ont présenté les évolution de la campagne nationale d’action de la JOC. Débutée en septembre 2016, elle a permit à des milliers de jeunes de prendre la parole par une enquête nationale, des rencontres locales et un grand rassemblement à Paris le 15 avril 2018. Autant de temps forts qui ont permit de lancer des équipes nouvelles en particulier à Dunkerque et à Hazebrouck.

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Quelques jocistes de la région lors du temps fort de janvier 2018

Fin janvier à Merville, le mouvement a vécu un temps fort militant régional pour lancer des initiatives locales. A Lille, les jocistes compte organiser une action de rue pour casser les stéréotypes sur les jeunes ainsi qu’un atelier et une exposition en partenariat avec la Mission Locale. A Dunkerque, une table ronde se prépare. A Roubaix, des actions symboliques sur la formation des jeunes…

Le 2 juin aura lieu un journée nationale autour des actions et de la pétition nationale que chacun est invité à signer : www.emploidigne.fr

Relecture et regard du père Ulrich

Les membres du CDMO se sont ensuite penché sur une question de fond à laquelle nous avons déjà consacré un article complet : Créer du lien en quartier populaire est il devenu un combat ? Un temps de partage et de recherche qui a beaucoup marqué les participants.

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Pour conclure la soirée et avant de partager un repas en commun, Mgr Ulrich, archevêque de Lille, a adressé un massage fort aux acteurs de l’Église en quartiers populaires sur deux points d’attention partagées lors du CDMO : Utiliser des gestes et des symboles et mieux responsabiliser : « Faire des gestes, cela permet de sortir de soi, de l’entre-soi. A partir de là, une dynamique se met en route. Responsabiliser n’est pas simple. Ça demande de la bienveillance. C’est cela la dynamique du lien social qui se rétablit. C’est la dynamique de l’appel des disciples dans l’Évangile de St Jean ».

 

 

Puis le Père Ulrich invite la JOC à entrer dans la dynamique du synode pour les jeunes. Une assemblée de 300 jeunes dont 3 français sera réunie à Rome du 19 au 24 mars 2018 en préparation du synode d’octobre prochain. « Le Pape François nous sort de nos rêves : ce n’est plus notre petite affaire mais celle de l’Église toute entière ».

Le prochain CDMO sera élargi aux acteurs locaux de la Mission Ouvrière. Il aura lieu le mercredi 20 juin 2018 à Lille.

Créer du lien social en quartier populaire est-il devenu un combat ? Echos du dernier CDMO du diocèse de Lille

Le Conseil Diocésain de la Mission Ouvrière (CDMO) s’est tenu à Lille, le 31 janvier 2018 autour d’une question importante : Créer du lien social en quartiers populaires est il devenu un combat ?

Le CDMO : lieu de rencontre de l’Eglise et du milieu ouvrier

Le CDMO réunit trois fois par an autour de l’archevêque de Lille les principaux acteurs de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires du diocèse. C’est l’occasion pour les composantes de la Mission Ouvrière de partager leurs initiatives et de se mettre à l’écoute de celles du diocèse. C’est surtout un moment privilégié pour relire la vie des personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires à la lumière de l’Évangile.

 

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Quelques membres du CDMO avec Mgr Ulrich

Une précédente relecture du CDMO sur le thème de la compétition avait mit en lumière que la compétition s’imitait dans tout nos lieux de vie et qu’à ce jeu là, les personnes du milieu ouvrier sortaient très souvent perdants ou mit sur la touche. De cette relecture est née l’idée de l’action symbolique « Grain de folie » qui s’est tenue dans les rue de Lille le 23 septembre 2017.

La création de liens fraternels sur la première marche des initiatives en quartiers populaires

Par le biais des grains de folie, ces petites balles de polystyrène sur lesquelles les habitants des quartiers populaires de tout le diocèse ont écrit les initiatives de fraternité qu’ils ont vécus, cette action symbolique a permit de remonter et de valoriser plus de 1000 témoignages !

