« Lille de nos rêves » : des habitants des quartiers populaires de Lille rêvent leur vie de quartier haut et fort

Le samedi 21 avril 2018, le collectif « Lille de nos rêves » a invité les lillois à repenser la vie de quartier et l’habitat a partir des besoins et des aspirations des plus petits. Plus d’une cinquantaine de personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires de la capitale des Flandres ont répondus à l’appel du collectif.

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Un atelier présente sa maquette du quartier de ses rêves

 

Tous acteurs !

Cette journée a une nouvelle fois jouée le jeu de la participation de tous avec un thème choisi dès le début de l’année par les participants eux-mêmes et une forte implication dans la préparation de l’événement.
Plus d’une cinquantaine de personnes étaient présents et se sont répartis dans différents ateliers au cours d’une journée rythmée par les animations drôles et vraies proposées par les Z’impros. Côté intervenants : la fondation Abbé Pierre, l’APU et la CLCV ont apporté des éléments intéressants pour comprendre la politique et les droits et devoirs liés au logement.

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Les participants à l’heure du repas

Des maquettes pour des quartiers de rêves

A partir de leur propre expérience et de ces apports précieux, les différents ateliers ont construit les quartier de leurs rêves sous forme de maquettes. Les échanges autour des maquettes ont été d’une incroyable richesse ! Les participants sont allés parfois très loin sur l’imagination et la responsabilisation dans le quartier. L’aspect écologique et le vivre-ensemble ont été au cœur de ces « quartiers de rêve » bien plus que les questions d’insécurité, de violence ou du bruit. Rêver ramène à l’essentiel…

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Un service public en danger

La journée a également permit de mettre en lumière le besoin d’immédiateté et d’efficacité dans la gestion des logements sociaux et la réponse aux besoins des locataires. Alors se pose la question de la vie démocratique dans l’immeuble et du rôle pourtant indispensable des associations pour garantir une certaine justice dans le traitement des dossiers. La justice, la démocratie et la collégialité demandent du temps. Si on ajoute a ça le manque de moyens du logement social en France et la pression de l’idéologie capitaliste qui cherche à détruire les services publics et en particulier celui du logement en le décrédibilisant, il est apparaît clairement que le logement social et le vie démocratique de nos quartiers sont en danger.

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Un combat prioritaire pour l’Eglise

Un chantier de fond pour les responsables politiques mais aussi et surtout pour l’Église comme le rappelait le pape François lors de la 1ère rencontre mondiale des mouvements populaires de 2014 :

« Il ne faut jamais oublier que Jésus est né dans une étable parce qu’il n’y avait pas de place dans les auberges, que sa famille dut abandonner sa maison et fuir en Égypte, persécutée par Hérode. Aujourd’hui, il y a beaucoup de familles sans logement, parce qu’elles ne l’ont jamais eu ou parce qu’elles l’ont perdu pour diverses raisons. Famille et logement vont de pair ! Mais un toit, pour qu’il soit une maison, doit aussi avoir une dimension communautaire : le quartier, et c’est précisément dans le quartier que l’on commence à construire cette grande famille de l’humanité, à partir de ce qui est plus immédiat, de la coexistence avec le voisinage. […]

Nous vivons dans des villes qui construisent des tours, des centres commerciaux, qui font des affaires immobilières, mais qui abandonnent une partie d’elles-mêmes dans les périphéries. Comme il fait mal d’apprendre que les habitations pauvres sont marginalisées, ou pire encore, que l’on veut les déraciner ! Les images des évacuations forcées, des grues qui démolissent les baraques, sont des images semblables à celles de la guerre. […] Donc, ni déracinement, ni marginalisation : il faut suivre la voie de l’intégration urbaine ! Ce mot doit remplacer entièrement le mot déracinement, à présent, mais également ces projets qui entendent repeindre les quartiers pauvres, embellir les périphéries, et « maquiller » les blessures sociales au lieu de les soigner en promouvant une intégration authentique et respectueuse ».

Le collectif « Lille de nos rêves » va bientôt relire cette belle journée et poursuivre son action pour que personne ne soit laissé sur le bas-coté de la vie de nos quartiers.

