Les évêques à la rencontre du collectif Frat’Eveil – les acteurs de fraternité du diocèse de Lille

La première Université de la Solidarité et de la Diaconie (USD) a eu lieu à Lourdes du lundi 30 octobre au jeudi 2 novembre 2017. Une dizaine de personnes du diocèse de Lille y ont participé. Une délégation coordonnée par le collectif Frat’Eveil qui réuni les acteurs de solidarité dans le diocèse de Lille. Une délégation riche de sa diversité puisque autour de Jean Marc, le délégué de l’évêque aux mouvements et associations de fidèles, ont été réunis des personnes engagées dans des initiatives de fraternité mais aussi des personnes ayant fait l’expérience de la pauvreté.

Frat’Eveil, un collectif au service de la diaconie

Le 19 décembre 2017, les deux évêques du diocèse de Lille, Mgr Ulrich et Mgr Hérouard, sont allés rencontrer les participants à cette première Université de la Solidarité et de la Diaconie à l’occasion d’une rencontre du collectif Frat’Eveil.

La vingtaine de personnes présente ont prit le temps de se présenter avec le jeu de la pelotte. Puis le groupe est revenu sur les moments fort de cette université au travers d’un diaporama et de vidéos.

Les participants ont alors prit la parole au travers d’un photo langage. Chacun a choisi une photo prise lors de l’USD pour partager ce qui l’a marqué lors de cette expérience.

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Les évêques à la rencontre du collectif Frat’Eveil

Une université marquée par la confiance

Sarah, participante à Magdala a choisi une photo du temps de lavement des pieds : « J’ai bien aimé ce moment où on lave les pieds de son voisin. Ça dit qu’on est tous pareil. Tous au même niveau. J’ai particulièrement senti ça a ce moment. C’est pas rien de laver les pieds d’une personne ».

Bruno, également acteur de Magdala, confirme « moi aussi j’ai choisi le lavement des pieds. Je lave les pieds d’une personne puis quelqu’un lave les miens. Puis on se donne une bénédiction. Ça veut dire que j’ai de l’importance alors que moi je ne me considère pas comme ça. Je suis ému, je ne sais pas quoi dire pour remercier celui à qui j’ai lavé les pieds et à celui qui m’a lavé les pieds. Je ne sais pas quoi dire car c’est fort. Ça m’a beaucoup marqué. Dans ma relecture je dis que c’est une façon de prouver que personne n’est supérieur à l’autre ».

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Le pape François lavant les pieds

Christophe, membre de l’Action Catholique Ouvrière (ACO) a choisi la photo d’un petit groupe de fraternité : « On a été une belle équipes. On a prit le temps de partager . On a osé aller vers les autres. Avant j’osais pas faire ça. Maintenant j’ose parler. Pas quand il y a trop de monde… mais j’ose. Les temps de célébration où on s’est salit les mains avec de la boue puis on se les ait lavé, c’était fort aussi. Dans mon groupe les gens on commencé à parler sans se présenter alors je leur ai proposer de se présenter. J’ai osé faire ça ».

Rosita, engagée dans la paroisse Bx Charles de Foucault à Roubaix partage cette dimension collective de l’université : « On a vécu un temps où on s’est tous mélangé. On a même fait le tour de l’église en faisant une chaîne humaine çà symbolise le lien qu’on a créé, notre unité ».

Jeanne-Marie, présidente de l’association Magdala, choisie aussi une photo où le collectif prime : « On y voit une Église qui donne envie, qui n’exclue personne. Depuis Diaconia un mouvement est née au sein de l’Église, une dynamique qui n’est pas prêt de s’éteindre. Je suis revenue avec un désir encore plus fort de laisser sa place à celui qui ne l’a pas ».

Une expérience fraternelle qui  » prend aux tripes « 

Jean Marc, le délégué de l’évêque aux mouvements et associations de fidèles revient sur le lavement des pieds : « J’ai aussi choisi une photo du lavement des pieds qui a eu lieu à la célébration de la Toussaint. C’est original. Ça m’a beaucoup marqué de célébrer la Toussaint de cette manière là. Il y a un symbole de Fraternité. Cette Fraternité ont l’a vécue dès la montée du train dans le diocèse ».