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L’action symbolique « Grains de folie » en septembre 2017 à Lille

La relecture de ces grains de folie montre qu’une grande partie d’entre eux mettent en avant des initiatives de création de lien social. Ainsi, 31,25% des grains de folie évoquent des initiatives de création de relations fraternelles comme des repas, des fêtes, des sorties, des amitiés, des temps de partages… Et 10,16% des grains de folie évoquent des initiatives de vivre ensemble pour faire tomber les barrières des préjugés. La création de lien social est donc le premier thème évoqué dans les grains de folie, loin devant les engagements (14,06%), l’action caritative (9,38%), le soutien aux migrants (9,22%), les luttes au travail et avec les syndicats (7,81%) ou la politique (3,91%).

Visages de personnes bien insérées ou isolées

Cette réalité doit interroger les acteurs d’Église en monde ouvrier car elle fait écho aux situations d’isolement et de fragilités qui sont de plus en plus nombreuses et aux carte de relations qui sont de plus en plus minces. Pour donner des visages à cette réalité, les membres du CDMO ont partagé des situations concrètes de personnes en situation d’isolement et de personnes bien insérées.

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La JOC, créatrice de lien social, par ses permanences comme ici à Lille

Sont évoqués un jeune étudiant issu de la migration qui vit la précarité (logement vétuste, 1h de transport pour aller à la fac…) mais qui refuse de se faire aider. Un ami retraité qui après une vie affective chaotique doit s’occuper d’une proche dépendante. Un sans abri malade de l’alcool et en rupture familiale. Ils ont en commun d’avoir un petit réseau autour d’eux mais ils ont le sentiment de ne pas avoir leur place dans cette société.

Le CDMO évoque aussi la situation d’un étudiant lillois engagé en JOC, d’un retraité actif dans une association, d’une jeune mère de famille modeste qui s’est prise en main pour donner un avenir à ses enfants. Ils ont en commun d’avoir eu une stabilité qui leur permet d’avancer ou de rebondir.

Ainsi l’insertion sociale et la stabilité semblent bel et bien liés. Une interrogation profonde pour notre monde du travail qui exige sans cesse plus de flexibilité et de mobilité au mépris de ancrages humains et familiaux.

 » Jésus ne dit pas aux Apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d’élite « 

Le CDMO a souhaité analyser ces situations à la lumière de la parole de l’Église en se laissant intéroger par un extrait de l’exhortation apostolique « Evangelii Gaudium » du pape François.

Ce salut, que Dieu réalise et que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous, et Dieu a donné naissance à un chemin pour s’unir chacun des êtres humains de tous les temps. Il a choisi de les convoquer comme peuple et non pas comme des êtres isolés. Personne ne se sauve tout seul, c’est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. Ce peuple que Dieu s’est choisi et a convoqué est l’Église. Jésus ne dit pas aux Apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). Saint Paul affirme qu’au sein du peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a ni Juif ni Grec […] car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3, 28). Je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour !

Être Église c’est être Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, ainsi qu’une nouvelle vigueur dans la marche. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile.

Pape François, Evangelii Gaudium, § 113-114, novembre 2013

Pour les membres du CDMO ce texte renvoie aux fondements même de l’Église :  »Allez donc, de toutes les nations… »». On y sent la touche personnelle du pape François, de son attention aux périphéries avec cette conviction forte  »vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus ». Il nous invite a être un Église qui construit du lien partout où ils sont détruits ou empêché. Une mission qui fait échos à l’action symbolique « Grains de folie » qui avait prit comme symbole des grains de sables bloquant les rouages de la déshumanisation et de l’égoïsme.

Quelques pistes pour un chemin de résistance

Mais comment être cette Église créatrice de lien quand toute notre société pousse à la division, à la mise en concurrence et à l’individualisme ? Le CDMO partage certaines pistes. La plus importante est la persévérance et la patience. En créant du lien, en donnant priorité à l’humain, notre Église est à contre-courant.