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Le collectif « Lille de nos rêves » regroupe des associations qui agissent avec les personnes en précarité et les travailleurs à bas salaires. Ensemble ces associations cherchent à entrer avec eux dans une démarche citoyenne. Le collectif est actuellement composé de : Magdala, la délégation lilloise du secours catholique, la Mission Ouvrière de Lille, la Maison du 60, avec le soutien de la Chaire Jean Rodhain

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Magdala vous invite à assister à sa fresque musicale et théâtrale « ENVIE »

L’association Magdala, un partenaire lillois important de la Mission Ouvrière, vous invite à assister à sa fresque musicale et théâtrale « ENVIE », le 30 mai 2018 à Lille

Ce spectacle a été pensé, écrit, et interprété par les personnes membres de la communauté Magdala, avec le soutien de professionnels du spectacle (comédien, metteur en scène et scénariste). Les acteurs vous proposent d’entrer dans leurs chemins de galère pour découvrir la force de vie qui les habitent. Ils nous font comprendre comment la solidarité, la fraternité et la communauté, nous permettent de choisir la vie, et de trouver notre place dans la société.

« Faire ce spectacle, c’est se sentir vivant et entier »

Mercredi 30 mai, 18h30
Salle Aula Maxima, Université Catholique de Lille
60 Boulevard Vauban, 59000 LILLE
(Participation libre au profit de Magdala)
Réservations en ligne : http://www.eventbrite.fr

Découvrez la bande annonce vidéo :EnVie Magdala BA

Nominations 2018 : Du nouveau pour l’Eglise en milieu ouvrier et quartiers populaires !

En Eglise, avec le printemps vient le temps des nominations ! Si certains nomment cette période de l’année le « mercato de l’Eglise », on est loin des histoires de gros sous du monde du football puisse qu’il s’agit des nominations des prêtres au service des paroisses, doyennés et mouvements. Puisse que le monde bouge, l’Eglise aussi et elle fait bouger ses acteurs de terrain pour qu’ils puissent relever de nouveaux défis au service de nouvelles communautés locales.

Et pour la rentrée de septembre 2018, il y a du neuf pour l’Eglise en milieu ouvrier et quartiers populaires ! Impossible de faire le tour de tous les changements car le milieu ouvrier est présent de manière significative dans 12 des 14 doyennés et 42 paroisses du diocèse. Petit tour d’horizon non exhaustif :

Le Père Christophe WAMBRE, tout en restant prêtre accompagnateur de la pastorale des migrants, est nommé curé des paroisses Bienheureux Charles-de-Foucauld et Saint-Martin à Roubaix, des paroisses aux réalités populaires très majoritaire et à la grande diversité culturelle.

Le Père Maurin VANMEENEN, prêtre accompagnateur de la Mission Ouvrière de l’Agglomération Lilloise, tout en restant curé de la paroisse Saint-Barthélémy de Lesquin et de la paroisse de Ronchin est nommé doyen du doyenné Mélantois-Carembault.

Le Père Bruno COURTOIS, ancien responsable national de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, est nommé curé de la paroisse Saint-Eloi à Seclin-Attiches et de la paroisse Saint-Jehan en Mélantois à Houplin-Ancoisne et Noyelles-lès-Seclin.

Le Père Pascal DAME, tout en restant responsable du service diocésain pour les relations interreligieuses, est nommé curé de la paroisse de Mons-en-Baroeul avec une très forte réalité en quartier populaire.

Coté mouvements ça bouge aussi :

Le Père Lionel VANDENBRIELE, tout en demeurant prêtre ouvrier, est nommé prêtre accompagnateur de la mission ouvrière diocésaine.

Le Père Arnaud DAUCHEZ est nommé aumônier diocésain de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

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Lionel Vandenbriele et Arnaud Dauchez

Retrouvez toutes les nominations sur le site du diocèse 

 

Confirmation de Pentecôte à Lille Grand Palais : une fête à ne pas rater !

Le dimanche 20 mai 2018 à 15h30 à Lille Grand Palais, avec près de 900 jeunes et adultes qui vont être confirmés. La confirmation est le sacrement de l’Église qui poursuit le baptême, en communiquant les dons de l’Esprit saint. C’est un pas de plus dans sa relation à Dieu et dans son engagement de chrétien.

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Ce pas de plus, 900 personnes du diocèse de Lille vont le faire ensemble lors d’une grande fête diocésaine à Lille Grand palais. Parmi eux, des personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires qui ne sont pas tombés dans la marmite de la foi étant petits mais qui ont tissé leur lien à Dieu et à l’Eglise par eux-mêmes, souvent avec l’aide de l’Action Catholique des Enfants, de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et de l’Action Catholique Ouvrière.