Jérôme, diacre roubaisien, choisi une photo d’un participant les mains pleines de boue : « Lors de la célébration avec le lavement des mains boueuses, on m’a demandé de laver les mains. C’était fort car on l’a vécu à la grotte de Lourdes. J’ai fait deux belles rencontres de gens exterieurs à l’USD qui ont souhaité vivre ce geste avec nous. Une irakienne qui est repartie avec le linge, ça comptait pour elle. Un homme sûrement bouddhiste qui a aussi voulu vivre ce geste. Ça montre la dimension universelle de ce qu’on a vécu et aussi la dimension évangélisatrice ».

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Lavement des mains boueuses lors de l’USD

Daniel, également diacre, a choisi la photo de Danielle, membre de Magdala : « Elle a été temporairement élevée au rang de sainte. Sans elle Diaconia n’aurait pas été ce qu’il a été. On a fait rentrer dans les conscience que les personnes en fragilité ont leur place dans tous les événements d’Église ».

Bibi, membre de l’ACO et de Magdala et co-organisatrice de l’événement, a choisit le geste de la boue : « Ce geste m’a prit aux tripes car je me suis mis à la place d’un SDF. J’ai imaginé sa vie, son cheminement et arrivé à la grotte c’est le lieu où on lui tend la main et où il est lavé de ses difficultés. On m’a fait confiance pour faire parti du groupe de préparation. Cette confiance n’est pas banale ».

Olivier, également co-organisateur de l’USD utilise alors une belle image pour valoriser la place des plus humbles dans cet événement : « C’est comme si le comité d’organisation avait été une casserole, un recopiant et nous, les personnes en fragilité du  »Copil quart monde », on a été la purée, la nourriture de cet USD. On a été constamment en action pour préparer et accompagner. On s’est retrouvé au service de tout le monde et pas que des plus pauvres. On était avec les diacres, prêtres, personnes missionnée, évêques… on a appris l’un par l’autre. J’ai donc choisi la photo du  »Copil quart monde » ».

Ces témoignages montrent la grande émotion qui a marqué cette rencontre. A Lourdes il y a eu beaucoup de pleurs, des larmes de joie, des larmes de souffrances, une vraie émotion partagée. Partagée au delà des frontières de l’Église puisque, Sarah, l’une des participante est musulmane et partage le sens de cette participation à l’USD « Si Jésus revenait aujourd’hui, il n’irait pas prier qu’avec les siens, il irait avec tous. J’ai envie d’aller prier avec d’autres ».

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Photo-langage lors de la soirée

Réinventons avec d’autres !

La richesse des échanges a ouvert l’appétit des participants en cette froide soirée d’automne. Tous se retrouvent donc autour d’un bon repas à la fin duquel les évêques du diocèse de Lille partage leur relecture de ce qu’ils ont entendu.

Mgr Ulrich souligne la richesse des échanges « C’est un travail de fourmi qui se vit ici ! ». Il insite ensuite sur l’importance d’aller encore plus loin dans la démarche initiée par Diaconia 2013 : «  Dans l’avenir, on va peut être organiser un temps collectif mais on ne fera pas celui qu’on a déjà fait en 2016. Il faut être inspiré de ce qu’on a fait mais avec l’envie de faire autre chose ! Peut être en sortie comme la fête de la Mission Ouvrière mais aussi autrement. Ne nous arrêtons pas sur une expérience passé. Réinventons avec d’autres ! »

Des encouragements auxquels Mgr Hérouard se joint : « C’est important de voir d’où on vient personnellement et collectivement pour regarder devant et inventer. Ce soir le mot confiance est revenu. C’est la base ! Il faut faire et manifester cette confiance. La Foi n’est pas un remède magique à tous les maux. Le Christ nous apprend juste que chacun est digne de confiance. C’est ce qu’on doit avoir à cœur de transmettre, parfois par de toutes petites choses ».