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Elle doit continuer de résister et de ne jamais s’arrêter de tendre des perches à ceux qui sont isolés même si parfois ça ne suffit pas. « Personne ne se sauve tout seul » rappelle un membre du CDMO. « La vie associative est une force qu’il faut cultiver ». Les temps de rassemblement sont aussi important car ils permettent aux petits groupe isolés de  »faire peuple ». Mais le collectif ce n’est pas que les personnes réunies dans un même pièce, c’est aussi leurs réseaux. Les militants sont appelés a être des connecteurs de réseaux. Il faut continuer à décloisonner nos engagements politiques, syndicaux, associatifs et ecclésiaux.

Au cœur de cette démarche il y a la responsabilisation : Responsabiliser en faisant confiance, en articulant mieux les petits et les grands groupes, en ayant une attitude bienveillante, en ne renonçant pas à lancer un appel parce qu’on estime à l’avance que la personne refusera, en mettant en valeur les petits pas vers la responsabilité.

Un combat contre la peur

Oui ! La création de lien social, de relations fraternelles est devenu un engagement et un combat. Les politiques publiques libérales dès 40 dernières années se sont attaquées à tout ce qui était créateur de lien dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires.

Le monde du travail a été précarisé et appauvri. Le monde associatif a perdu ses financements et sa liberté d’innover. Le monde syndical a été accusé de tous les maux. La vie politique a montré son incapacité à s’opposer à la rapacité des forces de l’argent. La famille est mise à mal par la précarité et les pauvretés. Ces politiques publiques et cette idéologie a conduit a diviser les personnes et à les mettre en compétition. Une compétition de plus en plus violente basée sur la peur : peur de perdre son emploi, sa maison, sa famille…

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Une réalité sociale que le pape François décrit très bien dans son message aux mouvements populaires du 5 novembre 2016 : « Les citoyens qui conservent encore quelques droits sont tentés par la fausse sécurité des murs physiques ou sociaux. Des murs qui enferment certains et qui exilent d’autres. Des citoyens murés, terrorisés d’un côté ; exclus, exilés, encore plus terrorisés de l’autre. Est-ce là la vie que Dieu notre Père veut pour ses fils ? La peur est alimentée, manipulée… Parce que la peur, en plus d’être une bonne affaire pour les marchands d’armes et de mort, nous affaiblit, nous déstabilise, détruit nos défenses psychologiques et spirituelles, nous anesthésie face à la souffrance des autres et, à la fin, nous rend cruels ».

L’Eglise en première ligne

Alors oui ! Créer des solidarités et des amitiés humaines est un acte de résistance face au « terrorisme de l’argent » comme l’appel le pape. Et l’Église doit être en première ligne dans ce combat et elle l’est déjà ! Elle l’est quand des enfants de l’ACE joue ensemble. Elle l’est quand des militants de la JOC vont rencontrer un jeune isolé pour l’écouter et lui présenter leurs campagne du l’emploi digne. Elle l’est quand l’ACO organise un partage sur la politique ou le travail. Elle l’est quand la Pastorale des Migrants réunie les acteurs de solidarité auprès des migrants lors d’une journée de relecture… Elle le sera tant qu’elle poursuivra son chemin de résistance qui passe avant tout par les périphéries.

Les évêques à la rencontre du collectif Frat’Eveil – les acteurs de fraternité du diocèse de Lille

La première Université de la Solidarité et de la Diaconie (USD) a eu lieu à Lourdes du lundi 30 octobre au jeudi 2 novembre 2017. Une dizaine de personnes du diocèse de Lille y ont participé. Une délégation coordonnée par le collectif Frat’Eveil qui réuni les acteurs de solidarité dans le diocèse de Lille. Une délégation riche de sa diversité puisque autour de Jean Marc, le délégué de l’évêque aux mouvements et associations de fidèles, ont été réunis des personnes engagées dans des initiatives de fraternité mais aussi des personnes ayant fait l’expérience de la pauvreté.