Après de longs mois de préparation en paroisse ou en mouvement, le grand jour arrive ! Vous êtes tous invités à participer à la fête dimanche 20 mai 2018 dès 14h30 à Lille Grand Palais ! En famille, entre amis, ou par vous même, venez partager, découvrir et communier la joie d’avancer ensemble sur le chemin de Dieu.

Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, cette célébration sera retransmise en direct sur Wéo TV avec le partenariat de RCF Nord de France dès 15h30.

Retrouvrez les informations pratiques ici

Contact : pentecote2018@lille.catholique.fr
Facebook : @Pentecote2018

La sainteté pour les nuls par le pape François : accueille ton frère migrant !

La sainteté pour les nulsLe 19 mars 2018, le pape François a fait paraître une exhortation apostolique baptisée « Gaudete et exsultate » sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel. Ce n’est ni un traité philosophique sur la sainteté, ni une leçon de vie. C’est un appel à tous et à toutes à devenir saint avec quelques pistes concrètes à vivre au jour le jour. « Dieu veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance » nous rappelle le pape qui nous propose donc un petit guide de la sainteté pour les nuls afin d’y parvenir.

Certaines des pistes concrètes que propose le pape François ont un sens particulier pour les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires : refuser la société de consommation, construire un monde radicalement différent, refuser la méritocratie, rester humble et ouvert aux autres…

Régulièrement, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous proposera une relecture de cette exhortation apostolique avec un regard venu d’en-bas, du milieu ouvrier et des quartiers populaires. Aujourd’hui, un chemin de sainteté qui n’est pas optionnel : l’accueil des migrants.

L’accueil des migrants : une priorité du chrétien

Dans un précédant article, nous vous parlions de la priorité donnée par le saint père aux plus petits. Parmi ces petits, le pape aborde longuement la situation des migrants. Et il commence par rappeler aux chrétiens que cette question n’est ni optionnelle, ni secondaire mais qu’elle est au cœur des priorités de l’Église : « On entend fréquemment que, face au relativisme et aux défaillances du monde actuel, la situation des migrants, par exemple, serait un problème mineur. Certains catholiques affirment que c’est un sujet secondaire à côté des questions “sérieuses” de la bioéthique. Qu’un homme politique préoccupé par ses succès dise une telle chose, on peut arriver à la comprendre ; mais pas un chrétien, à qui ne sied que l’attitude de se mettre à la place de ce frère qui risque sa vie pour donner un avenir à ses enfants ».

Depuis de nombreuses années, les militants de l’Action Catholique des Enfants, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et l’Action Catholique Ouvrière sont engagés pour l’accueil des migrants dans le diocèse de Lille. A Grande Synthe, à Steenvoorde, à Hazebrouck, à Armentières, à Lille, à Roubaix, à Haubourdin et dans de nombreux autres endroits, les acteurs de la Mission Ouvrière sont engagés auprès de ceux qui fuient la guerre et la misère.

Cette priorité de l’Eglise se vit dans diverses associations et aussi en Eglise ! Le 7 avril 2018, en partenariat avec le Secours Catholique et la Pastorale des Migrants, l’ACO a organisé une journée de relecture qui a réunie un cinquantaine de militants engagés auprès des migrants.

Une priorité historique

Cette priorité ne date pas d’hier : « Pouvons-nous reconnaître là précisément ce que Jésus-Christ nous demande quand il nous dit que nous l’accueillons lui-même dans chaque étranger (cf. Mt 25, 35) ? Saint Benoît l’avait accepté sans réserve et, bien que cela puisse “compliquer” la vie des moines, il a disposé que tous les hôtes qui se présenteraient au monastère, on les accueille comme le Christ en l’exprimant même par des gestes d’adoration, et que les pauvres et les pèlerins soient traités avec le plus grand soin et sollicitude ».

Une priorité dans les saintes écritures et un chemin de sainteté pour notre temps

Le pape nous rappelle que « L’Ancien Testament ordonne quelque chose de semblable quand il dit : « Tu ne molesteras pas l’étranger ni ne l’opprimeras, car vous-mêmes avez été étrangers dans le pays d’Égypte » (Ex 22, 20). « L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été des étrangers au pays d’Égypte » (Lv 19, 33-34). Par conséquent, il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager. Nous aussi, dans le contexte actuel, nous sommes appelés à parcourir le chemin de l’illumination spirituelle que nous indiquait le prophète Isaïe quand il s’interrogeait sur ce qui plaît à Dieu : « N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? Alors ta lumière éclatera comme l’aurore » (58, 7-8).