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19 novembre 2017 : La Mission Ouvrière actrice de la 1ère journée mondiale des pauvres

Le 19 novembre 2017, 33ème dimanche du temps ordinaire,  les catholiques du monde entier participeront à la première journée mondiale des pauvres. Un événement souhaité par le pape François pour que chaque chrétien comprenne que « partager avec les pauvres permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde ».

Oser aller à contre courant !

Le terme de « pauvre » est souvent vécu par les plus modeste eux-même comme une marque d’infamie. En osant une journée mondiale des pauvres, le pape François veut redonner son sens biblique et évangélique à ce mot.

Pour les puissants et les forces de l’argent, le pauvre est un perdant, un looser, qui n’a pas su écraser la concurrence pour devenir le meilleur dans la guerre économique qu’est devenu le marché du travail. Pour le chrétien, comme le dit si bien St Paul, « ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est » (1ère lettre de St Paul aux Corinthiens 1;28).

Cette journée mondiale des pauvres est donc une journée d’espoir ! Celle d’une Eglise qui ose donner la première place à ceux que notre société rejette. Pas par pitié ! Mais parce que nous savons que ce sont les plus pauvres qui sont premiers dans le cœur et les projets de Dieu. Parce que nous savons que ce sont les plus modestes qui rendons notre Eglise plus chrétienne.

Dans le diocèse de Lille ?

 

Dans le diocèse de Lille, le collectif diocésain Frat’Eveil, dont la Mission Ouvrière est membre, proposera une célébration dimanche 19 novembre à l’Eglise Saint Benoit Labre de Lille.

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Inauguration de l’église St Benoit Labre de Wazemmes à Lille en octobre 2017

Au même moment à Armentières, l’équipe locale de Mission Ouvrière animera la messe de la journée mondiale des pauvres en l’église Notre Dame d’Armentières.

Une journée pour fêter, partager et s’indigner car comme le rappel si bien le pape François dans son message à l’occasion de cette journée mondiale des pauvres : « De nos jours, malheureusement, tandis qu’émerge toujours davantage la richesse insolente qui s’accumule dans les mains de quelques privilégiés et souvent est accompagnée de l’inégalité et de l’exploitation offensant la dignité humaine, l’expansion de la pauvreté à de grands secteurs de la société dans le monde entier fait scandale. Face à cette situation, on ne peut demeurer inerte et encore moins résigné. À la pauvreté qui inhibe l’esprit d’initiative de nombreux jeunes, en les empêchant de trouver un travail ; à la pauvreté qui anesthésie le sens de responsabilité conduisant à préférer la procuration et la recherche de favoritismes ; à la pauvreté qui empoisonne les puits de la participation et restreint les espaces du professionnalisme en humiliant ainsi le mérite de celui qui travaille et produit ; à tout cela, il faut répondre par une nouvelle vision de la vie et de la société ».

« Faites la paix » : 4 jours pour développer la culture de paix contre la tyrannie de l’argent

A l’initiative de l’association « Centenaire pour la paix », des dizaines d’événements vont avoir lieu dès maintenant et jusqu’en 2019 pour faire mémoire et promouvoir la culture de la paix. Cette démarche baptisée « Faites la paix », soutenues par les trois diocèses de la région, culminera du jeudi 19 au dimanche 22 avril 2018 lors de 4 jours de festivités pour faire mémoire, comprendre, construire et manifester la paix.

4 jours pour construire la paixAffiche-Une-année-de-mobilisation.A4-pdf

Une démarche importante pour les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires du Nord qui furent les premières victimes de la guerre. Car cent ans après l’horrible guerre mondiale qui ravagea notre région, notre monde et notre pays sont toujours en guerre ! Des guerres militaires, qui en Syrie, au Mali et partout ailleurs font tant de victimes et de réfugiés. Le terrorisme qui frappe au cœur de nos villes. Mais aussi une guerre moins visible : la guerre économique qui sévit dans nos entreprises et qui fait tout autant de victimes.