Frat’Eveil, un collectif au service de la diaconie

Le 19 décembre 2017, les deux évêques du diocèse de Lille, Mgr Ulrich et Mgr Hérouard, sont allés rencontrer les participants à cette première Université de la Solidarité et de la Diaconie à l’occasion d’une rencontre du collectif Frat’Eveil.

La vingtaine de personnes présente ont prit le temps de se présenter avec le jeu de la pelotte. Puis le groupe est revenu sur les moments fort de cette université au travers d’un diaporama et de vidéos.

Les participants ont alors prit la parole au travers d’un photo langage. Chacun a choisi une photo prise lors de l’USD pour partager ce qui l’a marqué lors de cette expérience.

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Les évêques à la rencontre du collectif Frat’Eveil

Une université marquée par la confiance

Sarah, participante à Magdala a choisi une photo du temps de lavement des pieds : « J’ai bien aimé ce moment où on lave les pieds de son voisin. Ça dit qu’on est tous pareil. Tous au même niveau. J’ai particulièrement senti ça a ce moment. C’est pas rien de laver les pieds d’une personne ».

Bruno, également acteur de Magdala, confirme « moi aussi j’ai choisi le lavement des pieds. Je lave les pieds d’une personne puis quelqu’un lave les miens. Puis on se donne une bénédiction. Ça veut dire que j’ai de l’importance alors que moi je ne me considère pas comme ça. Je suis ému, je ne sais pas quoi dire pour remercier celui à qui j’ai lavé les pieds et à celui qui m’a lavé les pieds. Je ne sais pas quoi dire car c’est fort. Ça m’a beaucoup marqué. Dans ma relecture je dis que c’est une façon de prouver que personne n’est supérieur à l’autre ».

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Le pape François lavant les pieds

Christophe, membre de l’Action Catholique Ouvrière (ACO) a choisi la photo d’un petit groupe de fraternité : « On a été une belle équipes. On a prit le temps de partager . On a osé aller vers les autres. Avant j’osais pas faire ça. Maintenant j’ose parler. Pas quand il y a trop de monde… mais j’ose. Les temps de célébration où on s’est salit les mains avec de la boue puis on se les ait lavé, c’était fort aussi. Dans mon groupe les gens on commencé à parler sans se présenter alors je leur ai proposer de se présenter. J’ai osé faire ça ».

Rosita, engagée dans la paroisse Bx Charles de Foucault à Roubaix partage cette dimension collective de l’université : « On a vécu un temps où on s’est tous mélangé. On a même fait le tour de l’église en faisant une chaîne humaine çà symbolise le lien qu’on a créé, notre unité ».

Jeanne-Marie, présidente de l’association Magdala, choisie aussi une photo où le collectif prime : « On y voit une Église qui donne envie, qui n’exclue personne. Depuis Diaconia un mouvement est née au sein de l’Église, une dynamique qui n’est pas prêt de s’éteindre. Je suis revenue avec un désir encore plus fort de laisser sa place à celui qui ne l’a pas ».

Une expérience fraternelle qui  » prend aux tripes « 

Jean Marc, le délégué de l’évêque aux mouvements et associations de fidèles revient sur le lavement des pieds : « J’ai aussi choisi une photo du lavement des pieds qui a eu lieu à la célébration de la Toussaint. C’est original. Ça m’a beaucoup marqué de célébrer la Toussaint de cette manière là. Il y a un symbole de Fraternité. Cette Fraternité ont l’a vécue dès la montée du train dans le diocèse ».

Jérôme, diacre roubaisien, choisi une photo d’un participant les mains pleines de boue : « Lors de la célébration avec le lavement des mains boueuses, on m’a demandé de laver les mains. C’était fort car on l’a vécu à la grotte de Lourdes. J’ai fait deux belles rencontres de gens exterieurs à l’USD qui ont souhaité vivre ce geste avec nous. Une irakienne qui est repartie avec le linge, ça comptait pour elle. Un homme sûrement bouddhiste qui a aussi voulu vivre ce geste. Ça montre la dimension universelle de ce qu’on a vécu et aussi la dimension évangélisatrice ».