A bon entendeur !

La sainteté vue par le Pape François : toujours donner la priorité aux plus petits

La sainteté pour les nulsLe 19 mars 2018, le pape François a fait paraître une exhortation apostolique baptisée « Gaudete et exsultate » sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel. Ce n’est ni un traité philosophique sur la sainteté, ni une leçon de vie. C’est un appel à tous et à toutes à devenir saint avec quelques pistes concrètes à vivre au jour le jour. « Dieu veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance » nous rappelle le pape qui nous propose donc un petit guide de la sainteté pour les nuls afin d’y parvenir.

Certaines des pistes concrètes que propose le pape François ont un sens particulier pour les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires : refuser la société de consommation, construire un monde radicalement différent, refuser la méritocratie, rester humble et ouvert aux autres…

Régulièrement, la Mission Ouvrière du diocèse de Lille vous proposera une relecture de cette exhortation apostolique avec un regard venu d’en-bas, du milieu ouvrier et des quartiers populaires. Commençons par le plus important : la priorité donnée aux plus petits.

Riches en argent et en connaissances : c’est mal barré pour vous !

Le pape François commence par rappeler que la sainteté n’est pas que l’affaire de grands personnages de l’histoire, riches et puissants. Elle est aussi est surtout présente chez les plus petits. Il parle des « saints de la porte d’à côté ». Une sainteté simple accessible à tous. « Cette sainteté à laquelle le Seigneur t’appelle grandira par de petits gestes » comme un parent qui prend le temps d’écouter un enfant, un travailleur qui met du cœur à l’ouvrage au service de ses frères…

Cette simplicité du cœur, ce chemin vers la sainteté n’est pas facile. Il demande de faire une place à Dieu et au prochain dans son cœur et dans sa vie. Le pape reconnaît que c’est une chose difficile en particulier pour les riches : « Les richesses ne te garantissent rien. Qui plus est, quand le cœur se sent riche, il est tellement satisfait de lui-même qu’il n’y a plus de place pour la Parole de Dieu, pour aimer les frères ni pour jouir des choses les plus importantes de la vie. Il se prive ainsi de plus grands biens ».

Le pape ne parle pas que des richesses financières mais aussi de la mauvaise utilisation des richesses en connaissances et en relations sociales : « Il se produit fréquemment une dangereuse confusion : croire que parce que nous savons quelque chose ou que nous pouvons l’expliquer selon une certaine logique, nous sommes déjà saints, parfaits, meilleurs que la « masse ignorante ».

Les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires ont l’habitude d’entendre des gens riches et bien éduqués leur expliquer pourquoi il est bon, juste et raisonnable de fermer leur entreprise, de baisser leurs salaires, de leur faire faire des stages non rémunérés, de fermer des écoles ou des services publics… Et on leur rappelle gentiment que c’est normal s’ils ne comprennent pas car c’est un sujet compliqué.

Le pape François balaie ces raisonnements d’un revers de main et rappelle qu’avoir un bac +9 en politique ou en théologie ne rapproche ni de la vérité, ni de Dieu : « Grâce à Dieu, tout au long de l’histoire de l’Église, il a toujours été très clair que la perfection des personnes se mesure par leur degré de charité et non par la quantité des données et des connaissances qu’elles accumulent ».

Les plus petits : en pôle positon de la sainteté

Dans la grande compétition économique mondialisée, nos gouvernements ont trop souvent pointés du doigt les travailleurs humbles, les chômeurs, les précaires, les migrants, les pauvres, bref les petits comme étant les responsable de la crise. Ils ne sont pas assez compétitifs, pas assez formés, pas assez flexibles… Ils retardent les « premiers de cordée ». Et ceux qui les défendent (associations, syndicats…) sont des utopistes d’un autre temps. Face à cette idéologie le pape nous rappelle que ces plus petits, qui sont considérés comme des boulets par certains dirigeants, sont en pole position de la sainteté aux yeux de Dieu : « en chaque frère, spécialement le plus petit, fragile, sans défense et en celui qui est dans le besoin, se trouve présente l’image même de Dieu. En effet, avec cette humanité vulnérable considérée comme déchet, à la fin des temps, le Seigneur façonnera sa dernière œuvre d’art ».

Pas de sainteté sans la justice pour les plus petits

En reprenant les béatitudes, le pape clame « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté »! Ce combat pour la justice « commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsque l’on est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite, quand on recherche la justice pour les pauvres et les faibles ».