« Faites la paix » propose bien plus que de commémorer le passé. Par le débat et la rencontre, cette démarche invite chaque personne à comprendre les racines des guerres et des violences pour mieux les extirper et construire ainsi une culture de paix.

Aux racines de toutes les violences : le pouvoir de l’argent

7780085206_un-conducteur-de-vtc-manifeste-contre-uber-a-paris-le-13-octobre-2015Mais qu’y a-t-il aux racines de ces guerres et violences qui ravagent encore aujourd’hui notre société ? Lors de la 3ème rencontre mondiale des mouvements populaires, le pape François a donné son regard sur la question :

« Qui gouverne ? L’argent. Comment gouverne-t-il ? Avec le fouet de la peur, de l’inégalité, de la violence économique, sociale, culturelle et militaire qui engendre toujours plus de violence dans une spirale toujours plus grande qui ne semble jamais finir. Que de douleur et que de peur! Il y a un terrorisme de base qui découle du contrôle mondial de l’argent sur la terre et qui menace l’humanité tout entière. Ce terrorisme de base alimente les terrorismes dérivés comme le terrorisme de la drogue, le terrorisme d’État et celui que certains appellent à tort terrorisme ethnique ou religieux. Mais aucun peuple, aucune religion n’est terroriste! C’est vrai, il y a des petits groupes fondamentalistes de toute part. Mais le terrorisme commence quand « tu as chassé la merveille de la création, l’homme et la femme, et que tu y a mis l’argent ». Ce système est terroriste. […] Toute la doctrine sociale de l’Église et le magistère de mes prédécesseurs se rebelle contre l’idole de l’argent qui règne au lieu de servir, tyrannise et terrorise l’humanité. »

Partager les initiatives locales pour la paix

Par toutes les initiatives qu’ils mènent dans les quartiers populaires pour faire grandir le vivre ensemble, la coopération, la défense des plus petits et de la solidarité, les acteurs de fraternité, dont la Mission Ouvrière, construisent une société de paix débarrassée de la tyrannie de l’argent-roi qui provoque toutes ces guerres.

« Faites la paix » sera l’occasion pour tous de partager ces initiatives et de participer à la construction d’un monde de paix et de justice.

Toutes les infos sur : http://faiteslapaix.org

Les reliques de la Sainte protectrice de la JOC arrivent dans le diocèse de Lille

Du 6 décembre 2017 au 7 janvier 2018, le diocèse de Lille accueillera les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux et de ses parents.

therese_officecentraldelisieuxSainte Thérèse de l’Enfant Jésus (ou de Lisieux) a vécue une vie courte mais intense. Elle a ouvert de nouvelles voies à la mission en rappelant que ce ne sont pas forcement les grands actes héroïques qui conduisent à la sainteté mais aussi toutes les petits actes de la vie de tous les jours. Une démarche qui résonne avec le démarche de révision de vie portée par la Mission Ouvrière.

En 1929, dans son discours d’accueil des jocistes venus en pelrinage, le pape Pie XI, donne Saint Thérèse de Lisieux comme Sainte protectrice de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.  » Nous l’avons choisie parce qu elle est la protectrice de toutes les Missions. Je vous la donne parce que je considère les jocistes comme des missionnaires  » dira t il a cette occasion.

La vénération des reliques des saints et des saintes a une place importante dans la religiosité populaire, très vivante dans les quartiers ouvriers du diocèse de Lille et dans les communautés issues des migrations. Certains y voient une pratique superstitieuse d’un autre age, d’autres un chemin direct vers Dieu. La Mission Ouvrière croit que chaque expression de foi, si elle est reliée à la vie concrète et si elle est relue avec d’autres est une chance qui porte du fruit dans la foi et pour la construction d’un monde plus juste et fraternel.

Toutes les infos sur la venue des reliques de Sainte Thérèse dans le diocèse sur le site du diocèse de Lille.