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Lavement des mains boueuses lors de l’USD

Daniel, également diacre, a choisi la photo de Danielle, membre de Magdala : « Elle a été temporairement élevée au rang de sainte. Sans elle Diaconia n’aurait pas été ce qu’il a été. On a fait rentrer dans les conscience que les personnes en fragilité ont leur place dans tous les événements d’Église ».

Bibi, membre de l’ACO et de Magdala et co-organisatrice de l’événement, a choisit le geste de la boue : « Ce geste m’a prit aux tripes car je me suis mis à la place d’un SDF. J’ai imaginé sa vie, son cheminement et arrivé à la grotte c’est le lieu où on lui tend la main et où il est lavé de ses difficultés. On m’a fait confiance pour faire parti du groupe de préparation. Cette confiance n’est pas banale ».

Olivier, également co-organisateur de l’USD utilise alors une belle image pour valoriser la place des plus humbles dans cet événement : « C’est comme si le comité d’organisation avait été une casserole, un recopiant et nous, les personnes en fragilité du  »Copil quart monde », on a été la purée, la nourriture de cet USD. On a été constamment en action pour préparer et accompagner. On s’est retrouvé au service de tout le monde et pas que des plus pauvres. On était avec les diacres, prêtres, personnes missionnée, évêques… on a appris l’un par l’autre. J’ai donc choisi la photo du  »Copil quart monde » ».

Ces témoignages montrent la grande émotion qui a marqué cette rencontre. A Lourdes il y a eu beaucoup de pleurs, des larmes de joie, des larmes de souffrances, une vraie émotion partagée. Partagée au delà des frontières de l’Église puisque, Sarah, l’une des participante est musulmane et partage le sens de cette participation à l’USD « Si Jésus revenait aujourd’hui, il n’irait pas prier qu’avec les siens, il irait avec tous. J’ai envie d’aller prier avec d’autres ».

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Photo-langage lors de la soirée

Réinventons avec d’autres !

La richesse des échanges a ouvert l’appétit des participants en cette froide soirée d’automne. Tous se retrouvent donc autour d’un bon repas à la fin duquel les évêques du diocèse de Lille partage leur relecture de ce qu’ils ont entendu.

Mgr Ulrich souligne la richesse des échanges « C’est un travail de fourmi qui se vit ici ! ». Il insite ensuite sur l’importance d’aller encore plus loin dans la démarche initiée par Diaconia 2013 : «  Dans l’avenir, on va peut être organiser un temps collectif mais on ne fera pas celui qu’on a déjà fait en 2016. Il faut être inspiré de ce qu’on a fait mais avec l’envie de faire autre chose ! Peut être en sortie comme la fête de la Mission Ouvrière mais aussi autrement. Ne nous arrêtons pas sur une expérience passé. Réinventons avec d’autres ! »

Des encouragements auxquels Mgr Hérouard se joint : « C’est important de voir d’où on vient personnellement et collectivement pour regarder devant et inventer. Ce soir le mot confiance est revenu. C’est la base ! Il faut faire et manifester cette confiance. La Foi n’est pas un remède magique à tous les maux. Le Christ nous apprend juste que chacun est digne de confiance. C’est ce qu’on doit avoir à cœur de transmettre, parfois par de toutes petites choses ».

Formation « Accompagner et développer des projets de fraternité » 2018 : les inscriptions sont ouvertes !

Accompagner et développer des projets de fraternité dans le monde ouvrier et les quartiers populaires n’est pas toujours simple. Surtout quand on veut que les personnes en situation de pauvreté ou de fragilité en soit les acteurs et même les porteurs. Cette ambition que porte depuis longtemps la Mission Ouvrière est partagée par d’autres dans le diocèse de Lille, réunis au sein du collectif Frat’éveil.

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L’an dernier ce collectif a lancé la première formation-action pour accompagner et développer des projets de fraternité. Une première année couronnée de succès avec de nombreux groupes et de beaux projets en développement.