Ce combat pour la justice « implique une saine et permanente insatisfaction. Bien que soulager une seule personne justifierait déjà tous nos efforts, cela ne nous suffit pas. […] il ne s’agit pas seulement d’accomplir quelques bonnes œuvres mais de rechercher un changement social »

Car, comme l’a déjà dit le pape François aux participants à la rencontre « Économie de Communion » du 5 février 2017 : « On ne le dira jamais assez, le capitalisme continue à produire les « mis à l’écart » qu’ensuite il voudrait soigner. Le principal problème éthique du capitalisme est la création des mis à l’écart pour ensuite chercher à les cacher ou les soigner pour qu’on ne les voit plus ».

Dans l’Eglise : mettre les plus petits aux premières places

Mais ce chemin de sainteté n’est pas qu’un combat politique ou social, c’est aussi un combat personnel, spirituel et ecclésial. Le pape redit son attachement à ce que l’Église soit le lieu où les plus petits soient aux première places : « Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui : ‘‘Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur’’. Dans l’Église, sainte et composée de pécheurs, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour progresser vers la sainteté ».

L’Église de France a créée la Mission Ouvrière pour que les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires puissent découvrir et faire grandir leur foi dans un lieu d’Église où ils sont à la première place, où ils seront libre de trouver leur chemin vers la sainteté.

Ce défi, le pape le lance à toute l’Église. Et « défi » est bien le mot ! Quand on sait que seulement 1% des participants aux JMJ ont au moins un parent ouvrier ou au moins un parent au chômage et que dans le même temps plus de la moitié d’entre-eux sont des enfants de cadres supérieurs. On prend conscience de l’urgence pour l’Eglise a se lancer à la rencontre des périphéries. Pour le pape, ce sont des terrains difficiles mais prioritaires : « Nous avons besoin de l’impulsion de l’Esprit pour ne pas être paralysés par la peur et par le calcul, pour ne pas nous habituer à ne marcher que dans des périmètres sûrs. Souvenons-nous que ce qui est renfermé finit par sentir l’humidité et par nous rendre malades ».

Dieu est aux périphéries : rejoignez le !

Le pape François lance enfin cet appel vibrant aux chrétiens « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières. Il nous conduit là où l’humanité est la plus blessée et là où les êtres humains, sous l’apparence de la superficialité et du conformisme, continuent à chercher la réponse à la question du sens de la vie. Dieu n’a pas peur ! Il n’a pas peur ! Il va toujours au-delà de nos schémas et ne craint pas les périphéries. Lui-même s’est fait périphérie (cf. Ph 2, 6-8 ; Jn 1, 14). C’est pourquoi, si nous osons aller aux périphéries, nous l’y trouverons, il y sera. Jésus nous devance dans le cœur de ce frère, dans sa chair blessée, dans sa vie opprimée, dans son âme obscurcie. Il y est déjà ».

L’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel offre de nombreuses pistes pour cheminer vers une vie plus heureuse et plus sainte. Et la place première des plus petits y a une grande place. Laissons nous convertir par cet appel !

Le CCFD accueille une partenaire des Philippines à Lille : venez la rencontrer !

Depuis 55 ans, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD Terre Solidaire) lutte durablement contre la faim en s’attaquant à ses causes, des plus locales aux plus globales.

Fondée par des mouvements d’Eglise dont ceux de la Mission Ouvrière (ACO, JOC, ACE…), le CCFD agit principalement en soutenant des projets de développement dans 66 pays du Sud et de l’Est. Ces projets couvrent un large spectre : agriculture familiale, agroécologie, banque de semences, mutuelles de solidarité, économie solidaire, appui à la structuration des sociétés civiles… Ils sont entièrement créés, mis en œuvre et menés par des partenaires locaux.

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Amabella Carumba

Cette année, le CCFD du diocèse de Lille a la joie d’accueillir un de ses partenaires : le Mouvement pour la Paix du Peuple de Mindanao aux Philippines qui sera représenté par sa vice-présidente Amabella Carumba. Cette ONG locale œuvre au rapprochement entre les communautés de Mindanao. Elle alerte sur la non reconnaissance des populations indigènes dans la nouvelle région autonome de Bangsamoro.