Annie et Lydia : deux animatrices pastorales en quartiers populaires nouvellement missionnées dans le diocèse de Lille

Chaque année en septembre, une messe un peu particulière a lieu en la cathédrale Notre Dame de la Treille de Lille. C’est la messe d’envoi en mission des animateur laïcs en pastorale durant laquelle les personnes engagées de longue date en Église reçoivent des mains de l’archevêque de Lille une mission officielle dans le diocèse. Cette année, le 17 septembre 2017, deux animatrices laïques en pastorale ont été missionnée pour des quartiers populaires de la métropole lilloise en lien avec la Mission Ouvrière.

Annie Mbumba Mahanga a été missionnée pour la pastorale dans le quartier populaire de Lille Fives et pour l’accompagnement de la JOC. Actrice de la vie associative et paroissiale du quartier depuis de nombreuses années, Annie est présente dans de nombreux projets de solidarité et a participé à la formation action Frat Eveil.

Lydia Sugi a été missionnée pour la pastorale en quartier populaire de Villeneuve d’Ascq où elle anime avec des bénévoles plusieurs groupes liturgiques qui forment une communauté forte de solidarité et de foi.

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Annie et Lydia

Pour Annie et Lydia, recevoir une première lettre de mission est l’aboutissement d’un parcours de croyantes fait d’investissement personnel au service de l’annonce de l’Évangile et de longues années d’études au sein du Centre interdiocèsain de formation pastorale et catéchétique – le CIPAC. Mais c’est aussi le début d’une mission au service des chrétiens auprès desquels elles sont envoyées avec une nouvelle place et une confiance de l’Église renouvelée.

La Mission Ouvrière du diocèse de Lille les félicite et sera à leur coté pour les soutenir dans la réussite de leur mission.

Frat’éveil : une formation action au service des projets de fraternité

En 2013, la dynamique Diaconia, le grand rassemblement de l’Église sur le service du frère, a initié de nombreuses initiatives locales. Dans le diocèse de Lille, ces initiatives sont partagées au sein du collectif Frat’éveil qui réunit les acteurs de solidarité du diocèse et des personnes en situation de fragilité. La Mission Ouvrière participe activement à ce collectif et aux initiatives locales de solidarité (fêtes de la fraternité, Lille de nos rêves, partages…).

Il y a un an, Frat’éveil a lancé une formation innovante pour permettre a des binômes de construire et mener des projets de fraternité. Dans un bel article du 16 juin 2017, le journal Croix du Nord revient sur cette formation-action qui a réunit une vingtaine de personnes pendant un an dont un grand nombre d’acteurs locaux de la Mission Ouvrière de l’agglomération lilloise, de Roubaix et de Tourcoing. Vous les reconnaîtrez sur la photo ci-dessous.

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Une belle initiative qui appelle a des suites sur le terrain avec les projets en cours et dans le diocèse avec peut-être une nouvelle session de formation !

Migrants : la Mission Ouvrière de Roubaix et ses partenaires interpellent les candidats

Le groupe « Envie de partager avec les migrants » réunit des croyants de Roubaix, militant-e-s à l’association AGIR, la Solidarité, la Pastorale des Migrants, la Mission Ouvrière etc…

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Ensemble, ils ont adressé une lettre aux candidats aux élections législatives des 7ème et 8ème circonscriptions du Nord pour les interpeller sur les mesures qu’ils souhaiteraient mettre en oeuvre en matière d’entrée et de séjour des immigrés.

Roubaix est une terre ouvrière marqué par une grande diversité culturelle et religieuse. La présence des migrants y est forte. Le collectif souhaite rappeler que le respect de la personne doit être le fondement de toute politique migratoire.

A l’aube du second tour, découvrez cette lettre et les premières réactions des candidats.

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Grande joie ! Damien sera ordonné prêtre dimanche 25 juin

orddbindaultDamien Bindault est un jeune séminariste originaire de Roubaix. Séminariste… Plus pour très longtemps car après des années de cheminement et d’études, il sera ordonné prêtre le dimanche 25 juin 2017 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille !

En insertion sur la paroisse de Grande Synthe, Damien accompagne la JOC du littoral dunkerquois dont il est l’aumônier fédéral. Il participe aussi activement à l’équipe locale de Mission Ouvrière et intervient en prison. La phrase de l’évangile de Matthieu par laquelle il nous invite à son ordination est à l’image de son engagement avec la Mission Ouvrière.