Une aventure humaine forte et concrète

Fort de ce succès, le collectif Frat’éveil lance un nouveau cycle de formation qui débutera en janvier 2018.

Vous êtes une personne qui a connu ou qui connait encore les difficultés du monde ouvrier (précarité, chômage, isolement, maladie…) ? Vous refusez de vous résigner et de la jouer perso ?

Ou alors vous voulez permettre aux personnes en fragilité de devenir acteurs de leur vie, de la société et de l’Eglise ? Vous souhaitez vivre une aventure humaine forte et concrète qui participe à la construction d’un monde plus juste et fraternel ?

Que vous ayez déja une idée de projet en tête ou pas, inscrivez vous à la formation action 2018 ! Cette formation se fait à partir de l’expérience de terrain et l’expérience de vie de chaque participant. Une démarche participative guide les journées et permet à chaque participant de bénéficier de l’apport des autres. La formation s’appuie sur les projets, et prend en compte les besoins de chaque binôme. La diversité des participants fait de la formation un lieu d’expérimentation.

Infos pratiques

COÛT : Participation souhaitée par personne : 50 € par jour (dont le repas). Des subventions seront demandées à différents partenaires. L’argent ne doit pas être un problème.

LIEU et INSCRIPTIONS : Maison de l’Apostolat des Laïcs – 39, rue de la monnaie – 59000 Lille Tél : 03.20.06.43.02 osonslafraternite@lille.catholique.fr

PUBLIC : Des binômes ayant un projet de fraternité, formés d’une personne ayant l’expérience de la précarité et d’une personne qui est dans l’accompagnement de projet.

CONTENU : Chaque session permet d’aborder une facette des projets de fraternité : Repérer et comprendre les critères pour construire un projet de fraternité. Découvrir les balises qui permettent à chacun de prendre la parole et de réfléchir ensemble. Voir comment on fait pour que chacun devienne acteur du projet. Voir comment les plus pauvres peuvent trouver leur place dans l’Église et la société. La façon de travailler permet à des personnes qui n’ont pas fait beaucoup d’études d’y participer pleinement. Une équipe assure la préparation des sessions et accompagne les participants entre les sessions, avec l’appui de l’association « Participation et Fraternité ». (www.participationfraternite.fr)

DATES : (formation sur 5 jours) 4 samedis et 1 vendredi. Dates pour 2018 : 13 janvier, 17 février, 7 avril, 1er et 2 juin

HORAIRES : 9h00 -12h00 ; 13h30 -17h30

Téléchargez le bulletin d’inscription : INSCRIPTION formation action

CONTACTS : Olivier BARREY 06.41.37.26.75 olivbarrey@hotmail.fr / Jérôme MONTOIS 06.33.57.68.43 jerome.montois@gmail.com

Diacres au cœur du monde populaires : Mettre les périphéries au centre

Les diacres sont au service… C’est le sens même de la racine grecque « diakonos », serviteur. Ces chrétiens ordonné par un évêque pour servir leurs frères et l’Eglise sont aujourd’hui 2700 sur le territoire français. Soit autant de manière de servir. Certains d’entre eux sont issus du milieu ouvrier et des quartiers populaires ou engagés au cœur de celui-ci.

La revue des Cahiers de l’Atelier leur consacre un numéro auquel la Mission Ouvrière a grandement collaboré. En particulier celle du diocèse de Lille puisse que 3 articles sont signés par des nordistes du diocèse de Lille : Maxime Leroy, prêtre de l’agglomération lilloise ; Michel Delattre, diacre à Armentières et Stéphane Haar, délégué diocésain de la Mission Ouvrière.

Dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires, les diacres vivent ce service de nombreuses manières. Dans le monde du travail, le monde associatif, auprès des personnes privées d’emploi ou incarcérées, avec les migrants ou les croyants d’autres religions… Et ils ne le vivent pas seuls mais en couple, en famille, en Église, en Mission Ouvrière.