Le CCFD du diocèse de Lille invite toutes les personnes intéressées à venir rencontrer Amabella Carumba et à entendre son témoignage sur la situation de son pays et l’action menée par son organisation en faveur du développement local. Cette soirée aura lieu le lundi 19 mars 2018 de 19h à 21h à la maison de l’apostolat des laics de Lille (39, rue de la monnaie à Lille).

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Vidéo du CCFD présentant la situation des des populations indigènes Lumad à Mindanao

 

Protection sociale : participez à la grande enquête !

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Une grande enquête sur la protection sociale

Le Secours Catholique a décidé en novembre 2014, suite à la publication de son rapport statistique annuel sur l’état de la pauvreté, de lancer une démarche participative et citoyenne autour de la protection sociale. Il a créé le collectif pour une protection sociale solidaire avec la Fédération des Centres sociaux et socio-culturels, le Réseau National des Accorderies et l’association Aequitaz.

Ce projet vise à mettre dans le débat public des idées sur lesquelles pourrait se refonder notre système de protection sociale pour le rendre plus solidaire encore, moins dur avec les plus fragiles, reconnaissant d’autres formes de contributions à la vie que les cotisations sociales. Quand certains aimeraient le placer dans une logique marchande, nous souhaitons le rendre plus juste, plus solidaires, prenant mieux encore les aléas de la vie d’aujourd’hui.

Le Secours Catholique, en lien avec ses partenaires du Collectif pour une protection sociale solidaire a lancé une grande enquête pour recueillir les expériences que nous vivons tous en lien avec la protection sociale et pour permettre, dans la seconde partie de l’enquête de recueillir votre avis sur quelques propositions.

Tous mobilisés !

La protection sociale est à la fois un droit fondamental, une grande conquête du mouvement ouvrier et une exigence de la doctrine sociale de l’Eglise. La Mission Ouvrière du diocèse de Lille s’associe donc à cette grande démarche d’enquête et invite chacun à participer et à diffuser cette enquête.

Elle est accessible par internet à l’adresse suivante : https://enqueteprotectionsociale.org/pages/en-quete-d-une-protection-sociale-plus-juste

Elle comprend deux parties, l’une ayant tait à votre propre expérience de la protection sociale et à la manière dont vous avez pu, facilement ou plus difficilement faire valoir vos droits. L’autre vous proposant de valider ou d’invalider un certain nombre de proposition.

Aborder les questions de protection sociale à partir de sa propre expérience de vie et en donnant son avis ; cela vous tente ? Sortir du sempiternel débat sur le trou de la sécu vous semble pertinent ? Alors, allez-y. Remplissez et diffusez l’enquête autour de vous.

Deux lillois rencontrent le pape François avec la Diaconie de la Beauté

Olivier et Brigitte, deux chrétiens lillois très engagé dans le collectif Frat’Eveil du diocèse de Lille, en Mission Ouvrière et à l’association Magdala, ont eu la chance de rencontrer le Pape François samedi 24 février 2018 à Rome dans le cadre d’une rencontre organisée par la Diaconie de la Beauté.

Une belle aventure dont ils seront heureux de vous témoigner lors de la prochaine assemblée générale du collectif Frat Eveil qui aura lieu le 11 juin 2018 à Lille !

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Le collectif « Lille de nos rêves » invite les lillois a repenser le logement et la vie de quartier

« Un toit, c’est un droit ! » Le slogan est bien connu pourtant il y a encore tellement de personnes à la rue. Encore beaucoup de familles vivent dans des logements trop petits ou insalubres. A Lille comme ailleurs, le logement est une vraie difficulté pour les personnes du milieu ouvrier.

Une difficulté qui va plus loin qu’une question d’offre et de demande de logement car un logement, c’est aussi un quartier, une ville avec leurs réputations, leurs habitants, leurs réseaux et leurs services.

Le collectif « Lille de nos rêves » invite tous les lillois a parler de tout cela le samedi 21 avril 2018 de 9h00 à 17h00 au local Magdala (3, rue de Colmar à Lille). Une journée pour dénoncer ce qui ne va pas mais aussi imaginer une ville meilleure, un quartier idéal, un logement décent.

Le collectif « Lille de nos rêves » regroupe des associations qui agissent avec les personnes en précarité et les travailleurs à bas salaires. Ensemble ces associations cherchent à entrer avec eux dans une démarche citoyenne. Le collectif est actuellement composé de : Magdala, la délégation lilloise du secours catholique, la Mission Ouvrière de Lille, la Maison du 60, avec le soutien de la Chaire Jean Rodhain.

Venez nombreux !

Lille de nos rêves invitation