Citation Damien Bindault

L’ordination de Damien est une grande joie pour tous les acteurs de la Mission Ouvrière. Dans cette étape importante et dans toute sa vie de prêtre nous voulons être à ses cotés pour porter et faire vivre la Bonne Nouvelle de Jésus Christ en milieu ouvrier et dans les quartiers populaires.

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Vidéo : Damien vous invite à son ordination

Soyons nombreux le dimanche 25 juin 2017 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille pour partager cette joie avec lui.

Merci Patron ! La Mission Ouvrière partenaire du festival « des hommes et des films »

La huitième édition du festival diocésain de cinéma « des hommes et des films » pose une question qui traverse la société française et en particulier le milieu ouvrier : Moi, faible et fragile ?

festival du film afficheLa société de l’argent-roi et de la compétitivité à outrance nous invite sans cesse à la performance au travail, dans nos familles, dans nos loisirs… Comme s’il nous fallait à tout prix être des super-héros du quotidien… Capables de surmonter les obstacles et les difficultés, de nous adapter à de nouveaux modes de vie, de repousser sans cesse nos limites pour être toujours plus performants, rapides, efficaces… Sans jamais lâcher prise ! Et qu’importe si ce tourbillon nous fait chuter ou perdre la tête. Et tant pis pour les plus faibles, laissés sur le bord du chemin. Tant pis pour chacun d’entre nous, pour nos failles, nos manques et nos fragilités. Serait-on en train d’oublier que la vie elle-même ne tient qu’à un fil ?

Cette nouvelle édition du festival propose, à travers dix films, d’aller à contre-courant et d’accueillir autrement nos fragilités et nos faiblesses. Pour qu’elles nous ouvrent à un présent plus fort, à une humanité plus divine. Pour qu’elles deviennent des leviers capables de faire dérailler une société conçue et organisée au profit des plus forts.

La Mission Ouvrière du diocèse de Lille est partenaire du festival en particulier pour la projection du film César du meilleur documentaire 2017 : Merci Patron de François Ruffin qui fera la clôture du festival le mardi 30 mai à 20h au Métropole à Lille (26, rue des ponts de Comines)

Merci Patron ! Un film devenu une icône du combat ouvrier pour la dignité des travailleurs. Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine, qui fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH) à Poix-du-Nord, a été délocalisée en Pologne. Le couple, au chômage, risque de perdre sa maison. Mais François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte avec l’ambition de voler dans les plumes de Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH et responsable de la délocalisation. Ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre ce Goliath milliardaire ?

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Bande Annonce du film Merci Patron !

 

La projection sera suivie d’un échange avec Louisette Faréniaux, maître de conférences honoraire en études cinématographiques. Venez nombreux !

Retrouvez toute la programmation du festival « des hommes et des films » sur le site du diocèse de Lille.

A la veille du 1er tour des organisations chrétiennes dont la JOC et l’ACO appellent à un sursaut citoyen

De nombreuses organisations et mouvements d’Eglise lancent un appel au sursaut citoyen à quelques jour des élections.  Parmi eux des composantes de la Mission Ouvrière (JOC, ACO) et un grand nombre de nos partenaires. A lire et partager :

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A la veille du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle, dans un contexte de discrédit grandissant de la parole publique et de sentiment d’impuissance face à l’état du monde, nos organisations et mouvements d’Église appellent à un sursaut citoyen.

Cet appel fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? ».

Cette interpellation nous est aujourd’hui adressée, à chacun et chacune, en ce temps électoral. Voulons-nous changer le monde et redonner sens à la citoyenneté, en ayant conscience d’habiter une même terre, en étant engagés vers un même avenir, en nous impliquant dans la gestion de la chose publique et en agissant pour l’intérêt général ?