Découvrez ces témoignages en commandant votre exemplaire des « Cahiers de l’atelier N°554 – Les diacres au cœur du monde populaire » ! Un outil indispensable pour approfondir votre regard sur l’Eglise en monde populaire et un beau cadeau à offrir pour inviter au cheminement vocationnel !

Téléchargez le bon de commande : CdA554_Diacres en MO_Commande

CDMO : Relecture de « Grains de folie » et préparation d’une fin 2017 dynamique !

Le Conseil Diocésain de la Mission Ouvrière est le conseil de l’archevêque de Lille charger de l’apostolat dans le milieu ouvrier et les quartiers populaires du diocèse. Trois fois par an, Mgr Ulrich, les membres du bureau diocésain de la Mission Ouvrière et les responsables des composantes de la Mission Ouvrière se réunissent pour partager la vie du monde ouvrier, les projets des mouvements et construire ensemble des initiatives qui portent l’Évangile au cœur du monde.

Mercredi 11 octobre 2017, le Conseil Diocésain de la Mission Ouvrière s’est réuni à Lille pour relire l’événement symbolique et festif « Grains de folie » et pour préparer les nombreuses initiatives prévues dans les mois à venir.

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Le CDMO a débuté par un hommage à Saint Jean XXIII, pape initiateur du concile Vatican II, dont la fête est célébrée le 11 octobre. « Nous ne sommes pas sur terre dans le but de monter la garde sur les tombes des apôtres, des saints et des héros, mais pour marcher sur leurs traces » disait il souvent. Une ambition vécue depuis 60 ans par la Mission Ouvrière. Puis autour d’une prière de l’ACE cette rencontre fut confier à Dieu.

Relecture de l’événement « Grains de folie » du 23 septembre 2017

Pour célébrer son 60ème anniversaire, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille a fait le choix d’une démarche en plusieurs étapes dont la première fut l’action symbolique « Grains de folie » qui a eu lieu sur le parvis de l’église St Maurice de Lille le 23 septembre avec 3 objectifs :
– Sortir de notre confort, de ce qu’on sait faire, pour aller vers
– Mettre en lumière les « folies » issues du terrain dans la rue et les médias.
– Vivre un temps de fête qui marque les esprits et donne de la force.

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Un événement fort, une relecture originale

Les membres du CDMO ont fait une relecture de l’action symbolique en collant des smileys correspondant à leur appréciation sur des affiches représentants différents éléments de l’action (choix du lieu, mobilisation, participation des passants, ambiance, visibilité, évaluation des objectifs…). Un échange a permit de partager les points de vue et d’affiner la relecture.

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Objectifs atteints ! Le CDMO considère que les 3 objectifs ont été largement atteints. Les participants ont beaucoup apprécié cette action symbolique équilibrée, rythmée, festive et qui a dit beaucoup en peu de temps, mais aussi la démarche participative des grains de folie en amont qui a donné la parole. Mgr Ulrich s’est dit « très touché par ce moment. Une belle initiative qui montre des quelque chose de l’Église et qui a suscité la rencontre ».

Le responsables ont pointés quelques pistes d’améliorations notamment pour encourager encore plus la participations des passants. Pour la suite, le CDMO souhaite continuer à utiliser les grains de folie comme moyen d’invitation et de participation et valoriser l’initiative en diffusant un compte rendu aux partenaires

Fête des 80 ans de l’ACEaffiche 80 ans ACE

Magali, permanente de l’ACE, a partagé le programme de la fête diocésaine des 80 ans de l’ACE disponible sur https://lc.cx/pyBw

Les flyers, affiches et les kaplas pour inviter des enfants son disponibles localement, auprès de l’ACE et de la Mission Ouvrière. Il y a un enjeu humain, pastoral et militant fort à réussir l’invitation en monde ouvrier !