En tant qu’acteurs de la société civile, notre rôle d’organisations et mouvements catholiques n’est pas de prendre parti mais bien de prendre part à la vie démocratique et d’inciter les citoyens à discerner les possibles et les souhaitables, à exercer leurs droits et leurs devoirs et à mettre en cohérence leur vote avec leurs convictions, leurs valeurs morales et leur foi.

Une inquiétude se développe chez celles et ceux qui habitent notre pays quant à l’avenir de leurs enfants et à la précarisation du travail et des liens sociaux. La stigmatisation de celui qui est différent, la volonté de construire des murs, la surenchère de propositions sécuritaires et identitaires : ces idées sont dangereuses pour une société qui aspire au vivre ensemble dans la paix et le respect de la dignité de chacun. On ne construit pas un projet de solidarité contre certains groupes et contre des personnes. On ne construit le lien social qu’avec celles et ceux qui vivent ensemble et participent au devenir de la communauté.

Notre foi et nos valeurs nous appellent à ne pas céder devant la colère, la peur et le rejet de l’autre, mais à plaider la cause des plus pauvres et à promouvoir le respect de la personne humaine et de l’environnement. Nous pensons que les solutions aux problèmes auxquels notre société est confrontée se trouvent dans l’ouverture, le dialogue et l’échange pour construire ensemble une France et une Europe plus justes dans un monde de droit et de dignité.

Les dizaines de milliers de bénévoles de nos organisations et mouvements sont témoins tous les jours que la réalité de la société française, c’est aussi et surtout des milliers d’actions concrètes qui construisent une planète plus solidaire et fraternelle. Des professionnels – salariés, agriculteurs, entrepreneurs, syndicalistes – développent d’autres manières de travailler, plus soucieuses de l’intégration des jeunes générations et de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Des familles accueillent des migrants chez elles. Des « jeunes » ou des plus « anciens » font le choix de modes de vie plus sobres dans le cadre d’une économie sociale et solidaire : potagers agro-écologiques, covoiturage, Amap… De nombreux projets voient le jour pour développer la démocratie participative qui sont autant de germes de mobilisation citoyenne locale. Des centres-villes réinvestis et de nouvelles initiatives rurales redynamisent nos régions…

Les échéances électorales sont une nouvelle opportunité de redire aux futurs décideurs le besoin de replacer la dignité de l’humain au cœur de leurs préoccupations. C’est aussi l’occasion de rappeler ce destin commun de l’Humanité qui passe par la solidarité, à l’échelle locale, nationale, européenne et internationale. Nous appelons tous les citoyens et citoyennes à mettre en œuvre concrètement ces valeurs de droit et d’égale justice et à les porter dans leur vote. Il faut tout faire pour contribuer à élever le débat politique et combattre la tentation du repli sur soi ou la peur de l’autre.

Comme les évêques nous y ont incités en invitant « chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous », notre devoir aujourd’hui est de faire entendre notre voix.

Cette dynamique démocratique devra se poursuivre au lendemain du second tour des élections législatives en demandant aux élus de rendre compte de leur mandat, et en s’impliquant dans la vie locale afin de contribuer au renouveau de l’exercice de la citoyenneté.

Cette tribune a été publiée le 13 avril 2017 sur le site du journal La Croix

Liste des Signataires :

Action catholique des milieux indépendants (ACI)
Action catholique ouvrière (ACO)
Apprentis d’Auteuil
Association des cités du Secours catholique
CCFD-Terre Solidaire
Chrétiens dans le monde rural (CMR)
Chrétiens dans l’Enseignement Public
Chrétiens en Forum
Communauté Mission de France
Communauté Vie Chrétienne (CVX)
Confrontations
Délégation Catholique pour la Coopération (DCC)
Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC)
Fédération française des Equipes Saint-Vincent
Instituts religieux et Solidarité internationale (IRSI)
Jeunesse étudiante chrétienne (JEC)
Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC)
Justice et Paix
Mission de la mer
Mouvement chrétien des cadres et dirigeants (MCC)
Mouvement chrétien des retraités (MCR)
Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC)
Ordre de Malte
Pax Christi
Scouts et Guides de France
Secours catholique – Caritas France
Semaines sociales
Voir Ensemble