Actualité des composantes

Action Catholique Ouvrière
► Un nouveau comité diocésain se met en route avec 11 personnes !
► On lance la préparation de la rencontre nationale de l’ACO de la pentecôte 2018 à St Étienne avec des réflexions sur l’accueil des précaires et l’avenir de l’ACO.
► L’ACO a listé les formations possibles pour ses membres et travaille un projet de formation
► La rencontre des aumôniers a travaillé la question de l’accompagnement en ACO

Jeunesse Ouvrière Chrétienne
► Pour la 2ème année de la campagne « Dignes et travailleurs », la JOC lance une grande pétition nationale ouverte à tous sur https://www.emploidigne.fr/ ! A signer et faire signer !
► Le colloque des 90 ans de la JOC à Lille approche ! Inscriptions sur https://lc.cx/pyBv
► Une grande Session de Formation des Jocistes aura lieu du 3 au 5 novembre à Reims.

JOC expo
Les jocistes de Lille préparent leur expo sur le travail digne visible à la Mission Locale de Lille

Autres composantes
► Une équipe régionale du GREPO va travailler un outil pour la préparation au mariage
► 40 religieux et religieuses de la Fédéar du nord se sont réunis pour partager sur la relecture
► Des formations en quartiers populaires « Vivre en chrétiens » sont lancées par la Mission Ouvrière sur le littoral dunkerquois, à Roubaix et peut-être dans les Flandres
► La Pastorale des Migrants prépare la journée mondiale du migrant et du réfugié du 14 janvier 2018 avec le message du Pape François « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » consultable sur https://lc.cx/py2Y

Infos

Fêtes de Noël en Mission Ouvrière
Au moins une douzaine de fête de Noël en Mission Ouvrière vont avoir lieu dans le diocèse de Lille. Le CDMO a choisi et finalisé une invitation diocésaine bleue nuit qui va être imprimée recto, le verso restant vierge pour les infos locales.

Confirmation 2018
En JOC et en ACO des groupes se lancent dans la préparation à la confirmation. Les outils produits par le diocèse vont être diffusés pour permettre à un maximum de personne de vivre ce sacrement.

Faites la paix
La démarche « Faites la Paix » propose de nombreuses animations et culminera en avril 2018. Toutes les infos sur http://faiteslapaix.org

Comme toujours, la soirée s’est conclue par une repas fraternel à la bonne franquette !

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Les membres du CDMO cassent la croûte !

Annie et Lydia : deux animatrices pastorales en quartiers populaires nouvellement missionnées dans le diocèse de Lille

Chaque année en septembre, une messe un peu particulière a lieu en la cathédrale Notre Dame de la Treille de Lille. C’est la messe d’envoi en mission des animateur laïcs en pastorale durant laquelle les personnes engagées de longue date en Église reçoivent des mains de l’archevêque de Lille une mission officielle dans le diocèse. Cette année, le 17 septembre 2017, deux animatrices laïques en pastorale ont été missionnée pour des quartiers populaires de la métropole lilloise en lien avec la Mission Ouvrière.

Annie Mbumba Mahanga a été missionnée pour la pastorale dans le quartier populaire de Lille Fives et pour l’accompagnement de la JOC. Actrice de la vie associative et paroissiale du quartier depuis de nombreuses années, Annie est présente dans de nombreux projets de solidarité et a participé à la formation action Frat Eveil.

Lydia Sugi a été missionnée pour la pastorale en quartier populaire de Villeneuve d’Ascq où elle anime avec des bénévoles plusieurs groupes liturgiques qui forment une communauté forte de solidarité et de foi.

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Annie et Lydia

Pour Annie et Lydia, recevoir une première lettre de mission est l’aboutissement d’un parcours de croyantes fait d’investissement personnel au service de l’annonce de l’Évangile et de longues années d’études au sein du Centre interdiocèsain de formation pastorale et catéchétique – le CIPAC. Mais c’est aussi le début d’une mission au service des chrétiens auprès desquels elles sont envoyées avec une nouvelle place et une confiance de l’Église renouvelée.

La Mission Ouvrière du diocèse de Lille les félicite et sera à leur coté pour les soutenir dans la réussite de leur mission.